Je ne reconnais plus personne en Harley Davidson

Ce qui éclot aujourd’hui n’est pas forcément ce qui naîtra demain.

Dans un monde où tout change, s’accélère voire dégénère, il est important de garder à l’esprit que rien n’est certain, rien « né figé. »

Les choses naissent et évoluent, le temps change et les éléments s’acclimatent, se métamorphosent, transmutent. Ainsi va le cours des choses.

Au commencement de toute vie, il y a un germe, une cellule vivante, une impulsion.

Dans la nature, une graine dort, minuscule, silencieuse, mais déjà pleine d’intentions.

Premier acte : le cotylédon éclot — une petite feuille sort de terre, le limbe commence à circuler et la feuille s’élance vers la lumière.
• Puis la jeune pousse se hisse, fragile mais intrépide.
• Bientôt, l’arbre se forme, grandit : branches, feuilles, écorce — il devient refuge d’oiseaux, cachette de petits animaux, source d’ombre et promesse d’abondance.
• Puis vient le fruit : un aliment pour l’homme, les animaux, les insectes.

Cette graine, née d’un amour subtil entre la terre et le soleil, finit par nourrir, soigner, donner.
Bien des arbres perdent leurs feuilles en hiver : est-ce une offrande, un engrais naturel rendu à la terre ?

Et parmi ces plantes, il en est qui recèlent des secrets puissants :
une plante médicinale, par ses principes actifs, peut être transformée en médicament —
un remède qui sauve une vie, apaise une douleur, redonne ou maintient l’équilibre.

L’eau, qui recouvre environ 70 % de la Terre, ne se fixe jamais de manière définitive et évolue.

Sous l’effet du froid, l’eau devient :

Glaçon, presque impossible à maintenir. Un froid douloureux qui fige, met à l’arrêt et impose le silence. Sur le sol, il devient gel et provoque bien des chutes.
Flocon de neige, qui danse l’hiver. Il semble poétique, malléable, par ses formes géométriques éphémères. Mais attention, une nouvelle fois, à sa froideur : nous pourrions bien tomber de haut.

Et lorsque la chaleur revient :

• Tout fond sous les rayons du soleil, un peu comme chaque parent lorsqu’il voit son enfant pour la première fois.
• Tous aux abris, voilà la pluie. Les larmes du ciel qui nourrissent, rafraîchissent, lavent et font pousser bien des arbres.
• Chaleur, chaleur, voici la vapeur. L’eau qui se condense et monte de manière invisible, mais pourtant sous nos yeux, vers le ciel, par le biais de nuages qui ne font que passer.

L’eau change, évolue, se meurt et revient sur Terre.

Quelle couleur donneriez-vous à l’amour ?

• Au début : l’amour est souvent tout rose, comme la jolie fleur qui en est le symbole.
• S’il est blessé, nié, trahi, il peut devenir rancœur ; il se transforme en colère, rouge est sa couleur.
• Dans la tristesse, le temps ralentit et la météo de notre cœur, parfois aigri, devient grise comme un ciel bas et le moral dans les chaussettes.
• Et un jour prochain, le cœur se panse et notre ciel redevient bleu.

L’amour peut briser le cœur et nous faire casser des vases.
Mais l’erreur n’est-elle pas de vivre une vie sans amour ?

Tout ce qui est vivant donne, se transforme et se transforme encore.

Imaginons une prairie :

  1. L’herbe vert tendre pousse sous le soleil
  2. Une vache la broute — elle transforme, dans son corps, l’herbe en lait
  3. Ce lait nourrit un veau, apporte force et chaleur
  4. Les déjections de la vache retournent à la terre — matière riche, vivante
  5. Bientôt, ce qui était résidu devient compost — un terreau fertile qui nourrit de nouvelles graines
  6. Ainsi, l’herbe, le lait, les fleurs, les animaux entrent dans un cycle où rien ne se perd, tout se transforme.

C’est l’essence du recyclage :
ce qui fut vivant devient sol, puis vie à nouveau.
Et cela peut aussi s’appliquer aux objets usagés qui peuvent être réparés ou transformés pour dispenser un nouvel usage.

La peur est une vibration profonde et difficile qui attire l’attention :

• Elle peut immobiliser
• Inciter à la panique
• Engendrer la prise de mauvaises décisions
• Séparer.

Mais une fois regardée, comprise, transformée, la peur ouvre vers de nouvelles solutions :

✔ clarté
✔ prudence constructive et apprentissage
✔ force de solution
✔ amour.

La peur révèle. Elle révèle les failles et nous met face au pied du mur.

Dans les contes, la nature profonde des choses se révèle à travers des transformations éclatantes :

Shrek et sa compagne — au-delà des apparences se révèle une tendresse sincère.
Cendrillon — de haillons en robe de lumière, du rejet au triomphe, elle devient une femme magnifique.
Le crapaud qui devient prince — la beauté cachée révélée.
La Belle et la Bête — l’homme bestial se mue en prince charmant lorsque l’amour lui ouvre le cœur.

La beauté n’est pas qu’un joli visage.
Elle vient souvent du cœur, après avoir plongé dans un puits.
Connaissez-vous le puits enchanté de Grimm ?

Bien des formes de vie passent par des étapes :

  1. Graine / germe / œuf : la naissance et le potentiel des choses
  2. Croissance : l’enfance, les périodes apprentissages, les mises en mouvement et les adaptations
  3. Pleine maturité : les prises de conscience, la prise en main des choses
  4. Dissolution / transformation : les remises en question, les ajustements et la libération
  5. Envol : les choses sont acquises et de nouveaux horizons attendent.

Tout peut commencer par la chute d’une poire tombée au sol trop vite, trop mûre.
Un papillon de nuit discret, qui passait par là, y pond sur la peau.
Au fil du temps, l’œuf se développe en larve, la larve en chrysalide, et la chrysalide en papillon.

Si l’herbe venait à disparaître,
si le lait ne nourrissait plus,
si les fleurs se fanaient,
que deviendrait le vivant ?

Rien ne vit isolément :
chaque tige, chaque goutte d’eau, chaque araignée, chaque souffle d’amour participe à la grande toile de la vie.

Comme le dit un vieux proverbe amérindien :

« Quand l’homme aura coupé le dernier arbre, quand il aura empoisonné le dernier ruisseau, quand il aura pêché le dernier poisson, il se rendra compte que l’argent ne se mange pas. »

❀ Un proverbe qui invite à méditer sous un arbre pour que, un jour, les enfants des générations futures puissent continuer à savourer les fruits et, à leur tour, semer de petites graines.