
Le prénom, toute une histoire ! Une histoire de résonance avec le nom de famille. Des histoires de famille, des attentes familiales, des vœux, de l’amour, et une histoire personnelle, une vie à vivre avec son lot d’amour et de désamour, de joie et de mésaventures. Le synonyme d’un pan de toute une histoire. Vraisemblablement le mot que vous entendrez ou écrirez le plus dans votre vie. Il est question, ici, de transgénérationnel et de psychogénéalogie.
Un prénom n’est pas un hasard
Amusons-nous un peu sur le sérieux du sujet.
• Qui a hérité du prénom de sa grand-mère ou de son grand-père ?
• Qui a le prénom d’une tante ou d’un oncle ?
• Qui porte le même prénom que son père ou sa mère, ou un prénom symétrique à l’un des deux prénoms ? (le prénom est raccourci, voire coupé : Daniel devient Dany par exemple ; féminisé ou masculinisé…)
• Qui porte un prénom composé qui mêle à la fois le prénom d’un parent et celui d’un autre membre de la famille ?
• Qui porte le prénom d’un défunt de la famille ?
• Je vous laisse adapter les questions qui vous conduiront au premier fil invisible de votre histoire. (Parfois, il s’agit d’un acteur, un personnage de film ou d’un roman, d’une fleur, etc., n’hésitez pas à consulter votre arbre généalogique s’il existe. Il vous en apprendra plus).
Le prénom : un pont entre le passé et le futur à (ré)écrire.
Les attentes qui se cachent derrière un prénom : la psychogénéalogie
À ce stade, nous basculons dans l’inconscient familial appelé la psychogénéalogie. Le prénom devient un marqueur empreint d’attentes de la part des parents. L’enfant sera fort comme son grand-père, créatif comme une tante qui était artiste, loyal comme untel de la famille. Cela rappelle un peu les vœux émis par les fées dans « La Belle au bois dormant ».
Le prénom qui est choisi reflète des désirs, des ambitions, parfois des blessures familiales conscientes ou inconscientes.
La psychogénéalogie est une approche thérapeutique ou introspective qui étudie précisément ces transmissions.
Elle consiste à :
• analyser l’arbre généalogique
• repérer les répétitions, loyautés, dates clés
• comprendre les schémas hérités
• libérer ce qui ne nous appartient pas
• réconcilier la personne avec son histoire familiale
L’histoire qui se cache derrière un prénom : le transgénérationnel
Nous basculons ici dans la mémoire familiale de génération en génération, dite aussi le transgénérationnel. Les histoires qui laissent des traumatismes aux vivants (traumatismes ou loyautés invisibles). Il peut s’agir :
• du héros de la famille, d’une personne forte et exemplaire décédée dans des circonstances dramatiques
• de personnes dévouées qui ont porté des mémoires de pauvreté toute leur vie
• d’un homme ou d’une femme qui a été abusé toute sa vie
• de traits de caractère incluant les qualités et les défauts
• d’un fardeau familial à libérer
• d’un secret et de non-dits
• d’une mémoire d’exclusion…
S’intéresser à l’histoire de vie d’un ancêtre qui portait le même prénom ou présentait des similitudes vous en apprendra beaucoup sur vous.
Donc, la psychogénéalogie est l’outil, la méthode qui permet de travailler sur les phénomènes transgénérationnels. S’y intéresser, c’est faire des pas de géant vers notre être.
Et, à terme, cela permet de se dépasser et de libérer sa lignée.
Quel prénom était choisi pour un enfant orphelin ?
Comme tout est inconscient, même les enfants adoptés portent des mémoires familiales. Les premières étant la mémoire de la déchirure familiale et de l’abandon. Dans ce cas de figure, il peut être intéressant d’étudier le premier prénom donné et celui reçu lorsque l’enfant arrive dans une famille (qui n’est jamais un hasard non plus).
Selon les périodes historiques, les prénoms étaient choisis comme suit :
• La méthode la plus courante consistait à donner au bébé le prénom du saint du jour ou d’un saint proche dans le calendrier liturgique.
• Dans certains établissements, les enfants recevaient des prénoms utilisés en boucle :
• Marie, Jeanne, Louise, Anne, Catherine…
• Jean, Pierre, Joseph, François…
• Le prénom était choisi par les religieuses ou les responsables, ou c’était le prénom de la religieuse qui avait découvert l’enfant sur la marche de l’établissement qui était attribué.
• Certains orphelinats avaient un système alphabétique : chaque année était associée à une lettre, et tous les enfants recevaient un prénom commençant par cette lettre.
Dans tous les cas, se rapprocher de l’histoire du saint, du prophète, etc., vous en apprendra beaucoup.
Le prénom : une thématique présente dans les chansons
Voici une liste non exhaustive des titres ou des paroles de chansons qui chantent « Je m’appelle » :
« Je m’appelle Emilie Jolie » ; « Le Chanteur »(« Je me présente, je m’appelle Henri ») ; « Je m’appelle Michèle » ; « Lolita » (« Moi, je m’appelle Lolita ») ; Hélène (« Hélène, je m’appelle Hélène »).
Et il y a fort à parier que si vous êtes une femme, vous trouverez une chanson qui a été écrite en l’honneur de votre prénom. Si ce n’est pas le cas, vous êtes l’artiste de votre vie : si cela vous chante, à vous de l’écrire.
Chaque prénom est une histoire orchestrée en musique !
Voici un mini-rituel pour vous rapprocher de votre être
- Asseyez-vous sur une chaise, un coussin selon votre envie
- Fermez les yeux
- Dans un premier temps écouter le silence
- Puis le moment venu, choisissez des couleurs pour écrire en toute lettre votre prénom, peut-être aurez-vous envie de changer de stylo à chaque lettre, peut-être vous honorerez-vous en écrivant tout en lettre capitale
- Écoutez vos émotions
- Puis laissez venir les sons, la mélodie et le rythme.
🌺 Comment votre prénom fait-il écho en vous ? Est-ce que tout cela vous a donné envie de vous rapprocher de votre nature et de votre arbre généalogique ?