Et je ne peux pas, je ne sais

La volonté est souvent définie comme la faculté d’agir en fonction d’un choix ou d’un objectif. Mais au-delà des dictionnaires, elle représente ce qui anime profondément un être lorsqu’il ressent le désir d’avancer sur son propre chemin. Elle est ce souffle qui pousse à se lever, à se mettre en mouvement, à dépasser les obstacles.

Cependant, la volonté n’est pas infaillible. Elle peut connaître des élans puissants, comme des pics ascendants, mais aussi des ralentissements, voire des arrêts, lorsque l’engagement intérieur ne suit pas. Et il est important de rappeler que ce manque de volonté n’est pas toujours de notre fait. Ce n’est pas un signe de faiblesse ou d’incapacité. Bien souvent, il est l’expression d’un mécanisme qui nous protège, d’une part de soi qui a perdu son innocence dans l’enfance, ou encore d’une blessure ancienne qui se réactive.

Ce phénomène se produit notamment quand nous rencontrons un blocage émotionnel qui vient paralyser nos actes. Alors, la peur et le doute s’immiscent, et malgré toute notre bonne volonté, nous stagnons.

Ces moments ne sont jamais anodins. Ils nous invitent à nous arrêter et à écouter les messages de notre être.

Oui, mais en attendant, nous stagnons !

Derrière le blocage se cache souvent une part blessée de nous-mêmes : une zone de fragilité, parfois enfouie, qui agit comme un frein invisible. Cet espace intérieur peut nous empêcher de plonger dans le grand bain et d’oser pleinement. En le rencontrant pas à pas, nous découvrons parfois des blessures liées à des situations qui, au premier abord, paraissent banales, ou au contraire, dramatiques dès leur origine.

C’est dans cette exploration intime que la transformation devient possible. Avec du courage, de l’introspection et une certaine patience, les prises de conscience se transforment en nouvelles façons d’agir. Les pas se font plus assurés, l’énergie circule à nouveau, et la volonté retrouve son élan naturel. Le mouvement redevient fluide, et avec lui, la passion revient nourrir nos actions.

Lorsque le voile est levé, le corps, le cœur et le mental s’alignent.

🌺 Ainsi, la volonté n’est pas seulement une force brute à mobiliser. Elle est aussi un fil conducteur, un engagement qui nous invite à rencontrer notre potentiel pour mieux libérer nos talents.

La liste

C’est une question importante, qu’il est bon de se poser : est-ce que mes besoins fondamentaux sont comblés ?

Abraham Maslow a illustré cette réflexion à travers sa célèbre pyramide des besoins, souvent représentée en cinq niveaux :

  • Les besoins physiologiques (manger, dormir, respirer…)
  • La sécurité (logement, santé, stabilité)
  • L’appartenance (famille, amitiés, amour)
  • L’estime (confiance, reconnaissance)
  • L’accomplissement de soi (développement personnel, créativité, sens).

Lorsqu’un étage de cette pyramide est en déséquilibre, il devient difficile d’atteindre un état de paix intérieure ou d’épanouissement.

La confusion entre besoins et envies nous éloigne parfois de notre moi profond et réveille nos émois.

Les envies changent au gré des modes, des comparaisons ou des frustrations. Elles stimulent, certes, mais elles ne nourrissent pas en profondeur. Il paraît même que le cerveau oublie la satisfaction provoquée par un achat dans les heures qui suivent.

Il m’est même arrivé de souffrir d’un mal de pied affreux, me laissant dans le désarroi après avoir craqué sur une ravissante paire d’escarpins. J’ai aussi observé autour de moi des personnes qui, dans un profond mal-être, souffrent d’achats compulsifs et empilent des objets inutiles dans leur intérieur.

Un besoin, lui, est vital pour l’équilibre. Se demander : « En ai-je vraiment besoin ? » ouvre déjà la porte d’une plus grande lucidité. Prendre soin de ses besoins fondamentaux est un investissement sur soi durable.

Un jour, j’ai pris un papier et un stylo. Non pas pour dresser la liste de mes courses, mais celle de mes besoins fondamentaux.

Ce geste, en apparence simple, s’est révélé exigeant. Mais il fut essentiel pour reprendre ma vie en main et affiner ma connaissance de moi-même. Comme un grand ménage de printemps, il m’a permis de jeter l’inutile. Comme un pèlerin avec son bâton, je me suis mise en chemin.

Après des chutes et des rechutes, après mes tentatives de fuite, j’ai affronté mes peurs, chassé mes émotions lourdes et piétiné mes habitudes usées. Peu à peu, j’ai retrouvé un espace intérieur plus clair. Identifier les qualités que je recherchais chez les autres m’a beaucoup aidée à apprendre à me les offrir.

Jour après jour, grâce à l’engagement et la persévérance, j’ai fermé la porte aux pensées sombres. En laissant derrière moi mon passé et savourer l’instant présent. Le soleil est revenu dans ma tête comme à chaque printemps !

Cette liste est devenue un fil conducteur, une boussole qui m’aide à rester en sécurité dans la relation la plus importante de toutes : celle que j’entretiens avec moi-même.

🌺 Et vous ? Avez-vous déjà pris le temps d’écrire la liste de vos besoins fondamentaux ?

Donnez-moi

Avez-vous déjà eu l’impression de donner sans compter, d’offrir votre temps, votre écoute, votre énergie… et de finir épuisé(e) ?

Cette impression de toujours être “la bonne poire”, celle ou celui qu’on sollicite parce qu’on sait qu’il dira oui, qu’il fera de son mieux, qu’il sera présent.

Donner, c’est noble. Mais donner sans mesure, sans se nourrir soi-même, c’est se vider à petit feu.

J’aime assez l’image de l’hôtesse de l’air qui rappelle les consignes de sécurité, avant le décollage de l’avion. La consigne est formelle et invite chacun à mettre son masque à oxygène avant d’aider les autres.
Et dans ce cas de figure, tout le monde est d’accord pour affirmer que c’est une question de survie et non de l’égoïsme.

Avant de donner, commencez par veiller à vous oxygéner dans l’amour. Prenez soin de votre corps, de votre cœur, de votre paix intérieure. Car une âme qui étouffe ne peut pas abreuver les autres.

Quand on donne trop, on finit souvent par ressentir de la frustration, voire un sentiment d’injustice.
“ Je me fais toujours avoir ”, dit-on avec amertume.
Et si, plutôt que de vous en vouloir ou d’en vouloir aux autres, vous en profitiez pour poser des galons solides ?

Apprenez à cheminer vers vous, à observer ce que les autres réveillent en vous.
Ce que vous n’aimez pas chez eux a probablement quelque chose à vous révéler.
Et si c’était une invitation à la réconciliation intérieure ?

Devenez votre meilleur allié, celui qui reconnaît ses besoins, ses valeurs, ses limites, et ses qualités. Soyez pour vous-même ce que vous attendez d’un ami fidèle.

Pas tout à fait.
Donner, c’est un élan du cœur. Recevoir, c’est une ouverture à l’inconnu.
Le juste équilibre se trouve dans le fait de donner sans attente et de recevoir sans calcul.

Donner, ce n’est pas un contrat. Ce n’est pas parce que vous tendez la main que l’autre vous doit quelque chose. Alors l’équilibre entre donner et recevoir se met en place et la vie vous renvoie la pareille de manière surprenante.

🌺 Alors, prêt(e), pour l’aventure ?

Ah, si j’étais riche !

Il semblerait que les Amérindiens ne connaissaient pas cette expression.
Dans leur vision du monde, ils ne parlaient pas de richesse matérielle, mais d’abondance.

Selon leur manière de voir les choses, tout le monde a droit à l’abondance à part égale. Le feu, l’eau, la terre et l’air sont disponibles en quantité suffisante dans la nature.

Il existe tant de trésors dans la vie qui n’ont pas de prix et pourtant enrichissent nos journées :

  • Le temps — attention, il ne revient jamais ;
  • La santé — chacun part avec le même capital intérieur ;
  • La famille — source de force, de racines et de repères ;
  • Les amis — des oreilles attentives qui savent alléger nos cœurs ;
  • L’amour de soi et l’amour des autres ;
  • Les dons et les talents — qui s’épanouissent avec un fidèle allié : le temps ;
  • Les cinq sens — qui nous éveillent et nous émerveillent à chaque instant ;
  • Le hasard — qui parfois dépose des solutions sur un plateau ;
  • Les rêves — qui peuvent se réaliser ou rester des étoiles dans le ciel ;
  • Le sommeil — un repos de qualité qui éclaire la journée suivante ;
  • Un chant sous la douche — un concert intime et libérateur ;
  • Une danse, seule ou partagée — pour célébrer le mouvement de la vie ;
  • Les sourires — que l’on peut offrir sans compter ;
  • Les rires — contagieux et guérisseurs ;
  • Les rayons du soleil — source de chaleur et de vitamine D ;
  • Le vent — qui balaie naturellement les poussières et rafraîchit l’air ;
  • Les animaux, les plantes, les arbres — la beauté de la nature qui nous entoure sans rien attendre ;
  • Les arcs-en-ciel — promesses de lumière après la pluie ;
  • Le bruit des vagues — qui apaise l’âme ;
  • Le crépitement d’un feu — qui réunit et réchauffe les cœurs ;
  • Le parfum d’une fleur — cadeau discret de la terre ;
  • Le ciel étoilé — spectacle infini offert à tous ;
  • Un mot doux ou une attention — qui change le cours d’une journée ;
  • L’optimisme qui modifie la façon de voir les choses.

🌺 Pour attirer l’abondance dans leur vie, les Amérindiens cultivaient trois piliers : la Terre, la gratitude et des valeurs. Ils savaient que ce que l’on remercie grandit dans le respect, que ce que l’on partage se multiplie, et que la véritable richesse ne résume à la présence de chiffres sur un compte bancaire, mais en qualité de présence, en amour et en lien avec la nature.