Joyeux non-anniversaire !

Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) disait :
« Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps. »

À bien y réfléchir, le temps est un trésor précieux. Chaque instant est unique et ne revient jamais.

Alors pas de temps à perdre !

C’est pourquoi, il semble important d’apprendre à bien le gérer et à ne pas le dilapider.

Dans notre société actuelle, les cheveux sont mal vus. Ils sont perçus comme un signe de jeunesse qui s’éloigne, une source d’inquiétude voire à l’extrême une enfreinte à la beauté.

Alors que le blanc dans les cheveux nous relie aux racines de notre arbre généalogique et est un symbole de l’arrivée de la sagesse.

Dans le monde moderne, il est courant de cacher les racines capillaires avec une coloration qui redonne de l’éclat aux cheveux et rajeunit physiquement. Nos aïeux utilisaient déjà du henné dans le meilleur des cas. Parfois ils étaient disons plus inventifs sans se soucier des conséquences sur leur santé.

Pensez à immortaliser cet instant avec une photographie pour l’album de famille. Cela semble anodin mais soyez assuré que, d’ici quelques décennies, quelqu’un découvrira cette photographie avec émerveillement. Et cela lui parlera d’un pan de son histoire familiale.

Et comme il est important de célébrer la vie et les bonnes nouvelles, il est opportun de le fêter comme vous le souhaitez : à votre rythme, en respectant votre nature, seul mais c’est tout de même plus gai en chanson ou en petit ou grand comité.

Pour l’anecdote, tout le monde connait le refrain de la plus célèbre des chansons « Joyeux anniversaire ». Elle a été écrite en 1893, par les sœurs Mildred et Patty Hill. Il y a fort à parier qu’elles n’imaginaient pas que ce chant ne prendrait pas une ride au fil des ans.

Alors joyeux anniversaire et à votre santé !

L’expression « joyeux anniversaire » s’est répandue en français à partir du XIXᵉ siècle. Au préalable, nos ancêtres fêtaient plutôt :

  • La fête du saint (la fête du prénom)
  • Des événements de vie importants (baptême, mariage, naissance…)

Avant cela, le terme adéquat était « le jour de naissance » et le rituel du gâteau d’anniversaire n’existait pas.

Vous avez peut-être déjà lu quelque part qu’il n’est pas conseillé de souffler sur une flamme ou qu’il est préférable d’éteindre les bougies avec un éteignoir. Cette idée me laisse perplexe, surtout lorsque je pense aux gâteaux d’anniversaire couverts de bougies allumées que soufflent les enfants tous les jours !

Le souffle, c’est l’air qui circule librement dans les poumons, nous reliant au souvenir de notre premier souffle.
Le feu porte l’élan de la joie, de la lumière, de la vie avec ses surprises et ses mystères.

Alors, fermez les yeux, faites un vœu. Un, deux, trois… soufflez !

Un conte de Lewis Carroll écrit à l’origine pour amuser Alice Liddell et ses deux sœurs.
Dans Alice au pays des merveilles, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars célèbrent le non-anniversaire, un moment qui échappe au temps.

Un passage célèbre dit :

« — Savez-vous pourquoi je suis toujours en avance ? demanda le Lièvre de Mars.
— Parce que vous n’avez jamais le temps, répondit le Chapelier.
— Justement, reprit-il, ici on fête les non-anniversaires. Il y en a trois cent soixante-quatre dans une année ! »

🌺 Alors, c’est décidé : aujourd’hui est le présent idéal pour remercier pour le cadeau précieux de la vie. Seul le présent compte car il a l’avantage d’être intemporel et de se renouveler à l’infini dans l’espace temps.

La joie et la gratitude transforment l’existence. Et c’est bon pour le moral !

Le rock à 4 temps

Le chiffre 4 est sacré chez les Amérindiens.
Il représente les quatre temps de la vie, reliés aux quatre saisons : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.
Ces cycles s’inscrivent dans la roue médecine, ce grand cercle symbolique où tout est mouvement.

Comme la roue tourne, chaque être humain est amené, dans le meilleur des cas, à vivre pleinement ces quatre périodes de l’existence.
Les Amérindiens aiment aussi l’image de danser la vie — un pas après l’autre, au rythme de cette mélodie universelle.

Les premiers pas dans la vie.
Les fondations de toute une existence, là où la petite fille et le petit garçon naissent et se connectent à leurs sens.
Innocent, l’enfant offre un amour inconditionnel.
Il se déploie dans une confiance illimitée envers les parents ou le cadre éducatif des premiers apprentissages. Ainsi s’ancrent les premiers repères.

Une période parfois éprouvante — pour l’enfant comme pour les parents.
L’adolescent se cherche, expérimente et remet en question le monde dans sa quête d’identité.
Son corps se transforme, ses émotions tourbillonnent.
La peur, parfois, rattrape l’enfant qu’il était.
Il n’ose pas poser la question secrète qu’il nourrit depuis tant d’années : «  Comment fait-on pour devenir un adulte ? »

Avec, en arrière-plan, le poids des responsabilités et des obligations qu’il perçoit avec bien des difficultés.

C’est le temps du déséquilibre, celui où le pas de danse hésite, trébuche parfois… Avant de reprendre la danse.

Être parent est un choix conscient, un cadeau de la vie.
Ici, la roue a tourné : l’enfant d’hier devient le guide à son tour et il élève ses enfants avec les repères reçus.

C’est le temps de la construction, où l’on bâtit un foyer, une carrière, un destin.
Les passions se mêlent à la responsabilité, la tendresse aux exigences.
Et dans ce mélange, se dessine une mélodie de vie, tantôt douce, tantôt vive jusqu’à s’étourdir.

Le corps se fait plus lent, les cheveux blanchissent, les printemps passés laissent place à d’autres floraisons.
C’est l’âge de la sagesse, celui où chaque jour compte un peu plus que les autres.

Le grand-père ou la grand-mère a dit adieu à des êtres chers, conscient de la fragilité de la vie et de la beauté du moment présent.
Le cœur s’apaise, c’est l’heure de la gratitude : remercier chaque respiration, chaque inspiration, chaque souffle qui passe.

Il ou elle a commis des erreurs, bien sûr.
Mais désormais, l’essentiel réside dans la transmission — offrir ce qui a été appris, pour que les générations futures marchent et dansent à leur tour.
Et lorsque l’heure vient, le relais est transmis aux enfants des nouvelles générations.

 

🌸 Ainsi va la vie. Un éternel recommencement

Chaque époque de l’existence porte sa cadence, ses bons et mauvais tours. Chaque saison de la vie offre sa propre tonalité. Alors, musique !

Le bonheur, c’est toujours pour demain

William Shakespeare disait : « Être ou ne pas être, telle est la question ».

Je serai heureux, quand :
• J’aurai trouvé l’homme ou la femme de ma vie.
• J’aurai acheté la voiture de mes rêves.
• J’aurai retrouvé ma silhouette d’avant.

La conscience collective nous fait croire que le bonheur, c’est d’avoir un beau corps.
Pourtant, j’ai croisé de très belles personnes en apparence, et elles étaient très mal dans leur peau.

Prendre soin exclusivement de son corps en négligeant le mental peut s’avérer désastreux.

Le mot régime est apparu au XIIᵉ siècle. Ce terme, issu du latin regimen, désigne l’action de gouverner, d’administrer.

L’expression régime alimentaire est apparue au XVIIIᵉ siècle, pour s’appuyer sur des observations scientifiques.

Le pèse-personne mécanique a été popularisé dans les années 1920-1930.

Mince alors, dire que nos ancêtres c’étaient libérés du poids des crinolines et des corsets.

Pour être en forme, une bonne partie passe par une bonne hydratation et l’alimentation. Etes-vous dans votre assiette aujourd’hui ?

Choisir ses aliments en conscience de leur apport nutritionnel et de leurs bienfaits sur notre santé physique et mentale, et sur l’intégralité de notre être à court et long terme est un véritable acte d’amour envers soi.

Avant de manger, prenons un instant pour nous demander :
« Suis-je bienveillant envers moi-même lorsque je choisis cet aliment plutôt qu’un autre ? »

Ainsi, notre corps et notre mental peuvent sont pris en compte sans être dissociés. L’alimentation passe aussi par une bonne alimentation du cerveau.

Même si nous ne sommes jamais à l’abri d’une épreuve ou d’une déconvenue, le bonheur se construit pas à pas par des choix, en posant une pierre à la fois, tel un chemin de vie.

Et si le chemin qui mène au bonheur n’était pas la fin en soi mais le commencement ?

Aujourd’hui est le meilleur moment pour être heureux !

L’accumulation d’un bien de consommation procure un sentiment de joie pendant quelques heures, puis le cerveau oublie très vite et passe à autre chose.
Alors que prendre soin d’un besoin fondamental (voir l’article La liste) vous apporte une sérénité pérenne.

🌸  J’ai toujours une pensée particulière pour Cendrillon lorsque je suis dans une boutique de chaussures, en me posant la question :
« Est-ce que ces chaussures peuvent vraiment changer ma vie ? »

Le bonheur, c’est la santé.

Alors, être ou avoir l’air heureux ?

L’omelette aux champignons

Le rôle des champignons dans la santé de la Terre et la fécondité des plantes est absolument fondamental — presque magique, d’un point de vue naturel. Voici pourquoi :

Sous nos pieds, les champignons tissent un vaste réseau souterrain, appelé mycélium.
Ce réseau agit comme un véritable système nerveux de la Terre :

. Il relie entre elles les racines des plantes et permet la circulation de l’eau, des minéraux et des informations chimiques.
. Il favorise la coopération entre les végétaux plutôt que la compétition.
. Grâce à lui, les arbres communiquent, s’entraident et se protègent de leurs ennemis mortels.

L’automne, saison où la Terre lâche prise et se repose après avoir généreusement donné durant les deux saisons précédentes, est le moment privilégié des champignons.

La plupart des plantes terrestres vivent en symbiose avec les champignons, dans une union appelée mycorhize (du grec mycos = champignon, rhiza = racine).

Dans cette alliance féconde :
. Le champignon aide la plante à absorber les minéraux et l’eau.
. En retour, la plante nourrit le champignon grâce aux sucres issus de la photosynthèse.

Cette collaboration renforce la résistance des plantes face à la sécheresse, aux maladies et aux sols appauvris.

Les champignons participent activement à la fécondation naturelle du sol :

. Ils décomposent la matière organique (feuilles mortes, bois, racines en décomposition).
. Ce processus libère des nutriments essentiels que les plantes peuvent ensuite absorber.
. Ils stabilisent la structure du sol en liant les particules de terre, rendant celui-ci aéré, fertile et vivant.

Sans eux, la matière organique s’accumulerait sans se transformer, et le sol deviendrait stérile à long terme.

Par sa forme en parapluie ? Son odeur ? Son toucher ? …
Le champignon rappelle que tout est interconnecté, que la fécondité de la Terre repose sur la coopération silencieuse de tous les êtres.

Certains champignons sont toxiques, mais beaucoup sont merveilleux en poêlée.
Nous savourons leur douceur dans les veloutés, leur humour et fantaisie dans les farces, et parfois leur pouvoir de voyage — grâce à une simple sauce, nous voilà transportés en Grèce en quelques bouchées.

A table !

Selon la théorie des signatures en phytothérapie, leur forme évoque celle de l’oreille.
Et figurez-vous qu’ils contribuent à en préserver la santé… Sans jamais se faire entendre !

🌸 Les champignons ont les pieds dans l’humus, gorgé d’humidité et d’humilité, nourrissant l’humanité depuis bien avant l’Antiquité.

Heigh-Ho, On rentre du boulot

Les échéances, les objectifs à atteindre, la pression.
Le stress au travail, la circulation, les courses à gérer, les vaccins à renouveler, l’entretien de la chaudière, comparer les prix des assurances, trouver le cadeau parfait pour l’anniversaire d’un ami, préparer le repas…

Stop !

Comme Blanche-Neige, tiens donc ?
Pourtant, leur décor est sombre. Quoi de plus noir qu’une mine ?
Mais au fond de cette obscurité, ils cherchent des diamants.
Une belle métaphore d’introspection, cette pierre précieuse qui illumine même les coins les plus obscurs de notre être.
Et si ces diamants représentaient l’amour ? L’amour de son métier et d’un travail bien fait.

Siffler, c’est nous connecter à notre souffle vital.
Je vous renvoie aussi à l’article 👉 Siffler en travaillant.
Et ce n’est pas qu’une image : le souffle, c’est la vie, c’est l’énergie qui circule.

Une invitation au lâcher-prise après une journée de travail.
Pas toujours facile, n’est-ce pas ?

Mais lorsque l’on met en place des rituels mieux-être pour prendre soin de soi, de son énergie et de ses pensées, de nouvelles portes s’ouvrent.

Une pensée pour Simplet, qui a failli prendre le risque de rater sa soirée en emportant la clé qui ferme la porte de son lieu de travail…
Une belle image de ce que nous faisons souvent : ramener nos tracas du bureau à la maison.

Prof, Grincheux, Simplet, Atchoum, Timide, Dormeur et Joyeux.
Bien plus que des personnages. Blanche-Neige les aime comme ils sont, sans les juger ni même chercher à les changer.

Et malgré tout, malgré leurs différences, ils forment une équipe harmonieuse et une famille unie.
Un peu, comme bien des années plus tard, les Schtroumpfs, « ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux », dont les héros ont des similitudes au niveau des traits de caractère, que nous pourrions parfois assimiler à des qualités et des défauts.

Et au final, quelle synergie !

🌸 De vous à moi, prenez-vous vraiment le temps de souffler après votre journée de travail ?

Je, tu, ils

Ou l’art de s’adresser à la bonne personne !

Tout le monde est d’accord pour dire que le vouvoiement est une marque de respect.
Mais ses dérives en ont fait un instrument social permettant d’établir une hiérarchie subtile, voire de renforcer une distance entre les individus.

Derrière un simple « vous », se cache un monde de codes invisibles.

Même si son origine reste incertaine, le vouvoiement s’enracine entre les IIᵉ et Vᵉ siècles.

Les empereurs et les rois s’adressaient à eux-mêmes au pluriel pour marquer leur grandeur : Nous, souverain de ces terres…

Peu à peu, cette tournure s’impose dans la société médiévale comme formule de politesse et signe de reconnaissance sociale.
Le « tu », jadis universel, devient réservé à la sphère intime, à la famille, ou à ceux que l’on considère comme ses égaux.

En général, nous vouvoyons la personne que nous rencontrons pour la première fois.

Mais pourquoi ?
« C’est ainsi ! » répondent souvent les adultes, les professeurs, ou les aïeux, lorsqu’un enfant pose la question.

Et patatras ! Voilà la grand-tante qui s’offusque parce que l’enfant la tutoie.

Mais ne vous méprenez pas :

— Vous pouvez vous asseoir ici !
— Mais je suis seul !
— Asseyez-vous quand même !

C’est pourquoi le tutoiement, plus direct, rapproche les êtres et favorise des relations sincères et authentiques. Il reste d’usage de demander l’autorisation en amont.

Lorsque je vouvoie quelqu’un, j’entends que je lui signifie : « je vous vois ».
C’est une façon d’honorer sa présence en lui signifiant la mienne à parts égales.

Alors que si je tutoie une personne d’entrée de jeu, l’inconscient pourrait entendre « je tue toi » — une contraction phonétique qui évoque une violence, une intrusion dans l’espace de l’autre sans y être invité.

Cette idée me ramène à une réplique du film Avatar, où le héros dit : « Je te vois. »

Dans le monde des Na’vi originaires de Pandora, cette phrase ne signifie pas « je te regarde » mais « je te reconnais dans ton essence ».
C’est un acte d’amour, une communion d’âme à âme.

🌺 Le langage n’est pas seulement un outil, c’est une vibration.
Entre le jeu du « tu  et du vous » et du « je et du nous », il tisse le fil invisible qui relie les consciences.
Lorsque nos mots portent la bienveillance, chaque échange devient une rencontre authentique.

Siffler en travaillant

Les enfants nous regardent.
Ils nous écoutent lorsque nous parlons de notre travail.
Alors, quel message leur transmettons-nous vraiment ?

. Le travail, c’est dur ?
. Il n’y a pas de place pour tout le monde ?
. Ou encore : “Travaille bien à l’école pour avoir un bon salaire” ?

Ces phrases, répétées sans y penser, façonnent leur vision du monde. Pourtant, une autre approche est possible — plus douce, plus vivante, plus inspirante.

Souviens-toi de Blanche-Neige.
Lorsqu’elle découvre la petite maison des sept nains, elle ne juge pas.
Elle ne se plaint pas, bien qu’elle vienne d’un palais doré.

Elle agit.
Elle prend son courage à deux mains, s’implique avec le cœur, et transforme la corvée en moment de joie.

. Elle aime
. Elle chante
. Elle attire à elle les animaux de la forêt, qui deviennent ses alliés

Dans cette scène, tout semble léger, mais le message est profond :
le travail n’est pas un fardeau lorsqu’il devient une offrande de soi au vivant.

Et si, au lieu de dire « le travail, c’est dur », nous disions :
. « Le travail, c’est créer de la beauté avec mes mains. »
. « C’est apprendre à servir la vie, à ma façon. »
. « C’est ma manière de participer au monde. »

Les enfants n’ont pas besoin de mots compliqués.
Ils ont besoin de voir dans nos gestes la joie d’agir et la fierté d’accomplir.

Blanche-Neige, archétype de l’innocence et de la gratitude, nous rappelle qu’en sifflant en travaillant, nous faisons circuler l’énergie de l’amour.
Et cette énergie, les enfants la ressentent, la copient, la prolongent.

Siffler, chanter, sourire en accomplissant sa tâche quotidienne, c’est honorer le mouvement de la vie.
C’est offrir un autre modèle : celui de l’adulte qui œuvre, plutôt que celui qui subit.

Et si, demain, chaque geste devenait une danse ?
Chaque effort, une prière silencieuse ?
Chaque journée de travail, une occasion d’aimer un peu plus la vie ?

🌸 Siffler en travaillant, c’est cultiver la joie simple de l’instant, et semer en silence les graines d’un monde plus confiant et plus vivant.

Je tourne en rond

Il vous est peut-être déjà arrivé de prononcer cette phrase : « Je tourne en rond… »
Souvent, cette expression traduit un sentiment d’ennui, de stagnation, voire de perte de sens.

Un peu comme un poisson prisonnier de son bocal, qui nage sans fin dans un bocal.
Et si ce mouvement circulaire n’était pas un enfermement, mais un symbole temporel qui indique qu’après la fin d’un cycle tout recommence à zéro ?

Lorsque quelque chose ne tourne plus rond dans notre vie, c’est souvent source de problèmes surtout lorsque c’est au sujet des  » ronds « .
Un mot mal dit, une émotion ignorée, une jalousie dissimulée, etc.
Comme un cheveu dans la soupe, un petit rien vient troubler l’harmonie du cercle.

Quand les choses tournent mal, il est temps de remettre les pendules à l’heure, de retrouver son centre.
Car dans toute forme circulaire, il existe un noyau, un cœur, un point d’ancrage.

Dans bien des traditions, le cercle est sacré.
Il représente la vie, la continuité, l’équilibre et la reliance.

🔸 Chez les peuples amérindiens, les conseils et cérémonies se tenaient en cercle, car nul n’est au-dessus ou en dessous des autres.
🔸 Dans les villages africains, le feu central rassemble et éclaire le cercle des anciens et des enfants.
🔸 Et dans nos vies modernes, nous parlons encore de cercle familial, amical ou professionnel : autant de liens invisibles qui nous relient.

Un proverbe africain le rappelle :

« Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »

Briser un cercle, c’est rompre une énergie de partage.
Mais l’ouvrir, c’est laisser entrer l’amour et l’harmonie entre les personnes.

Aujourd’hui, les cercles de femmes et cercles d’hommes renaissent.
On s’y réunit pour parler, écouter, déposer ses fardeaux dans le non-jugement.

Ces cercles modernes perpétuent la mémoire d’un savoir ancien :
celui des chants qui soignent, de la parole qui relie, du feu intérieur qui éclaire.

Le cercle nous apprend que tout est un éternel mouvement.
Les saisons, les cycles, les situations… Rien n’est figé.
Tourner en rond, c’est parfois simplement prendre le temps de revenir à soi, dans son centre.

Et à chaque nouveau tour, il nous offre l’occasion d’élargir notre regard et de rencontrer des nouvelles personnes, se s’ouvrir vers d’autres horizons, d’expérimenter de nouvelles expériences, d’agrandir notre famille.

🌸 Et soyez assuré, qu’il y a toujours à apprendre des autres. Chaque rencontre est un précieux trésor qui nous apprend quelque chose sur nous ou nous donnera une leçon de vie.