Ouvre moi la porte

Texte intégral : Aiyana Catori

Un soir, alors qu’il s’apprêtait à saluer, dans la gratitude, le soleil couchant, un chef de village amérindien reçut la visite de sa petite-fille, alors âgée de huit ans. C’était un soir de pleine lune et les femmes de la tribu s’étaient toutes retirées pour un moment de partage, dans la quiétude, au sein d’une lodge de pleine lune.

La petite fille entra, la mine préoccupée, dans le wigwam (habitation des Amérindiens semi-nomades) de son grand-père. Sans même parler, le grand-père sentit le tourment de l’enfant dans son dos. D’un regard de compassion, il lui demanda de s’asseoir à même le sol. La petite fille s’exécuta dans le silence.
L’enfant observa avec intérêt la fumée qui émanait du breuvage médicinal de son grand-père.

Après quelques instants, lorsque l’enfant fut revenue du pays des rêves, le grand-père posa ses mots dans ce havre de paix où rien ne semblait pouvoir troubler l’harmonie :

— Que se passe-t-il, Winona ?

Winona baissant les yeux sur le sol terreux et répondit les bras croisés :
— Avant qu’elle ne parte pour la lodge de pleine lune, j’ai croisé Magena. Elle m’a dit avec un petit sourire que je parlais trop et que je n’étais pas une petite fille sage.

Le grand-père but son breuvage médicinal à petites gorgées avant de répondre sur un ton cajoleur :

— Cela me rappelle une histoire. Un pan de mon histoire que j’ai vécu, alors que je m’apprêtais à devenir chef de village. Souhaites-tu que je te la raconte ?

Un sourire, venu du fond du cœur, se dessina sur les lèvres de Winona lorsqu’elle répondit :
— Oui.

Le grand-père porta son regard un instant vers le sommet du wigwam, comme pour observer le ciel, puis il se mit à narrer :

« Je suis le fils d’un chef de village. Ma destinée était de devenir chef de village. Alors que je m’inquiétais de l’importance de cette responsabilité, de la possibilité de m’engager un jour sur un chemin tortueux, je demandai à mon père : « Qu’est-ce que la sagesse ? »

Mon père ne répondit pas à ma question. Dès le lendemain, il organisa un conseil de village, qu’il nomma pour la première fois un conseil de sagesse. À midi, ce jour-là, tous les hommes du village s’installèrent en cercle autour de mon père et de moi. J’observais en silence les plumes des guerriers, lorsque mon père posa la question du jour : « Qu’est-ce que la sagesse ? »

Chacun leur tour, les hommes firent circuler le bâton de parole et s’exprimèrent ainsi, en laissant des pauses entre chaque phrase et en écoutant le silence. Le sujet fut considéré avec beaucoup de sérieux. Le conseil a duré quatre jours. Voici les réponses qu’ils apportèrent.

— La sagesse est inatteignable.
— C’est savoir que c’est une possibilité parmi tant d’autres.
— C’est savoir qu’il existe plusieurs chemins pour y parvenir.
— C’est la qualité des chemins empruntés qui déterminera l’arrivée.
— C’est se taire même lorsque l’on sait.
— C’est savoir que cela ne sera pas facile tous les jours, et tenter l’aventure.
— C’est admettre qu’il existe plusieurs vérités.
— C’est rester humble quoi qu’il arrive.
— C’est trouver les réponses dans la nature.
— C’est descendre dans son cœur.
— C’est savoir que les choses ne plairont pas à tout le monde, et décider tout de même pour maintenir la paix.

Au fil de ces mots, j’observai que quelques hommes se désengagèrent du cercle, mais l’harmonie continuait de circuler.

— C’est trouver les réponses dans le ciel, dit un homme avec une belle plume blanche plantée à l’arrière de son crâne.
— C’est trouver les réponses en toutes choses.
— C’est trouver la réponse en soi.
— C’est se relever après un échec.
— C’est respecter les valeurs de chacun.
— C’est écouter le silence.
— C’est écouter le point de vue sacré de chacun.
— C’est écouter ses propres paroles pour savoir les remettre en question.
— C’est l’infiniment petit dans l’infiniment grand.
— C’est traverser son ombre.
— C’est affronter sa colère.
— C’est la force de l’âge.
— C’est parler pour dire l’essentiel.
— Cela ne s’explique pas, cela se vit pas à pas.
— C’est l’équilibre entre l’ombre et la lumière.
— C’est savoir que le présent est un cadeau.
— C’est observer le vivant.
— C’est aimer sans s’oublier.
— C’est savoir que l’on ne sait rien.
— C’est préférer se taire plutôt que de convaincre.
— C’est voir l’extraordinaire dans l’ordinaire.
— C’est admettre que sans les éléments de la nature et le vivant, nous ne serions rien.
— C’est marcher dans la vérité.
— C’est marcher sur un chemin de beauté.
— C’est vivre dans la gratitude de son simple souffle.
— Il est inutile d’en parler, elle s’acquiert avec l’âge.
— C’est tirer des enseignements des leçons de vie.
— C’est savoir que les épreuves font partie du chemin.

J’ai très certainement oublié la moitié des réponses, le temps passe si vite, mon enfant. »

Il prit alors le temps d’observer Winona, ses tresses noires, ses joues rouges, sa petite bouche d’enfant, ses grands yeux marron. Déjà, son visage aux contours délicats se transformait, accueillant à nouveau la joie et l’innocence de son âge.

Les yeux de Winona croisèrent le regard attendri de son grand-père et elle dit :
— Rien ne sert d’y penser. Après tout, peut-être que je suis trop jeune pour cela. Ce n’est pas facile mais je pense qu’un jour je vais tout de même essayer.

Puis, tel un jaguar bondissant sur ses pattes, elle sourit et sortit en chantonnant un chant amérindien.

Le grand père remercia le soleil pour cette belle journée qui s’en allait déjà et la nuit qui arrivait.

Texte intégral : Aiyana Catori

La sagesse

Il paraît que la sagesse vient avec l’âge. Loin d’être innée, il n’estpas toujours simple et facile d’y parvenir. Il sera nécessaire de déverrouiller bien des portes et de faire preuve d’engagement personnel, de discipline pour acquérir ce qui peut s’apparenter à une philosophie de vie. C’est pourquoi, je vous présente ici les accords toltèques.

Il s’agit d’hommes et de femmes de connaissances ancestrales qui vivaient au Sud du Mexique, il y a fort, fort longtemps.
À cette époque, les naguals, c’est-à-dire les maîtres spirituels, et leurs élèves se rencontraient à Teotihuacan.

Au fil du temps, les Toltèques ont été contraints de protéger leurs cultures et leurs savoirs qui, semble-t-il, étaient transmis de génération en génération de manière oralisée.
À ce jour, leurs enseignements survivent par les biais des « accords Toltèques ».

Chaque mot est porteur d’une vibration. Chaque parole est l’issue d’une pensée et génère une réaction :
• au niveau de votre mental. Les mots positifs attirent le positif et vice-versa
• mais aussi sur le mental d’autrui. En parlant, nous pouvons blesser les gens (consciemment ou inconsciemment) et nous pouvons les inquiéter à propos de leur état de santé, de l’avenir, etc.

Dans la sagesse toltèque, la parole est créatrice. Les paroles peuvent être porteuses de médecine ou porteuse de poison.

Prendre le temps d’écouter vos paroles et celles des autres vous en dira plus sur le monde intérieur de chacun.

Pour illustrer cet accord, je vous donne un exemple de situation malencontreuse qui s’est déroulée il y a quelques jours. Une amie arrivait chez moi, impatiente, j’allais l’accueillir dans la rue où des ouvriers terminaient leur journée de travail et rangeaient leur outillage sur la voie publique.
Après m’avoir saluée, l’élagueur jetait de temps en temps des regards dans ma direction.
À un moment donné, je m’amusais d’une pitrerie que mon amie m’adressait tout en se rapprochant de moi. Quelques instants plus tard, ce fut la boulette.
L’ouvrier n’avait pas vu mon amie et en avait fait une affaire personnelle : mon rire l’avait offusqué. Il me mitrailla du regard !

Un exemple qui prouve que notre conditionnement nous détourne de la vérité.

Chaque personne ou situation que nous rencontrons dans nos interactions est le miroir de l’univers de l’autre avec ses hauts et ses bas.
Ce que nous nommons lunatique ou indifférence est le reflet du monde intérieur de l’autre.

Les toltèques appelaient cela la mitoté ou le brouhaha mental. Il s’agit des bavardages incessants du mental qui nous amènent sur des chemins de traverse et nous poussent à effectuer de nombreuses suppositions.

À terme, cela peut éroder les relations et nous blesser.

Chaque jour est différent. Alors l’essentiel est de :

• gérer les situations le mieux que possible en restant engagé et en lâchant prise sur le résultat,
• faire en fonction de son énergie corporelle et mentale du moment, en restant impliqué et bienveillant avec soi,
• ne pas se juger. Il y a des jours avec et des jours sans.

C’est la régularité des efforts et la bienveillance qui mènent à l’aboutissement des situations et des projets. Chaque pas compte pour cheminer vers la paix intérieure.

Non seulement il ancre les quatre premiers accords, mais il permet d’approcher le moyen de trouver sa place juste.

Volontairement, je n’en dis pas plus à ce sujet pour laisser la place primordiale du libre arbitre et vous inviter à écouter votre intuition et votre curiosité.

🌺 Pour aller plus loin sur ce sujet, il existe des livres qui ont été écrits par Don Miguel Ruiz : Les quatre accords Toltèques, Le cinquième accord Toltèque (ce dernier a fait l’objet d’un livre séparé).
Et pour poursuivre, si vous aimez lire et que les deux premiers livres ci-dessus vous ont plu, je ne peux que vous conseiller de lire La maîtrise de l’amour : apprendre l’art des relations, toujours du même auteur.

Quoi qu’il arrive au cours de votre journée, c’est à vous de jouer !

Terre

Il est question ici de la sagesse ancestrale des peuples d’Amérique pour cultiver la terre en prenant soin du sol et des cycles, et en préparant l’arrivée des saisons plus froides où la nature se repose.


Les peuples autochtones d’Amérique portent une vision ancienne : la Terre n’est pas une ressource, c’est un être vivant, une mère nourricière à qui l’on rend ce que l’on prend. Leurs pratiques agricoles, spirituelles et communautaires reposent sur l’observation, le respect et l’équilibre.
Dans la plupart des nations d’Amérique, la Terre est appelée Mother Earth ou Pachamama.

La Terre nourricière : une relation sacrée
Dans leur vision des choses, la Terre et la terre sont des êtres vivants qui peuvent s’épuiser. Le proverbe « La terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent » ancre leur philosophie de vie.

Voici des principes fondamentaux transmis de génération en génération :
Tout est vivant : les plantes, les pierres, les rivières.
• Toute action doit être pensée sur sept générations.
• On remercie avant (lors de la semence), pendant et après chaque récolte.


Avant de planter, on offre :
• du tabac,
• de la farine de maïs, du maïs,
• des fleurs,
• ou une prière.

Des actions et gestes qui rappellent que la Terre donne, mais qu’elle mérite gratitude et soin.


Les Trois Sœurs, un mariage de trois graines de maïs, haricot et courge, et l’alliage d’une culture en « tipi ».
Dans un premier temps, la graine de maïs absorbe rapidement l’eau et bientôt sa mince tige sort du sol. Puis la tigelle du haricot apparaît à son tour. La liane duveteuse du haricot vient s’enrouler autour du maïs au moment où la citrouille émerge du sol (car les courges ne se précipitent pas même si elles courent sur la terre). Les cotylédons (les feuilles primordiales) des haricots forment une réserve de protéines, lipides et sucres, et le moment venu, le maïs sécrète une hormone pour attirer les abeilles qui assurent la pollinisation.

Pourquoi elles fonctionnent ensemble ?
• Le maïs forme une tige solide qui sert de tuteur naturel et attire les abeilles en sécrétant une hormone.
• Le haricot enrichit le sol en azote grâce à ses racines et forme une réserve de protéines, lipides et sucres.
• La courge couvre le sol, garde l’humidité et empêche les herbes envahissantes.

Cette association crée un écosystème autosuffisant où chaque plante soutient les autres.


Les peuples amazoniens cultivaient des jardins mêlant :
• arbres fruitiers,
• plantes médicinales,
• légumes ou fleurs comme répulsifs naturels,
• légumes sauvages.

De ce fait, la terre restait fertile et saine.


Les Nations du Nord utilisaient des buttes de terre enrichies.
Elles permettaient :
• le drainage naturel,
• la conservation de la chaleur,
• une meilleure aération du sol,
• la protection contre les ruissellements.

Ces techniques astucieuses luttaient activement contre les petites inondations tout en s’accommodant de la météo.


Les peuples autochtones ne « planifiaient » pas. Bien au contraire, ils observaient la nature :
• la migration des animaux,
• les cycles lunaires,
• la position du soleil,
• les indices envoyés par les plantes.

Ces signaux déterminaient le moment idéal pour semer, récolter, fêter la moisson ou laisser le sol au repos.


Les peuples d’Amérique savaient que retourner la terre la blesse.
Ils pratiquaient :
• un grattage léger,
• l’ajout de matières organiques,
• des couches de feuilles, d’écorces et de débris végétaux.

Cette méthode préserve :
• les micro-organismes,
• les vers,
• l’équilibre de l’humus,
• la structure du sol.

Une vision inspirante pour l’écosystème.


Dans plusieurs nations, le feu est un allié sacré.
Pas un feu destructeur, mais un feu doux, contrôlé, nourri par une intention de sauvegarde.

Ses buts :
• stimuler la germination,
• limiter les maladies,
• enrichir la terre en minéraux (notamment la terra preta, appelée la terre noire des anciens, peut-être un composant que nous redécouvrons aujourd’hui : le biochar),
• réduire le risque de mégafeux.

Ce geste s’accompagnait toujours d’une prière ou d’un chant pour honorer la terre.


Les savoirs autochtones nous invitent à :
ralentir,
observer,
écouter,
• respecter les cycles naturels tout en nous y connectant.

Ils montrent qu’une agriculture équilibrée repose sur la coopération et non l’exploitation.

🌺 Une terre respectée est une terre florissante qui nourrit tout le monde. Une Terre angoissée tremble comme tout un chacun.


Pour poursuivre cette pensée, je vous invite à lire : https://www.aiyanacatori.fr/la-fievre/

Namasté

Je vous invite à un voyage. C’est parti, je vous emmène en Inde, le pays du yoga par excellence. La poignée de main entre deux personnes pour se saluer n’existe pas. Elle est remplacée par les deux mains respectives de chaque personne qui se joignent à la verticale en position de gassho au niveau du cœur. Et le mot bonjour est remplacé par « Namasté ».

Namasté, une porte vers l’Inde et l’humilité

Au premier abord, tout laisse à penser qu’il s’agit d’une formule de politesse ancrée dans les mœurs en Inde. Mais il s’avère que son origine sanskrite et son sens profond signifie : « Je salue le divin qui est en toi ».

Au-delà des apparences, cette expression devient une invitation spirituelle pour cheminer dans l’humilité, l’ouverture du cœur, la présence à l’autre et la gratitude.

À cette occasion, je vous partage un extrait des paroles inspirantes de la chanson « Namasté » interprétée par Yannick Noah :

« Merci au temps qui s’étire
Lui qui sait tant nous guérir
Qu’à la fin, on peut sourire
Aux peines passées

Merci au vent, à la pluie
À tous les orages aussi
Ceux qui ont fait qu’aujourd’hui
On est ce qu’on est

Merci enfin à la Terre
Qui nous porte comme la mère
Porte l’enfant
Que cet amour nous imprègne
Pour toujours sous le soleil
Exactement. »

Il est d’usage que chaque yogi débute et termine une séance de yoga en effectuant un Namasté. Plus qu’une technique de maintien de la forme, c’est une pratique spirituelle à vivre en conscience pour se (re)connecter à son corps, son âme et son esprit.

Les différents types de yoga

Voici quelques pratiques de yoga répandues :

Vinyasa Yoga – pratique fluide où les mouvements s’enchaînent sur le souffle.
Yin Yoga – postures tenues longtemps pour étirer les tissus profonds.
Kundalini Yoga – mouvements, respiration, chants et méditations pour activer l’énergie vitale.
Nidra Yoga – yoga du sommeil conscient, entre veille et rêve.
Jivamukti Yoga – combinaison de philosophie, musique et pratique posturale dynamique.
• Etc.

Mon préféré est le Hatha Yoga. Dans cette pratique, nous nous connectons à notre souffle en inspirant et expirant par le nez et en pratiquant des postures de yoga (dites asanas) ou par le biais de méditation, ou de mudras.

La respiration nous centre dans notre cœur. Se connecter à son souffle en conscience permet de se recentrer pour gérer les émotions : dans un embouteillage, après une dispute, un moment de stress et lors des périodes difficiles.

Le sens de Prāṇāyāma

Un mot qui vient du sanskrit :

prāṇa : l’énergie vitale, le souffle de vie, ce qui anime chaque être
āyāma : expansion, régulation, maîtrise, allongement

Prāṇāyāma signifie donc :
« l’expansion ou la régulation du souffle de vie. »

Pranayama est donc l’art de bien respirer pour se transformer et prendre soin de son énergie vitale.

L’équilibre permet un bon maintien du corps, mais pas seulement. En yoga, beaucoup de mouvements fonctionnent par opposition pour harmoniser le côté gauche et le côté droit du corps (le cerveau droit et le cerveau gauche, l’actif et le réceptif de chacun).

Trouver la bonne posture devient essentiel : une posture juste pour soi et juste pour les autres — pas trop ferme, pas trop molle.

Un juste milieu dans le respect de soi et la bienveillance envers autrui.

Parce que ce n’est pas facile tous les jours. Parce que nous sommes envahis par des raz-de-marée de pensées et d’émotions.
Une amitié qui s’étiole, un projet investi corps et âme qui ne décolle pas, notre ego qui se froisse devant un résultat insuffisant… et nous voilà chamboulés.

Pratiquer le détachement nous aide à mieux gérer ces émotions. J’aime la métaphore de la vague qui vient et se retire au gré du vent.
En se détachant des événements, nous apprenons à accueillir et observer les vagues émotionnelles qui vont et reviennent.

Des retards, des échecs peuvent parsemer notre chemin. C’est aussi se rappeler que tout vient à point à qui sait attendre activement et cultive la persévérance.

Le détachement, c’est prendre conscience et accueillir l’idée que nous avons beau faire de notre mieux, nous n’avons pas forcément la main sur le résultat.

J’exprime ici ma gratitude à une femme qui inspire la sagesse. Elle a un jour partagé cette méditation que vous pouvez réaliser, seule, en famille ou en groupe :

• S’asseoir sur un zafu ou un endroit stable et confortable à même le sol où vous vous sentirez en sécurité : pourquoi pas dans l’herbe si la saison et la météo le permettent.
• S’installer en position du lotus ou en tailleur en prenant appui sur les ischions et en redressant le dos.
• Positionner les paumes des mains vers le ciel pour accueillir l’énergie.
• À chaque inspiration par le nez, répéter mentalement : « j’accueille ce qui est ».
• À chaque expiration (si possible par le nez), répéter mentalement : « Et je me détache de ce que je ne peux pas changer ».
• Répéter ces deux phrases au minimum cinq minutes tout en vous connectant à vos inspirations et expirations.

🌺 Bien plus qu’un mot : un chemin vers soi, vers les autres et vers une énergie de paix intérieure.

Namasté !

On ne change pas

Il est question ici d’explorer notre histoire intérieure. Celle qui façonne notre vie et nous l’opportunité d’explorer les possibilités de l’épigénétique.

L’épigénétique étudie tout ce qui modifie l’expression de nos gènes sans changer notre ADN. L’épigénétique fascine, intrigue, questionne. Les chercheurs parlent de marques épigénétiques, comparables à de petites annotations sur le manuscrit de notre ADN.

L’épigénèse nous offre donc la possibilité d’observer s’il est possible de modifier nos cellules, nos neurones et notre santé cellulaire.

Platon disait déjà à son époque :
« Chacun, parce qu’il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie, c’est-à-dire de sa destinée. »

Aujourd’hui, certaines études montrent qu’il serait possible d’influencer nos télomères (les extrémités protectrices des chromosomes) grâce à notre mode de vie.

Comme la vie est faite de choix et de décisions, il existe plusieurs moyens d’y accéder :

En modifiant son microbiote présent dans la flore intestinale, on influence l’humeur, l’inflammation et l’équilibre global de l’organisme.
À terme, celui-ci se rééquilibre et améliore indirectement la santé des télomères.

Cela passe par une remise en question de nos habitudes alimentaires.
Nous sommes co-créateurs de notre expression biologique.

Moins connu mais essentiel, le microbiote nasal protège des maladies respiratoires, des allergies et régule une partie de la réponse immunitaire.

Veiller à la qualité de l’air, passer du temps dans la nature et respirer un air moins pollué soutiennent son équilibre.
Celui-ci joue un rôle important dans la prévention des maladies respiratoires.

Le mouvement — marche, sport, danse, yoga — active des gènes responsables de la longévité et soutient la santé cellulaire.

Les hyperactifs gagnent à intégrer des moments de pause.
La méditation, la cohérence cardiaque, le souffle modifient la chimie interne et apaisent le stress.
Rappel : la nature est un allié.

Le yoga du rire, la joie, l’amour, la créativité, la gratitude…
Toutes ces émotions positives modifient la biologie intérieure et soutiennent un terrain favorable à la santé.

Mais attention, selon Jim Rohn, « vous êtes la moyenne des cinq personnes avec qui vous passez le plus de temps. »

Voici une question qui peut être pertinente à se poser avant d’être en disharmonie :
Mes relations et mon cercle amical sont-ils bienveillants ?

La pensée positive ne nie rien. Il est important de rester lucide.
Elle change la vibration intérieure et réorganise les réseaux neuronaux.
La plasticité cérébrale est réelle : le cerveau se transforme en permanence.

Apprendre, explorer, mémoriser, sortir de sa zone de confort : tout cela active des gènes liés à la croissance neuronale.

Toutes ces actions et choix répétés contribuent activement à changer les prédispositions génétiques.

Einstein disait :
« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! »

🌸 Les émotions positives, la créativité, l’amour, la gratitude… modifient la chimie de notre être.
Cela n’impacte pas seulement le mental : le corps suit.

Et un jour, les gens vous diront peut-être :
« Avec le temps, vous ne changez pas ! Comment faites-vous pour rester jeune ? »

Joyeux non-anniversaire !

Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) disait :
« Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps. »

À bien y réfléchir, le temps est un trésor précieux. Chaque instant est unique et ne revient jamais.

Alors pas de temps à perdre !

C’est pourquoi, il semble important d’apprendre à bien le gérer et à ne pas le dilapider.

Dans notre société actuelle, les cheveux sont mal vus. Ils sont perçus comme un signe de jeunesse qui s’éloigne, une source d’inquiétude voire à l’extrême une enfreinte à la beauté.

Alors que le blanc dans les cheveux nous relie aux racines de notre arbre généalogique et est un symbole de l’arrivée de la sagesse.

Dans le monde moderne, il est courant de cacher les racines capillaires avec une coloration qui redonne de l’éclat aux cheveux et rajeunit physiquement. Nos aïeux utilisaient déjà du henné dans le meilleur des cas. Parfois ils étaient disons plus inventifs sans se soucier des conséquences sur leur santé.

Pensez à immortaliser cet instant avec une photographie pour l’album de famille. Cela semble anodin mais soyez assuré que, d’ici quelques décennies, quelqu’un découvrira cette photographie avec émerveillement. Et cela lui parlera d’un pan de son histoire familiale.

Et comme il est important de célébrer la vie et les bonnes nouvelles, il est opportun de le fêter comme vous le souhaitez : à votre rythme, en respectant votre nature, seul mais c’est tout de même plus gai en chanson ou en petit ou grand comité.

Pour l’anecdote, tout le monde connait le refrain de la plus célèbre des chansons « Joyeux anniversaire ». Elle a été écrite en 1893, par les sœurs Mildred et Patty Hill. Il y a fort à parier qu’elles n’imaginaient pas que ce chant ne prendrait pas une ride au fil des ans.

Alors joyeux anniversaire et à votre santé !

L’expression « joyeux anniversaire » s’est répandue en français à partir du XIXᵉ siècle. Au préalable, nos ancêtres fêtaient plutôt :

  • La fête du saint (la fête du prénom)
  • Des événements de vie importants (baptême, mariage, naissance…)

Avant cela, le terme adéquat était « le jour de naissance » et le rituel du gâteau d’anniversaire n’existait pas.

Vous avez peut-être déjà lu quelque part qu’il n’est pas conseillé de souffler sur une flamme ou qu’il est préférable d’éteindre les bougies avec un éteignoir. Cette idée me laisse perplexe, surtout lorsque je pense aux gâteaux d’anniversaire couverts de bougies allumées que soufflent les enfants tous les jours !

Le souffle, c’est l’air qui circule librement dans les poumons, nous reliant au souvenir de notre premier souffle.
Le feu porte l’élan de la joie, de la lumière, de la vie avec ses surprises et ses mystères.

Alors, fermez les yeux, faites un vœu. Un, deux, trois… soufflez !

Un conte de Lewis Carroll écrit à l’origine pour amuser Alice Liddell et ses deux sœurs.
Dans Alice au pays des merveilles, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars célèbrent le non-anniversaire, un moment qui échappe au temps.

Un passage célèbre dit :

« — Savez-vous pourquoi je suis toujours en avance ? demanda le Lièvre de Mars.
— Parce que vous n’avez jamais le temps, répondit le Chapelier.
— Justement, reprit-il, ici on fête les non-anniversaires. Il y en a trois cent soixante-quatre dans une année ! »

🌺 Alors, c’est décidé : aujourd’hui est le présent idéal pour remercier pour le cadeau précieux de la vie. Seul le présent compte car il a l’avantage d’être intemporel et de se renouveler à l’infini dans l’espace temps.

La joie et la gratitude transforment l’existence. Et c’est bon pour le moral !

Le rock à 4 temps

Le chiffre 4 est sacré chez les Amérindiens.
Il représente les quatre temps de la vie, reliés aux quatre saisons : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.
Ces cycles s’inscrivent dans la roue médecine, ce grand cercle symbolique où tout est mouvement.

Comme la roue tourne, chaque être humain est amené, dans le meilleur des cas, à vivre pleinement ces quatre périodes de l’existence.
Les Amérindiens aiment aussi l’image de danser la vie — un pas après l’autre, au rythme de cette mélodie universelle.

Les premiers pas dans la vie.
Les fondations de toute une existence, là où la petite fille et le petit garçon naissent et se connectent à leurs sens.
Innocent, l’enfant offre un amour inconditionnel.
Il se déploie dans une confiance illimitée envers les parents ou le cadre éducatif des premiers apprentissages. Ainsi s’ancrent les premiers repères.

Une période parfois éprouvante — pour l’enfant comme pour les parents.
L’adolescent se cherche, expérimente et remet en question le monde dans sa quête d’identité.
Son corps se transforme, ses émotions tourbillonnent.
La peur, parfois, rattrape l’enfant qu’il était.
Il n’ose pas poser la question secrète qu’il nourrit depuis tant d’années : «  Comment fait-on pour devenir un adulte ? »

Avec, en arrière-plan, le poids des responsabilités et des obligations qu’il perçoit avec bien des difficultés.

C’est le temps du déséquilibre, celui où le pas de danse hésite, trébuche parfois… Avant de reprendre la danse.

Être parent est un choix conscient, un cadeau de la vie.
Ici, la roue a tourné : l’enfant d’hier devient le guide à son tour et il élève ses enfants avec les repères reçus.

C’est le temps de la construction, où l’on bâtit un foyer, une carrière, un destin.
Les passions se mêlent à la responsabilité, la tendresse aux exigences.
Et dans ce mélange, se dessine une mélodie de vie, tantôt douce, tantôt vive jusqu’à s’étourdir.

Le corps se fait plus lent, les cheveux blanchissent, les printemps passés laissent place à d’autres floraisons.
C’est l’âge de la sagesse, celui où chaque jour compte un peu plus que les autres.

Le grand-père ou la grand-mère a dit adieu à des êtres chers, conscient de la fragilité de la vie et de la beauté du moment présent.
Le cœur s’apaise, c’est l’heure de la gratitude : remercier chaque respiration, chaque inspiration, chaque souffle qui passe.

Il ou elle a commis des erreurs, bien sûr.
Mais désormais, l’essentiel réside dans la transmission — offrir ce qui a été appris, pour que les générations futures marchent et dansent à leur tour.
Et lorsque l’heure vient, le relais est transmis aux enfants des nouvelles générations.

 

🌸 Ainsi va la vie. Un éternel recommencement

Chaque époque de l’existence porte sa cadence, ses bons et mauvais tours. Chaque saison de la vie offre sa propre tonalité. Alors, musique !

Je, tu, ils

Ou l’art de s’adresser à la bonne personne !

Tout le monde est d’accord pour dire que le vouvoiement est une marque de respect.
Mais ses dérives en ont fait un instrument social permettant d’établir une hiérarchie subtile, voire de renforcer une distance entre les individus.

Derrière un simple « vous », se cache un monde de codes invisibles.

Même si son origine reste incertaine, le vouvoiement s’enracine entre les IIᵉ et Vᵉ siècles.

Les empereurs et les rois s’adressaient à eux-mêmes au pluriel pour marquer leur grandeur : Nous, souverain de ces terres…

Peu à peu, cette tournure s’impose dans la société médiévale comme formule de politesse et signe de reconnaissance sociale.
Le « tu », jadis universel, devient réservé à la sphère intime, à la famille, ou à ceux que l’on considère comme ses égaux.

En général, nous vouvoyons la personne que nous rencontrons pour la première fois.

Mais pourquoi ?
« C’est ainsi ! » répondent souvent les adultes, les professeurs, ou les aïeux, lorsqu’un enfant pose la question.

Et patatras ! Voilà la grand-tante qui s’offusque parce que l’enfant la tutoie.

Mais ne vous méprenez pas :

— Vous pouvez vous asseoir ici !
— Mais je suis seul !
— Asseyez-vous quand même !

C’est pourquoi le tutoiement, plus direct, rapproche les êtres et favorise des relations sincères et authentiques. Il reste d’usage de demander l’autorisation en amont.

Lorsque je vouvoie quelqu’un, j’entends que je lui signifie : « je vous vois ».
C’est une façon d’honorer sa présence en lui signifiant la mienne à parts égales.

Alors que si je tutoie une personne d’entrée de jeu, l’inconscient pourrait entendre « je tue toi » — une contraction phonétique qui évoque une violence, une intrusion dans l’espace de l’autre sans y être invité.

Cette idée me ramène à une réplique du film Avatar, où le héros dit : « Je te vois. »

Dans le monde des Na’vi originaires de Pandora, cette phrase ne signifie pas « je te regarde » mais « je te reconnais dans ton essence ».
C’est un acte d’amour, une communion d’âme à âme.

🌺 Le langage n’est pas seulement un outil, c’est une vibration.
Entre le jeu du « tu  et du vous » et du « je et du nous », il tisse le fil invisible qui relie les consciences.
Lorsque nos mots portent la bienveillance, chaque échange devient une rencontre authentique.

Je tourne en rond

Il vous est peut-être déjà arrivé de prononcer cette phrase : « Je tourne en rond… »
Souvent, cette expression traduit un sentiment d’ennui, de stagnation, voire de perte de sens.

Un peu comme un poisson prisonnier de son bocal, qui nage sans fin dans un bocal.
Et si ce mouvement circulaire n’était pas un enfermement, mais un symbole temporel qui indique qu’après la fin d’un cycle tout recommence à zéro ?

Lorsque quelque chose ne tourne plus rond dans notre vie, c’est souvent source de problèmes surtout lorsque c’est au sujet des  » ronds « .
Un mot mal dit, une émotion ignorée, une jalousie dissimulée, etc.
Comme un cheveu dans la soupe, un petit rien vient troubler l’harmonie du cercle.

Quand les choses tournent mal, il est temps de remettre les pendules à l’heure, de retrouver son centre.
Car dans toute forme circulaire, il existe un noyau, un cœur, un point d’ancrage.

Dans bien des traditions, le cercle est sacré.
Il représente la vie, la continuité, l’équilibre et la reliance.

🔸 Chez les peuples amérindiens, les conseils et cérémonies se tenaient en cercle, car nul n’est au-dessus ou en dessous des autres.
🔸 Dans les villages africains, le feu central rassemble et éclaire le cercle des anciens et des enfants.
🔸 Et dans nos vies modernes, nous parlons encore de cercle familial, amical ou professionnel : autant de liens invisibles qui nous relient.

Un proverbe africain le rappelle :

« Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »

Briser un cercle, c’est rompre une énergie de partage.
Mais l’ouvrir, c’est laisser entrer l’amour et l’harmonie entre les personnes.

Aujourd’hui, les cercles de femmes et cercles d’hommes renaissent.
On s’y réunit pour parler, écouter, déposer ses fardeaux dans le non-jugement.

Ces cercles modernes perpétuent la mémoire d’un savoir ancien :
celui des chants qui soignent, de la parole qui relie, du feu intérieur qui éclaire.

Le cercle nous apprend que tout est un éternel mouvement.
Les saisons, les cycles, les situations… Rien n’est figé.
Tourner en rond, c’est parfois simplement prendre le temps de revenir à soi, dans son centre.

Et à chaque nouveau tour, il nous offre l’occasion d’élargir notre regard et de rencontrer des nouvelles personnes, se s’ouvrir vers d’autres horizons, d’expérimenter de nouvelles expériences, d’agrandir notre famille.

🌸 Et soyez assuré, qu’il y a toujours à apprendre des autres. Chaque rencontre est un précieux trésor qui nous apprend quelque chose sur nous ou nous donnera une leçon de vie.

La fièvre !

Découvrez comment nos émotions laissent une empreinte énergétique dans l’eau, l’air, la terre et le feu, et pourquoi le cœur est la clé de leur transformation.

Chaque émotion, chaque mot, chaque pensée laisse une trace énergétique invisible.
En apparence, l’invisible semble vide. Mais ce vide n’est pas un néant. Albert Einstein, en explorant la structure des atomes, a montré que le vide est un champ vibrant d’énergie, où chaque particule influence l’ensemble. Ainsi, même ce que nous ne voyons pas conserve la mémoire de la vie et des vibrations humaines.

Chaque être humain, par sa manière de vivre, de penser et de ressentir, diffuse une empreinte énergétique sur la Terre. Ces énergies se déposent dans le souffle du monde, portée par les éléments.

  • L’eau recueille la colère, la haine et les rancunes anciennes. Elles s’écoulent comme des torrents, se mêlant aux rivières et aux océans, pour devenir mémoire liquide. L’eau garde l’histoire des hommes, leur douleur et leur joie. Elle peut purifier et transformer ce qui alourdit l’âme en sagesse fluide.
  • Le sang versé au fil des siècles s’unit aux courants. Il imprègne les rivières, rappelant le prix des luttes et des sacrifices. Chaque goutte porte le souvenir des combats et la force vitale qui traverse les générations. C’est la mémoire profonde de l’eau.
  • L’air conserve les mots. Un cri de rage, un murmure d’amour, une parole blessante ou guérisseuse : tout se dépose dans le vent. Portés par les nuages, ces mots deviennent pluie ou silence, fécondant ou assombrissant le monde. L’air est la mémoire sonore de l’humanité, vaste bibliothèque de vibrations et d’émotions.

Aujourd’hui, cette mémoire collective se charge de nos excès :

  • Le feu, élément de transformation, s’acharne dans nos forêts, dévorant les poumons verts de la Terre.
  • L’air s’imprègne de substances toxiques qui étouffent nos respirations.
  • L’eau, autrefois pure, se trouve saturée de pollutions invisibles.
  • La terre, matrice nourricière, est chargée de poisons qui altèrent sa fertilité.

Les quatre éléments, jadis soutiens de l’équilibre, portent désormais le poids de nos déséquilibres.

Face à cette réalité, l’urgence s’impose : se recentrer dans le cœur.
C’est dans ce sanctuaire intérieur que l’homme retrouve son axe, son souffle juste, sa vérité profonde. Là s’opère la transmutation des émotions : la colère devient discernement, la peur devient amour, la haine devient compassion.

Sans ce retour vers le centre, nous continuons à déléguer nos blessures aux éléments, les surchargeant jusqu’à la rupture. Quelle empreinte énergétique souhaitez-vous léguer ?

Chaque instant offre un choix : laisser derrière soi une empreinte de douleur, ou offrir au monde des traces d’amour, de paix et de lumière.

Les éléments nous rappellent notre responsabilité : ce que nous émettons circule, se transforme et s’inscrit dans le grand livre de la Nature.

Et si nous prenions enfin conscience que nos colères, nos blessures, mais aussi nos élans de tendresse et de gratitude, voyagent au-delà de nous ? Que chaque émotion se dépose dans la mémoire de la Terre, du Ciel, des eaux et de l’air qui nourrissent la vie ?

🌺 C’est dans l’espace sacré du cœur que réside la clé. Là où l’homme cesse de combattre et commence à créer. Là où l’empreinte énergétique devient semence d’un monde renouvelé.