Qui a peur du grand méchant loup ?

La peur, une émotion qui nous met dans tous nos états et nous malmène dans les méandres de la nuit.
Le loup, hors ou dans la forêt, fait trembler les enfants.
Le méchant loup, un vrai cauchemar à lui tout seul. Un archétype bien présent dans les contes et légendes.

C’était par un rude hiver, l’air était glacial. Grizzly restait pétrifié des nuits entières aux confins d’une grotte.
C’était un ours fort, solitaire, introverti, incompris de tous et parfois même en marge avec lui-même. Alors, souvent, il grommelait, il geignait et hurlait parfois même. Toujours en secret, de peur de déranger, de peur de se faire entendre.

Les jours et les nuits passèrent. Tous identiques. Le temps semblait ralentir et le froid devenait de plus en plus mordant.
Par une nuit de froid extrême, une nuit d’hibernation pourtant, Grizzly se réveilla soudain en sursaut, affolé.

Ce n’était qu’un courant d’air. Il ne faisait que passer, comme beaucoup de choses dans la vie.

Malgré tout, il resta un instant éveillé, à tenter de dompter l’esprit malin qui s’agitait dans sa tête et l’empêchait de se rendormir. Alors, il s’assit, observant le brouillard dans la noirceur de la nuit. À l’heure où tous les autres ours hibernaient, il resta de longues heures tétanisé à écouter le brouhaha de son mental s’agiter. Son estomac vint à se manifester et des borborygmes résonnèrent dans le vide, faisant écho jusque dans les fissures de la pierre, effritée par endroits.

Les sens annihilés, il finit par se recoucher à même le sol et par se rendormir dans le chahut de ses tourments.

Et un jour, au crépuscule, à la veille du printemps, Grizzly se sentit attiré par les premières lueurs du soleil à l’Est. Il sentit un étrange frisson parcourir l’entièreté de son corps. Il s’étira, de peur de se froisser un de ses muscles encore engourdis, et sortit le bout de son museau pour humer l’air. Il avança d’un pas et, déjà lassé et effrayé, il retourna au fond de la grotte.

Le lendemain matin, attiré par la beauté d’un cri strident d’un aigle dans le ciel bleu, il fit un pas de plus et sortit. Il continua à avancer hors de la grotte à pas de loup, un tantinet anxieux. Il regarda le grand oiseau qui déployait ses ailes et s’élevait en direction du soleil au zénith. Mais il était déjà trop tard, l’oiseau était déjà hors de portée.

Il fit demi-tour pour rejoindre sa grotte, mais il fut surpris par un loup, qui lui sembla féroce. Ancré sur ses quatre pattes musclées, les yeux brillants, la fourrure impeccable, il se tenait face à Grizzly. Que faisait-il là ? Les loups ne sont pas censés sortir au grand jour. Il sembla alors à Grizzly qu’il voulait le mettre en joue.

Grizzly ferma les yeux un instant. Son rythme cardiaque s’accéléra, son pouls s’affola, l’air vint à manquer et il s’asphyxia. Comment pourrait-il retourner dans la grotte froide qui, soudain, semblait bien chaleureuse ?

Le loup sentit la peur qui s’empara de Grizzly. De ses crocs acérés, il mordit Grizzly sur le côté droit de son flanc, le côté où il était le plus habile. Bien que Grizzly fût résistant, une nouvelle fois, il tenta de fuir. Mais le loup rusé avait déjà un coup d’avance et le rattrapa par la peau du dos pour le plaquer au sol.

Désespéré, Grizzly poussa un hurlement puissant, à mi-chemin entre la plainte et l’apitoiement sur soi, et ne bougea pas d’un poil.

À sa grande surprise, il vit le loup reculer.
Mais très vite, le loup revint à la charge. Soudain envahi par une force mystérieuse, Grizzly leva ses pattes avant et montra, menaçant, ses griffes robustes comme une mise en garde. Le loup recula d’un pas et, sans réfléchir, il revint à la charge.

Le combat reprit de plus belle.

Un nouveau cri strident résonna à l’ouest dans le ciel. Grizzly rouvrit les yeux avec douceur.
Alors que Grizzly était aux pays de ses songes, le loup avait passé son chemin. À pas de géant, il courut à l’intérieur de son refuge, mais Grizzly fut contraint de faire un grand écart. Le loup venait de prendre possession de la grotte.

Effrayé, Grizzly choisit la fuite, mais l’aigle se tenait à l’entrée et l’empêchait de sortir du lieu. Le loup fit un pas et lui planta les yeux dans les siens. Grizzly recula d’un pas et se redressa sur ses pattes arrières. Une goutte d’eau perla du front de Grizzly. À cette hauteur, le loup lui parut plus petit, ce qui eut pour effet de ralentir le rythme de son cœur qui, jusqu’ici, semblait s’être perdu quelque part dans un recoin de la grotte.

À cette distance, il vit pour la première fois la couleur de la fourrure du loup. Et il découvrit un loup blanc à l’allure majestueuse. Cela eut pour effet de l’attendrir. Et toujours dans le silence, après un long moment de contemplation, Grizzly descendit dans son cœur. La grotte sembla se réchauffer et tous ses membres se détendirent. C’est alors qu’en observant le sol, Grizzly vit le fil rouge qui le liait au loup et soudain, le loup lui sembla presque vulnérable.

L’aigle, derrière Grizzly, dit à son attention d’une voix sereine :
— Il est l’heure. Que choisis-tu : laisser partir ta douleur pour créer ta réalité ou continuer à vivre dans ton monde imaginaire ?

Grizzly hésita quelques minutes. Le loup lui paraissait si doux à présent. Il soupira longuement et, l’instant d’après, il croqua le fil rouge à pleines dents. Le loup, un tantinet triste, se leva et quitta la grotte. Un grand courant d’air s’engouffra dans la grotte, mais le loup ne cilla pas et avança d’un pas déterminé.

Lorsque le loup fut sorti, le soleil illumina toute la grotte. Avant de reprendre son envol vers le nord, la direction de l’étoile polaire, l’aigle se retourna et dit :
— Cher Grizzly, prends bien soin des fleurs et des abeilles pour être certain de toujours avoir du miel.

🌺 Texte écrit par Aiyana Catori

On dort les uns contre les autres

Les informations ci-dessous m’ont été inspirées à partir de la chanson ci-dessus, un extrait du spectacle de Starmania composé par Michel Berger et du conte de « La petite fille aux allumettes » écrit par Hans Christian Andersen. Des paroles et un texte qui invitent à mettre en lumière le sentiment de solitude, les rapports sociaux biaisés mais aussi des invitations à plonger dans nos parts d’ombre.

La boîte d’allumette : notre flamme intérieure

Dans l’histoire, chaque allumette craquée sur le grattoir de la boîte apporte une émotion vive. La petite fille passe à cet instant du désespoir à l’espoir, son cœur se réchauffe malgré la froideur de la nuit.

Telle une boîte de pandore qui stocke les épreuves que la vie sème sur le chemin. À cet endroit, l’allumette devient le symbole du feu intérieur des enfants et de chaque être.

La violence sur les enfants

La petite fille aux allumettes à froid mais n’ose pas rentrer chez elle car elle n’a pas vendu les allumettes. L’enfant est dans la crainte que son père la batte.

La maltraitance corporelle et verbale exercée sur les enfants et leurs exploitations sont pointés du doigt en filagramme.

Comme un appel au secours silencieux pour les enfants qui ne peuvent pas s’exprimer et se défendre.

Sans relation, sans attention, sans amour, l’âme se refroidit, se meurt à petit feu.

Pour tenter de survivre, l’âme se débat et reproduit ce qu’elle a connu : la violence sur elle-même mais aussi sur les autres ou se laisse aller à la dérive.

Les plus démunis

Il y a des femmes, des hommes et parfois même des enfants avec leurs parents sans toit (ce qui résonne phonétiquement « sans toi »).

Jadis, nous les qualifions de vagabonds, de mendiants. Aujourd’hui, trois lettres de l’alphabet semblent les qualifier SDF pour exprimer le fait qu’ils sont Sans Domicile Fixe, sans abri. Un peu comme l’étiquette d’une marque de vêtements dont personne ne souhaiterait se vêtir.

Pourtant, ces personnes sont issues d’un chemin périlleux semé d’embûches, d’abandon et de rejet de la part de leurs pairs ou d’un choix conscient de tourner le dos aux leurs. L’arrivée dans une voie sans issue.

Des personnes fragilisaient par la faim, le froid et la violence des rues.

• Lui offrir une boisson chaude ou de l’eau
• Lui donner une couverture
• Lui proposer un sandwich, des fruits, etc
• Composer le 115 si nécessaire (7j/7 — 24h/24) pour les personnes sans logement
• Ecouter votre cœur et faire preuve de discernement pour vous sauver lorsque vous êtes en danger du fait du comportement inadapté ou violent d’une personne

• Composer le 119 pour l’enfance maltraité (7j/7 — 24h/24)

Il arrive parfois qu’une personne refuse votre don sous prétexte qu’il ne s’agit pas d’argent. La vie est faite de choix et c’est leur choix.

Que cela ne vous décourage pas pour la prochaine fois car votre action pourrait bien sauver une vie et/ou rallumer une petite allumette.

Le foyer familial

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une famille. Et dans le lot d’histoires des familles qui se créent, se séparent, se recomposent, chacun n’a pas la chance d’avoir une famille aimante et solidaire où chacun se serre les coudes comme on dit.

La petite dame au regard presque absent ou le monsieur bossu avec son déambulateur à roulettes mettent tous leurs efforts pour continuer à vivre dans leur maison qui est parfois froide du fait du coût trop élevé des charges. Et peut-être luttent-ils ou lutteront ils un jour pour ne pas vivre leurs derniers instants de vie dans un Établissement d’hébergement spécialisés pour les Personnes Agées.

La chaleur d’un foyer (familial), le lieu de tous leurs repères avec des objets qui renvoient aux souvenirs et à la sécurité.

À noter, qu’un foyer de cheminée est l’endroit préféré des flammes qui dansent l’hiver. Un endroit stratégique de la maison où il fait bon se réchauffer et qui réunit tout le monde y compris les animaux de compagnie.

Comment soutenir sans en avoir l’air ?

L’air de rien, cela signifie accorder une petite attention par le biais :

• d’un sourire ou d’un regard
• d’un bonjour.

L’attention sincère se vit en offrant :

• une présence en regardant vraiment la personne au cours d’une conversation
• de l’écoute à l’autre sans juger ou sans donner son avis systématiquement.

Une grande attention se vit par le partage sans attente :

• d’un petit cadeau : une petite bougie à un voisin esseulé par exemple,
• d’un café à un collègue en retrait des groupes, etc.

Ces gestes et actions infimes qui paraissent parfois bien anodins ont le pouvoir de raviver la joie et de réchauffer le cœur des personnes que vous croisez sur votre chemin.

Comment choisissez-vous de vous impliquer dans vos relations avec les autres à la hauteur de votre possible ?

La Saint-Sylvestre

L’histoire de la petite fille aux allumettes se déroule dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Tard dans la nuit noire où des flocons blancs de neige viennent éclairer le ciel.

Aujourd’hui, le réveillon du st Sylvestre et un moment privilégié de l’année où les gens se réunissent en famille ou entre amis pour faire la fête.

La veille du Nouvel An marque le passage de la dernière nuit de l’année vers l’année nouvelle. La nuit où la Terre termine une rotation complète autour du soleil : une étoile lumineuse qui dégage une chaleur assimilable à la métaphore d’une boule de feu. Mais aussi, la fin d’un cycle, la veille d’un jour symbolique qui annonce un nouveau cycle. Un nouveau départ où le calendrier repart à zéro, avec ou sans les résolutions de la nouvelle année.

🌺 Dans chaque cœur, une flamme danse et chante l’étincelle de la vie. La manière dont chacun l’entretien peut éteindre ou attiser le feu de l’amour.

Nous ne pouvons changer le passé et les évènements du jour mais nos décisions et actes du présent transforment et créent le futur.

Proverbe japonais : « Un mot d’affection peut réchauffer trois mois d’hiver. »

Joyeux non-anniversaire !

Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) disait :
« Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps. »

À bien y réfléchir, le temps est un trésor précieux. Chaque instant est unique et ne revient jamais.

Alors pas de temps à perdre !

C’est pourquoi, il semble important d’apprendre à bien le gérer et à ne pas le dilapider.

Dans notre société actuelle, les cheveux sont mal vus. Ils sont perçus comme un signe de jeunesse qui s’éloigne, une source d’inquiétude voire à l’extrême une enfreinte à la beauté.

Alors que le blanc dans les cheveux nous relie aux racines de notre arbre généalogique et est un symbole de l’arrivée de la sagesse.

Dans le monde moderne, il est courant de cacher les racines capillaires avec une coloration qui redonne de l’éclat aux cheveux et rajeunit physiquement. Nos aïeux utilisaient déjà du henné dans le meilleur des cas. Parfois ils étaient disons plus inventifs sans se soucier des conséquences sur leur santé.

Pensez à immortaliser cet instant avec une photographie pour l’album de famille. Cela semble anodin mais soyez assuré que, d’ici quelques décennies, quelqu’un découvrira cette photographie avec émerveillement. Et cela lui parlera d’un pan de son histoire familiale.

Et comme il est important de célébrer la vie et les bonnes nouvelles, il est opportun de le fêter comme vous le souhaitez : à votre rythme, en respectant votre nature, seul mais c’est tout de même plus gai en chanson ou en petit ou grand comité.

Pour l’anecdote, tout le monde connait le refrain de la plus célèbre des chansons « Joyeux anniversaire ». Elle a été écrite en 1893, par les sœurs Mildred et Patty Hill. Il y a fort à parier qu’elles n’imaginaient pas que ce chant ne prendrait pas une ride au fil des ans.

Alors joyeux anniversaire et à votre santé !

L’expression « joyeux anniversaire » s’est répandue en français à partir du XIXᵉ siècle. Au préalable, nos ancêtres fêtaient plutôt :

  • La fête du saint (la fête du prénom)
  • Des événements de vie importants (baptême, mariage, naissance…)

Avant cela, le terme adéquat était « le jour de naissance » et le rituel du gâteau d’anniversaire n’existait pas.

Vous avez peut-être déjà lu quelque part qu’il n’est pas conseillé de souffler sur une flamme ou qu’il est préférable d’éteindre les bougies avec un éteignoir. Cette idée me laisse perplexe, surtout lorsque je pense aux gâteaux d’anniversaire couverts de bougies allumées que soufflent les enfants tous les jours !

Le souffle, c’est l’air qui circule librement dans les poumons, nous reliant au souvenir de notre premier souffle.
Le feu porte l’élan de la joie, de la lumière, de la vie avec ses surprises et ses mystères.

Alors, fermez les yeux, faites un vœu. Un, deux, trois… soufflez !

Un conte de Lewis Carroll écrit à l’origine pour amuser Alice Liddell et ses deux sœurs.
Dans Alice au pays des merveilles, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars célèbrent le non-anniversaire, un moment qui échappe au temps.

Un passage célèbre dit :

« — Savez-vous pourquoi je suis toujours en avance ? demanda le Lièvre de Mars.
— Parce que vous n’avez jamais le temps, répondit le Chapelier.
— Justement, reprit-il, ici on fête les non-anniversaires. Il y en a trois cent soixante-quatre dans une année ! »

🌺 Alors, c’est décidé : aujourd’hui est le présent idéal pour remercier pour le cadeau précieux de la vie. Seul le présent compte car il a l’avantage d’être intemporel et de se renouveler à l’infini dans l’espace temps.

La joie et la gratitude transforment l’existence. Et c’est bon pour le moral !

Heigh-Ho, On rentre du boulot

Les échéances, les objectifs à atteindre, la pression.
Le stress au travail, la circulation, les courses à gérer, les vaccins à renouveler, l’entretien de la chaudière, comparer les prix des assurances, trouver le cadeau parfait pour l’anniversaire d’un ami, préparer le repas…

Stop !

Comme Blanche-Neige, tiens donc ?
Pourtant, leur décor est sombre. Quoi de plus noir qu’une mine ?
Mais au fond de cette obscurité, ils cherchent des diamants.
Une belle métaphore d’introspection, cette pierre précieuse qui illumine même les coins les plus obscurs de notre être.
Et si ces diamants représentaient l’amour ? L’amour de son métier et d’un travail bien fait.

Siffler, c’est nous connecter à notre souffle vital.
Je vous renvoie aussi à l’article 👉 Siffler en travaillant.
Et ce n’est pas qu’une image : le souffle, c’est la vie, c’est l’énergie qui circule.

Une invitation au lâcher-prise après une journée de travail.
Pas toujours facile, n’est-ce pas ?

Mais lorsque l’on met en place des rituels mieux-être pour prendre soin de soi, de son énergie et de ses pensées, de nouvelles portes s’ouvrent.

Une pensée pour Simplet, qui a failli prendre le risque de rater sa soirée en emportant la clé qui ferme la porte de son lieu de travail…
Une belle image de ce que nous faisons souvent : ramener nos tracas du bureau à la maison.

Prof, Grincheux, Simplet, Atchoum, Timide, Dormeur et Joyeux.
Bien plus que des personnages. Blanche-Neige les aime comme ils sont, sans les juger ni même chercher à les changer.

Et malgré tout, malgré leurs différences, ils forment une équipe harmonieuse et une famille unie.
Un peu, comme bien des années plus tard, les Schtroumpfs, « ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux », dont les héros ont des similitudes au niveau des traits de caractère, que nous pourrions parfois assimiler à des qualités et des défauts.

Et au final, quelle synergie !

🌸 De vous à moi, prenez-vous vraiment le temps de souffler après votre journée de travail ?

Siffler en travaillant

Les enfants nous regardent.
Ils nous écoutent lorsque nous parlons de notre travail.
Alors, quel message leur transmettons-nous vraiment ?

. Le travail, c’est dur ?
. Il n’y a pas de place pour tout le monde ?
. Ou encore : “Travaille bien à l’école pour avoir un bon salaire” ?

Ces phrases, répétées sans y penser, façonnent leur vision du monde. Pourtant, une autre approche est possible — plus douce, plus vivante, plus inspirante.

Souviens-toi de Blanche-Neige.
Lorsqu’elle découvre la petite maison des sept nains, elle ne juge pas.
Elle ne se plaint pas, bien qu’elle vienne d’un palais doré.

Elle agit.
Elle prend son courage à deux mains, s’implique avec le cœur, et transforme la corvée en moment de joie.

. Elle aime
. Elle chante
. Elle attire à elle les animaux de la forêt, qui deviennent ses alliés

Dans cette scène, tout semble léger, mais le message est profond :
le travail n’est pas un fardeau lorsqu’il devient une offrande de soi au vivant.

Et si, au lieu de dire « le travail, c’est dur », nous disions :
. « Le travail, c’est créer de la beauté avec mes mains. »
. « C’est apprendre à servir la vie, à ma façon. »
. « C’est ma manière de participer au monde. »

Les enfants n’ont pas besoin de mots compliqués.
Ils ont besoin de voir dans nos gestes la joie d’agir et la fierté d’accomplir.

Blanche-Neige, archétype de l’innocence et de la gratitude, nous rappelle qu’en sifflant en travaillant, nous faisons circuler l’énergie de l’amour.
Et cette énergie, les enfants la ressentent, la copient, la prolongent.

Siffler, chanter, sourire en accomplissant sa tâche quotidienne, c’est honorer le mouvement de la vie.
C’est offrir un autre modèle : celui de l’adulte qui œuvre, plutôt que celui qui subit.

Et si, demain, chaque geste devenait une danse ?
Chaque effort, une prière silencieuse ?
Chaque journée de travail, une occasion d’aimer un peu plus la vie ?

🌸 Siffler en travaillant, c’est cultiver la joie simple de l’instant, et semer en silence les graines d’un monde plus confiant et plus vivant.

Le Petit Chaperon rouge

Bienvenue dans le conte du « Petit Chaperon Rouge » de Charles Perrault.
Une histoire qui voyage dans la nuit des temps. Il va de soi qu’il existe une myriade de messages qui font écho en chacun. Chacun reçoit les informations qui lui sont destinées. Il est exprimé ici quelques pistes concernant cette histoire d’une petite fille et d’une mère-grand, qui parle à l’âme de chaque enfant et à l’âme de chaque adulte, lequel n’est autre qu’un enfant qui a grandi.

Le mot chaperon vient de l’ancien français chaperon, signifiant un petit capuchon ou un couvre-chef.
Il protégeait la tête du froid, tout comme la sagesse protège l’esprit des illusions.
Le chaperon, c’est un symbole de protection, de transmission et de filiation.
Chaque fil de ce tissu rouge semble murmurer :

« Prends soin de toi, souviens-toi de ce que je t’ai transmis. »

Le rouge… couleur de la vie, du sang, de la passion, mais aussi du danger.
C’est la couleur des interdits, celle du panneau rouge signalant les sens interdits,
des chemins qu’on dit ne pas emprunter.
Mais c’est aussi le feu du cœur, le courage d’oser grandir et le passage initiatique vers l’autonomie.

Et vous, que vous inspire le rouge ?

Dans ce conte, la grand-mère n’est pas seulement une vieille femme malade au fond d’un lit.
Elle incarne l’archétype de la Femme Sage : celle qui a vécu, traversé les tempêtes, survécu aux loups de la vie.
Elle représente la mémoire du clan, le lien invisible entre les générations.

Elle sait que les interdits éveillent la curiosité.
Elle sait que les enfants doivent parfois se tromper pour apprendre.
Mais elle sème dans leur cœur des graines de prudence, dans l’espoir qu’elles germeront le moment venu.

Le Petit Chaperon rouge, c’est avant tout l’histoire d’une initiation.
Celle d’une enfant qui quitte le cocon maternel pour découvrir le monde et ses dangers.
Le loup, lui, symbolise l’instinct, la tentation, la part sauvage que chacun porte en soi.

💬 Ce conte nous rappelle :
• Que la naïveté n’est pas une faute, mais une étape de l’apprentissage.
• Que la prudence n’est pas la peur, mais la conscience éveillée.
• Que l’amour d’une grand-mère — ou d’une mémoire ancienne — continue de veiller, même au cœur des forêts sombres.

Voici un extrait du conte :

« Mon enfant, écoute la forêt avant de t’y aventurer.
Chaque bruit te parlera, chaque silence t’avertira.
Si le loup croise ton chemin, regarde-le dans les yeux.
Ne fuis pas : comprends ce qu’il vient t’apprendre. »

Quatre phrases puissantes, qui donnent matière à méditer.

Cette histoire n’a pas d’âge.
Elle parle à l’enfant qui découvre le monde et à l’adulte qui s’en souvient.
Peut-être aurez-vous envie de le (re)lire à vos enfants, en y conviant votre enfant intérieur.
Laissez les symboles vous murmurer ce que les mots ne disent pas.

Ce conte touche tout le monde car il dévoile à demi-mot que l’amour véritable — celui des aïeules, des parents, des protecteurs — qui ne meurt jamais.

🌺 Et si, à travers ce conte, vous réappreniez à écouter la voix de vos ancêtres, celle qui veille, protège et éclaire vos pas ?