On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue

Qui ne supporte pas de marcher sans chaussures ?
Ou bien, au contraire, qui se sent revivre le soir dès qu’il se déchausse en rentrant chez lui ?

Nos pieds racontent une histoire. Ils nous relient à la terre, à notre corps, à notre équilibre intérieur.

Il semblerait, selon diverses recherches, que les premières chaussures en cuir soient apparues en Arménie au IVᵉ siècle avant Jésus-Christ.

Dans l’absolu, nul ne peut prétendre connaître la vérité sur ce fait très ancien.

À cette époque, il n’existait aucune distinction entre le pied gauche et le pied droit.
Cette différenciation apparaît en 1858 grâce à Alexis Godillot.

Avec ou sans brides ? Noires ou colorées ? Vernies ou naturelles ?

Les chaussures en disent long sur nous.

Certains apprécient les talons hauts qui élèvent légèrement le pied de la terre. D’autres préfèrent sentir le sol sous leurs pas.

Avez-vous connu les espadrilles, ces chaussures en toile à semelle en corde ?
Êtes-vous adepte des tongs ou préférez-vous les nus-pieds ?

Tout cela nous renvoie à un métier ancestral : cordonnier, issu du mot Cordouan, lié aux habitants de Cordoue.

La semelle de nos chaussures se mêle aux énergies extérieures : métro, travail, centres commerciaux…

Lorsque nous rentrons chez nous, l’entrée agit comme un sas entre l’extérieur et l’intérieur.
Se déchausser à ce moment peut permettre de marquer une transition.

Surtout après une rencontre pesante ou intrusive dans notre environnement.

Voici quelques rituels pour leur offrir douceur et attention :

• Masque d’argile verte pour assouplir les callosités et favoriser le retour veineux
• Bain de pieds au gros sel pour relâcher les tensions et apaiser l’esprit
• Hydratation régulière pour nourrir la peau
• Marche pieds nus sur la terre pour se reconnecter à soi

Une astuce issue de l’ayurvéda pour hydrater en profondeur et prévenir les mycoses :

• Appliquer une couche généreuse d’huile de coco
• Enfiler des chaussettes pour favoriser la pénétration

La rosée matinale, quant à elle, apporte une sensation vivifiante et réveille le lien à l’énergie du printemps et à l’enfant intérieur.

La plante des pieds possède un centre énergétique situé au niveau de la voûte plantaire.

Ce point permet les échanges entre notre corps et la terre.

La semelle agit-elle comme un filtre ? Une protection ? Une coupure ?

Cette expression évoque un état de distraction, l’esprit ailleurs.

À force de rester dans les préoccupations ou les rêveries, l’ancrage s’efface.
Les pieds quittent la terre.

Un des moyens pour retrouver cet équilibre consiste à revenir au corps… et aux sensations.

Un indispensable pour éviter l’inconfort.

Qui n’a jamais porté une paire séduisante mais douloureuse ?
Ampoules, frottements, cors…

Une pensée pour Cendrillon et ses chaussures de verre.

À chaque pas, la terre rappelle sa place essentielle.

Elle soutient, nourrit, stabilise.

Trouver l’équilibre entre rêver et rester ancré devient une forme d’harmonie.

🌸 Prendre soin de ses pieds, c’est prendre soin de son ancrage, de son équilibre et de sa présence à soi. Et vous, avez-vous un rituel bien-être pour vos pieds ?
Ou préférez-vous les cacher dans vos chaussettes ?

Nettoyer, balayer, astiquer

Le voilà, le voilà, le voilà… Ouvrons grand les fenêtres, respirons à plein poumons. Fêtons son retour dans la joie et la bonne humeur : le printemps !

Les jours s’allongent, la lumière s’installe plus longtemps, et l’énergie de la nature comme la nôtre s’amplifie. Un nouvel élan traverse le vivant. Voici donc quelques suggestions d’activités pour accompagner ce début de saison, avec douceur et conscience.

Le printemps est une invitation à ressentir.

Par l’arrivée des bourgeons qui colorent à nouveau les jardins et les bords de route, la nature sort de son silence hivernal. Les nuances de vert s’entrelacent, promesse d’un renouveau discret mais puissant.

Le chant des oiseaux dans le ciel qui s’éveille plus tôt semble diffuser une énergie bienveillante. Leurs mélodies accompagnent les premiers rayons du soleil, comme une douce invitation à sortir du sommeil.

La fragrance des fleurs annonce les jours à venir. Hum… bientôt viendra le lilas. Le préférez-vous blanc ou violet ? Chaque parfum raconte une histoire, chaque senteur éveille un souvenir.

La sensation de la terre sur les mains lorsque nous rempotons les plantes nous relie à l’essentiel. Ce contact simple rappelle notre lien profond avec le vivant.

Le feng shui est un art d’origine chinoise qui vise à harmoniser l’énergie d’un lieu de vie. Il repose sur la circulation du Qi, l’énergie vitale, et sur l’équilibre des éléments : bois, feu, terre, métal et eau.

Aménager son intérieur selon ces principes consiste à inviter la simplicité, la fluidité et l’équilibre. Une décoration épurée favorise le calme intérieur et la sérénité. L’extérieur devient alors le reflet de l’intérieur.

Le printemps est la saison idéale pour faire le tri dans sa maison et sa garde-robe. Se poser des questions simples permet d’y voir plus clair :

– est-ce que cet objet est en bon état de fonctionnement ? (Toute panne peut créer une stagnation énergétique.),

– est-il utile ? (Un objet inutile encombre l’espace, l’esprit et maintient dans le passé.),

– est-ce que je l’utilise encore ? En ai-je réellement besoin ?Le fameux nettoyage de printemps de nos grands-mères.

Ce rituel ancestral n’est pas qu’une question d’hygiène. Il symbolise un renouveau, un passage.

– les vitres,
– les rideaux et voilages,
– les tapis,
– les interrupteurs,
– les luminaires,
– les plinthes,
– les portes et poignées,
– les couvertures,
– l’intérieur des armoires,
– le réfrigérateur,
– le congélateur,
– les coins des plafonds et murs,
– l’intérieur de la voiture.

Pour ma part, je commence par les vitres et les voilages, puis je procède pièce par pièce. Et les jours où la motivation fluctue, j’improvise : aujourd’hui, les interrupteurs… Demain, sera un autre jour.

Voir aussi l’article : siffler en travaillant

Le tri agit comme une libération.

– les vêtements usés, trop petits ou trop grands
– les médicaments périmés
– les papiers, classés par thématique
– la boîte mail (se désinscrire des contenus non désirés)
– les réseaux sociaux (se libérer des sources de tension)

Alléger son environnement, c’est aussi alléger son esprit.

– mettre en vente sur des sites d’occasion
– offrir à des proches ou à des associations
– déposer les piles usagées, y compris celles des détecteurs de fumée

Chaque objet retrouve une utilité, rien ne se perd, tout circule.

– réparer (une porte qui grince, la cafetière entartrée, etc. ),
– détartrer la robinetterie et les siphons,
-vérifier l’éclairage,
– purger les radiateurs si nécessaire.

Entretenir, c’est prolonger la vie des choses tout en prenant soin de son intérieur.

Aérer chaque pièce quotidiennement permet de renouveler l’air et l’énergie. Au printemps, les températures radoucissent pour prolonger ces instants.

La fumigation peut accompagner ce geste avec :

– de l’encens,
– de la sauge,
– du palo santo,
– du feuillage de genévrier,
– ou de cordelettes népalaises.

Ces pratiques, utilisées avec conscience, favorisent une sensation de clarté intérieure.

Le jardin devient un espace d’expression du vivant :

– nettoyer les massifs,
– aérer la terre,
– ajouter du compost,
– tailler les arbustes,
– planter les herbes vivaces et les bulbes,
– semer (salades, radis, carottes),
– désherber,
– installer des tuteurs,
– pailler la terre,
– vérifier l’arrosage.

Observer son jardin, c’est aussi observer la vie.

Le printemps débute avec l’équinoxe vernal, moment où le Soleil entre dans le signe du Bélier. Ce passage marque le début d’un nouveau cycle.

La durée du jour et de la nuit s’équilibre, symbole d’harmonie entre ombre et lumière.

Cette période invite à :

– initier de nouveaux projets,
– retrouver un élan vital,
– oser agir.

Comme la nature, nous sommes appelés à renaître.

Le printemps est propice à la créativité.

Munissez-vous :

– d’une feuille ou un support rigide,
– de magazines,
– des’ ciseaux,
– de la colle,
– d’une tisane réconfortante ou de votre boisson préférée.

Puis laissez émerger vos envies, vos rêves, vos projets. Assemblez images et mots pour les coller sur votre tableau de visualisation.

Ce tableau devient une boussole intérieure pour les mois , l’année ou les années à venir.

Certaines personnes marquent ce passage par des gestes symboliques :

– méditer au lever du soleil,
– poser une intention,
– marcher en pleine conscience,
– créer un autel naturel,
– participer à un cercle.

Ces moments nourrissent la connexion à soi.

Au-delà du ménage et des actions visibles, le printemps invite à un nettoyage plus subtil : celui du cœur et des pensées.

C’est une période idéale pour observer ce qui, en soi, demande à évoluer.

Quelles émotions restent figées depuis l’hiver ?
Quelles pensées tournent en boucle sans apporter de solution ?
Quels attachements freinent votre élan ?

Comme la nature, l’être humain a besoin de laisser partir l’ancien pour accueillir le nouveau.

Prendre un moment pour écrire, respirer, se recentrer permet d’identifier ces zones intérieures à alléger.

Le printemps n’exige pas la perfection. Il invite au mouvement.

Un simple pas suffit. Une décision, même minime, enclenche une dynamique et de la joie pour avancer.

🌸 Et surtout, chacun avance à son rythme, dans la bienveillance envers soi.

Le but essentiel reste de se régénérer, de retrouver une énergie nouvelle, plus fluide en accueillant le renouveau

Le printemps est aussi le moment idéal pour observer son jardin, l’éclosion des fleurs. Chaque plante exprime ses besoins : plus de lumière, d’espace, d’eau ou de nutriments.

Et s’il s’agissait d’en faire de même avec nous-mêmes ?

Auprès de mon arbre

En botanique, l’arbre est une plante ligneuse à bois. Il s’élève sur un tronc unique, solide, capable de traverser les décennies, parfois les siècles.

Il y a d’abord l’herbe, les sous-arbrisseaux d’un mètre environ, les arbrisseaux de 1 à 4 mètres, les arbustes de moins de 7 mètres et les arbres de plus de 7 mètres. Cette classification permet de situer l’arbre dans le règne végétal selon sa hauteur et sa structure.

Sa particularité réside dans son tronc lignifié, formé de bois. Ce bois assure la stabilité et la longévité. Contrairement aux plantes herbacées, l’arbre persiste dans le temps. Il s’ancre, il grandit, il s’élargit par ses cernes annuels qui racontent l’histoire des saisons traversées.

Ses racines plongent dans la terre. Invisibles, elles forment un réseau dense, puissant, capable de capter l’eau et les sels minéraux. Elles stabilisent le sol, préviennent l’érosion, dialoguent avec les champignons par le réseau mycorhizien, véritable toile souterraine de communication.

Il y a des arbres fruitiers, les sapins, et les autres.

Parmi les arbres fruitiers, nous trouvons le pommier, le poirier, le prunier, le cerisier, l’abricotier. Ils offrent leurs fruits en été ou en automne.

Les sapins, comme le sapin blanc ou l’épicéa, appartiennent aux conifères. Leur feuillage persistant leur permet de rester verts toute l’année.

Les autres arbres regroupent une immense diversité :

• Les feuillus comme le chêne, le hêtre, l’érable
• Les résineux
• Les arbres ornementaux
• Les arbres forestiers
• Les arbres méditerranéens

Leurs branches apportent soutien à leurs feuilles et portent parfois des fleurs et des fruits. Leur houppier dessine des silhouettes uniques dans le paysage.

Au niveau spirituel, nous disons souvent qu’ils sont un pont entre le ciel et la terre. Le tronc s’élève vers la lumière. Les racines plongent dans l’obscurité fertile.

Comme tout n’est qu’alchimie et que la nature est bien faite, ils absorbent notre gaz carbonique pour nous fournir de l’oxygène grâce à la photosynthèse. Ce mécanisme transforme la lumière en énergie. L’arbre devient souffle.

Ils procurent de l’ombre, un coin frais l’été. Ce qui pourrait s’apparenter à la transpiration de leur houppier correspond à l’évapotranspiration. Ce phénomène libère de la vapeur d’eau et rafraîchit l’air ambiant.

S’asseoir sous un arbre, c’est entrer dans une cathédrale végétale.

Chaque feuille est unique. Les botanistes les observent pour identifier l’arbre. La forme, le bord, la nervation, la disposition sur la tige deviennent des indices précieux.

Les feuilles simples :

• Sinuées
• Palmatifides
• Palmatilobées
• Palmatipartites
• Palmées à nervures rayonnantes (qui m’inspirent les cinq doigts d’une main)

Les feuilles composées :

• Palmées
• Pennées (à bord complet ou denté), paires ou impaires
• Trifoliées
• Palmées
• Pédalées

La feuille représente l’organe de la respiration végétale. Elle capte la lumière, échange les gaz, régule l’eau. Sa surface s’adapte au climat. Large en milieu humide, plus petite en milieu sec.

À l’automne, ses pigments changent. La chlorophylle s’efface. Les caroténoïdes et anthocyanes révèlent des teintes dorées, rouges, cuivrées. La forêt devient tableau.

La sève revient. Elle monte dans le tronc, alimente les bourgeons, gonfle les tissus.

Sauf pour les arbres à feuillage persistant tels que l’olivier, l’eucalyptus ou les palmiers, les arbres caducs renouvellent leurs feuilles.

Les arbres de la famille des bétulacées (noisetiers, bouleaux) et des fagacées (châtaigniers, chênes) sortent leurs chatons. Ces inflorescences pendantes libèrent le pollen au vent.

Puis viennent les fleurs.

Le magnolia offre une floraison spectaculaire. Ses grandes fleurs blanches ou rosées apparaissent avant les feuilles. Leur beauté ne dure que quelques jours par an. Cette brièveté rappelle la fragilité de toute chose.

Le cerisier pleureur déploie des cascades de pétales. Lorsque le vent les emporte, une pluie légère traverse l’air. Le sol se couvre d’un tapis rose. La scène invite à la contemplation.

L’amandier fleurit très tôt. Il annonce la fin de l’hiver. Le pommier déploie des fleurs blanches teintées de rose. L’érable laisse apparaître de petites fleurs discrètes avant la formation des samares.

Le printemps incarne la renaissance.

C’est la saison où la majorité des arbres apportent leurs fruits pour notre plus grand bonheur.

Les cerises, les prunes, les abricots, les figues gorgées de soleil évoquent l’abondance.

Le tilleul, très mellifère, embaume l’air. Ses fleurs attirent les abeilles. Les infusions de tilleul accompagnent les soirées calmes.

Il vaut mieux éviter de s’abriter sous un noyer. Le noyer commun libère une substance appelée juglone. Cette molécule possède un effet allélopathique. Elle inhibe la croissance d’autres plantes et peut provoquer des maux de tête chez certaines personnes sensibles lorsque l’air reste confiné sous son feuillage dense.

Les feuilles épaisses créent une ombre profonde. L’atmosphère devient lourde.

Une pensée pour les cerises et l’expression « si tu réussis, je te paie des cerises ! ». Cette phrase invite au dépassement de soi. Elle associe effort et récompense. L’arbre devient symbole de promesse.

La sève descend et suit le rythme des jours qui raccourcissent. L’activité ralentit.

Les feuilles tombent pour constituer un engrais naturel. Elles se décomposent, enrichissent le sol en humus. La terre se régénère.

Les glands, les châtaignes, les noisettes nourrissent les animaux et parfois les hommes. Les forêts bruissent de pas feutrés.

À cette époque, nous aimons nous balader dans la nature. Une forme de mélancolie traverse parfois nos pensées. La lumière décline. Les couleurs s’intensifient.

L’arbre accepte le lâcher prise.

Ils sont démunis de toutes feuilles, ce qui pourrait s’apparenter à une mise à nu, un dépouillement total d’un point de vue humain.

Le tronc se révèle. Les branches restent dressées vers le ciel. Ils sont les seuls repères d’identité pour un botaniste.

Ils sont paisibles, pourtant, au vu des tempêtes croissantes, ils doivent se battre entre vent et marée. Leurs racines s’agrippent au sol, la terre est leur allié. Leur bois plie. Certains cèdent. D’autres résistent.

L’hiver représente une phase d’intériorité. Le vivant semble suspendu. L’énergie se concentre.

Au-delà de la botanique, l’arbre enseigne.

Il donne sans compter : ombre, fruits, oxygène, abri, bois, beauté.

Il ne réclame rien.

Il traverse les saisons sans se comparer aux autres arbres. Le chêne ne cherche pas à devenir bouleau. Le pin ne convoite pas les fleurs du cerisier.

Il suit et respecte sa nature.

Les traditions anciennes, qu’elles soient celtes, amérindiennes ou orientales, ont toujours reconnu cette sagesse. L’arbre représente l’axe du monde, l’axe vertical reliant les plans visibles et invisibles.

S’adosser à un tronc, sentir la rugosité de l’écorce, écouter le vent dans les feuilles, c’est retrouver un rythme plus vaste que soi.

🌸 Ainsi va la vie des arbres, tout comme pour les hommes, tout est un éternel recommencement.

🌸 Cela m’inspire le proverbe hébreu :
« Qui donne ne doit jamais s’en souvenir. Qui reçoit ne doit jamais oublier. »

Les arbres incarnent ce don silencieux. À nous d’apprendre à les regarder.

Marche tout droit

Création Aiyana Catori

Il était alors âgé de quinze ans. Il n’était plus vraiment un enfant mais pas encore un homme, et la transition était indélicate.

Ses journées étaient insipides, presque dépourvues de toute joie, telles une déconnexion de son être profond. Les courbes de son corps changeaient, semblant se fortifier au niveau des pectoraux ; sa voix muait à tel point que tout cela le laissait muet dans son mutisme.

Bientôt, de fâcheux boutons baptisés « acné juvénile » par un dermatologue envahirent son front comme un affront.

Hypersensible face à la pilosité croissante, il devait faire face à des remarques qu’il interprétait souvent comme des brimades. Mais il masquait tout cela par un sourire tantôt pantois, tantôt narquois. Et ce sourire qui auparavant émerveillait ses parents devenait dérangeant, agaçant.

Ses jambes grandissantes le faisaient se cogner aux coins de la table basse, faisant trembler les verres jusqu’à les renverser et les casser. Cette même table qu’il chérissait dans son enfance, qui accueillait ses petites voitures et ses petits camions dans son monde imaginaire sans code de la route, désormais l’insupportait.

Au fil des ans, successivement, la baby-sitter et la fille au pair avaient été remplacées par les émissions récréatives et les dessins animés en tout genre sur l’écran de la télévision.

Ses parents n’avaient qu’un mot à la bouche : orientation. Ce mot l’effrayait. Comment pourrait-il trouver sa voie ? Et s’il se trompait de chemin ? À vrai dire, il semblait perdu. Et s’il était un perdant ? Son père, lui, était un gagnant. Et s’il le décevait ?

Elle avait débarqué dans sa vie par un beau matin de printemps, le jour de ses quatorze ans, comme par enchantement, à l’heure où les chatons dressés dansaient sous l’effet du vent sur leurs branches et où les bourgeons de narcisses étaient encore fleurs dans le jardin. C’était celle qu’il attendait depuis quelque temps. Pour elle, il aurait décroché la lune. Il l’avait toujours su : elle changerait sa vie. À tel point que le temps avant son apparition lui avait semblé interminable.

Elle était parfaite ! Elle avait remplacé ses derniers gadgets et jouets d’enfant sur la table basse aux angles obtus. Elle avait remplacé ses chaînes télévisées préférées : sa console. C’était aussi un trophée, car il avait décroché quelques bonnes notes à l’école.

— Range ta chambre, insufflait sa mère sur un ton de colère.
— Tu vas finir chômeur, répétait inlassablement son père.
— Alors mon garçon, que vas-tu faire de bon dans ta vie ? Était la sempiternelle question de son grand-père, posée à chaque repas de famille.
— Tu vois, dans la vie, il faut que tout marche droit. De la rigueur, mon enfant, sermonnait le père.

Les éloges allaient bon train vis-à-vis de son petit frère, qui semblait plus docile et surtout plus intelligent. « Un vrai prodige », avait même dit récemment son père pour qualifier la dextérité et les incroyables progrès dans les leçons de piano du cadet. « Faut dire qu’il est méritant, lui », avait ajouté sa mère.

Alors il n’avait qu’une envie : retrouver sa console. Elle savait lui offrir son lot de consolation. Sans mot dire, il détruisait des empires. Et vlan, uppercut droit, et vlan, uppercut gauche. Il déglinguait les assaillants à tour de bras. C’était son terrain de jeu, il contrôlait le jeu. Là, il n’y avait pas d’enjeu. Dans ce monde imaginaire, il était au gré de ses émotions : parfois le méchant qui détruisait le monde, parfois le héros qui sauvait le monde.

Ce nouvel état d’être, à la limite de la transe, faisait peur à sa mère et déclenchait chez elle des sautes d’humeur. Pour étouffer ses cris fréquents, il prit le parti d’enfoncer ses écouteurs dans les oreilles et la vibration de la musique décupla sa force. Il aurait juré pouvoir la transformer en poisson rouge qui fait machinalement bouger la bouche dans un bocal.

— Léthargie, es-tu là ? Je veux mon enfant, rendez-moi mon enfant ! criait la mère aimante, à bout de souffle.

Des années passèrent.

Lors d’une soirée de solstice qui marquait la fin de l’automne et l’arrivée de l’hiver, dans son jardin, le père cassa une noisette en marchant d’un pas aguerri sur l’une d’entre elles. Son fils aîné avait alors vingt-deux ans ; il était devenu réparateur de consoles de jeux dans une boutique de matériaux d’occasion. Le père était déçu par ce choix car, au fond de lui, il le savait : son fils méritait mieux.

Une branche de noisetier tomba à ses pieds et un petit bonhomme apparut pour lui dire :
« Tu ne peux pas juger un homme avant d’avoir passé deux lunes dans ses mocassins* »

Le vent souffla, le petit bonhomme disparut comme il était apparu.

La lune dessina un beau croissant dans le ciel et la neige vint à tomber.

Décontenancé par cette affirmation et l’étrangeté du moment, le père lâcha le panier de bûches de bois qu’il tenait jusque-là bien en main. Dans le noir, il prit un long moment pour ramasser les bûches. D’autant que la neige s’emmêlait et tombait d’abord en petits flocons, puis en plus gros, bientôt en rafales tourbillonnantes autour de lui.

Une fine pellicule blanche recouvrit le sol. Le père prit froid :
— Atchoum ! Résonna dans le jardin.

Le temps passant, le fils s’inquiéta à l’intérieur de la maison et alla à la rencontre de son père dans le jardin.

— Tout va bien, papa ? dit le fils.
— Oui, je pense. Oui, maintenant tout va bien. Merci, mon grand.

Le père et le fils rentrèrent à la maison. Le fils admirait les traces de pas laissées dans la neige et s’aperçut, en comparant la taille de ses chaussures sur la terre, qu’il avait bien grandi.

En poussant la porte d’entrée, pour la première fois, le jeune homme fut touché en plein cœur par la beauté des notes de musique de son frère.

La mère chanta :
— À table !

À cet instant, le fils se rappela avec compassion la table basse aux angles obtus qui avait accueilli tour à tour ses petites voitures et ses jeux d’enfant.

* Proverbe amérindien.

Intentions

Quels qu’elles soient, bonnes ou mauvaises, tout part d’une intention.
Découvrez le pouvoir de l’intention : cette force invisible qui influence nos actions, nos relations et notre réalité. Apprenez à poser une intention claire pour transformer votre vie.

L’intention est un but à atteindre. Un message à véhiculer, un projet à accomplir. Un message clair ou déguisé selon l’initiateur, qui peut avancer masqué.

Car malheureusement, toutes les intentions ne sont pas bonnes pour autrui du fait de sa malveillance et parfois pour soi du fait de :

• sa mauvaise formulation
• son empreinte énergétique
• sa confusion
• sa légèreté
• sa lourdeur
• etc.

Et cela pose parfois bien des dilemmes.

Comme tout part d’une intention, pourvu que l’intention soit juste et portée par une énergie bienveillante pour tout le monde.

Pour l’artiste peintre, cela passe par un jeu d’ombre et de lumière, le choix des coloris. Et soyez certain qu’en vous centrant dans votre cœur, vous recevrez très certainement l’intention qu’a souhaité véhiculer l’artiste.

D’ailleurs, peut-être recevez-vous l’intention dans l’image qui illustre cet article ?

En musique, en prêtant l’oreille à la mélodie, aux mots, au souffle du chanteur et aux pauses musicales, parfois même en quelques notes, tout notre corps vibre ou, étrangement, déchante d’instinct. Peut-être n’êtes-vous pas en phase avec l’intention que nous pourrions résumer à une ambiance musicale ?

Le pouvoir de l’intention recèle de secrets.

C’est un point essentiel, car chaque intention précède l’action.

Des intentions bien formulées génèrent :

• la bonne énergie nécessaire
• votre maturité affective
• un dialogue subtil avec votre inconscient qui apaise le mental (voir également : lien « On ne change pas »)

D’où l’importance de se poser et d’écouter son être profond de manière à ce qu’elle soit alignée à nos besoins profonds du moment et à notre aspiration.

L’intention pourrait donc s’apparenter à une flèche que nous voulons envoyer vers une cible. Pour être certain d’atteindre son but et de viser en plein dans le mille, il est préférable de se prémunir :

• d’un bon lanceur (l’état d’esprit)
• d’un arc avec une bonne corde (la posture du lanceur, incluant ses qualités et ses talents)
• d’une flèche bienveillante (l’intention)

Le lanceur de flèche doit donc être aligné, tout en étant au diapason avec la corde de son arc et la flèche, afin d’éviter toute dissonance qui ralentit ou éloigne du but à atteindre.

Pour éviter de vous transformer en une girouette qui fluctue au gré des vents contraires — le vent généré par la qualité des pensées dans la tête — restez focus sur votre intention, au risque de perdre le nord !

Une intention claire nous connecte à notre boussole intérieure.

Chaque mot est empreint d’une résonance, d’un message clair.

Mal utiliser les mots débouche sur une mauvaise formulation et détourne la flèche de la cible à atteindre.

En Programmation Neuro-Linguistique (PNL), il est déconseillé d’utiliser la négation. Le mot « ne » résonne comme un nœud énergétique et l’inconscient fait abstraction du mot « pas ». Il est donc préférable de formuler toutes les intentions à l’affirmatif.

Par exemple, « ne pas oublier » devient « je pense à ».

Les mots façonnent notre cohérence et notre force intérieure.

Connaissez-vous la signification du mot abracadabra ? Il n’a rien de magique dans l’absolu. Quoique ? Il signifie : je crée avec la parole.

Choisissez-vous des mots qui tranquillisent ou des mots qui agitent votre esprit ?

Chaque intention doit être :

• unique et concise, proscrire le mot « et », aller droit au but
• directe : éviter le 1 + 2 = 3. Aller directement à 3 (le résultat à obtenir)
• formulée avec des mots positifs. « La guerre est finie » devient « c’est la paix »
• à l’exclusion du conflit ou de la difficulté. Ex : « ma collègue est plus ouverte avec moi » devient « la relation avec ma collègue est harmonieuse »
• exprimée au présent (un vrai cadeau). Ex : « j’ai déménagé » devient « j’habite la maison qui me convient le mieux »

Une bonne formulation, de surcroît sincère, permet de transformer les choses dans la matière.

Il y a des paroles et des intentions blessantes : des critiques, des comparaisons malsaines et des jugements tranchants. Ce sont des drapeaux rouges qui en disent long sur l’état d’esprit du lanceur de flèche empoisonnée.

Prêtons-nous à un jeu. Pointons notre index et dessinons une flèche en pointant le pouce vers le ciel. Très vite, en examinant les doigts repliés par la force des choses, les trois autres doigts sont dirigés vers nous.

C’est l’effet boomerang du poison émotionnel lancé qui revient à l’envoyeur. (lien vers la sagesse)

Poser et formuler une intention juste est la moitié du chemin à parcourir.

Ensuite, l’attitude change tout dans la façon d’agir et de réagir.

Comment réagir lorsque nous perdons une ou plusieurs flèches en chemin ? Poursuivre, abandonner, accuser le vent qui était contre nous ?

Ou ajuster la corde à son arc ? Développer de nouveaux talents ? Modifier sa posture ? Agir plutôt que réagir ? Prendre en main son plein pouvoir ou le donner aux autres ?

Revoir la cible ? L’intention était-elle juste ?

🌸 Le secret d’une journée réussie et de la réussite commence par l’intention. Une intention prometteuse.

🌸 Et lorsque vous choisissez un cadeau pour un être cher, je vous invite à vous centrer dans votre cœur. Soyez certain qu’il recevra l’intention d’amour que vous y avez mise. Car avant toute chose, c’est l’intention qui compte.


Je pense à vous

René Descartes disait : « Je pense donc je suis », ou plus précisément Cogito ergo sum.
Et voilà comment la machine à penser fonctionne, ou dysfonctionne, tel un cheval au galop dans un manège, lié ou non à la corde de son cavalier.

À bien y réfléchir, nous endossons tous, à différents moments de la journée et de notre vie, différents rôles.

Donc je suis :

• la petite fille ou le petit garçon, qui pointent très souvent le bout de leur nez dans les moments de doute ou de vexation, là où l’ego est sollicité
• un parent
• un(e) ami(e)
• une personne centrée dans sa vie amoureuse, désignée communément comme étant en couple ou célibataire
• un statut social : employé, entrepreneur, à la recherche d’un emploi
• en bonne santé ou malade
• un(e) passionné(e)

Mais au final, qui sommes-nous si nous arrêtons de penser ?

J’allais vous dire quelque chose… mais j’ai oublié. J’étais perdu dans mes pensées ! Ah oui, ça me revient…

D’après une étude en neurosciences effectuée par l’Université Queen’s au Canada en 2020, l’analyse de l’imagerie cérébrale a détecté que l’être humain a entre 6 000 et 6 200 pensées par jour.

Heureux celui qui n’a jamais subi une nuit transi dans son lit, obnubilé par le même problème qui tourne en rond, en vain, dans le tracas et la peur générée par des mauvaises pensées.

Une invitation à se dépasser. D’où la nécessité d’apprendre à se servir de son mental à bon escient, avant qu’il ne nous manipule.

Un jour, Stephen Karpman, psychiatre et élève d’Eric Berne, s’est penché sur les différents rôles que nous pouvons endosser à notre insu. Il a schématisé le résultat de sa réflexion par un triangle appelé le triangle dramatique de Karpman.

Une figure géométrique qui explique les relations étroites qu’entretiennent, tour à tour, la victime et le bourreau, le sauveur et la victime. Une prise de conscience essentielle pour s’extraire et se désengager des relations malsaines. Tout un chemin pour modifier sa façon de penser.

        Sauveur
           /  \
         /      \
Victime —— Bourreau

Sommes-nous vraiment libres de penser ? Qu’est-ce qui conditionne notre manière de penser ?
Peut-on être pleinement soi lorsque nous sommes connectés à un écran ?

Voici un inventaire non exhaustif des objets auxquels nous nous connectons :

• la télévision
• le téléphone portable
• la montre (qui peut aller jusqu’à compter votre nombre de pas, les pulsations de votre cœur, etc.)
• des objets, y compris votre maison, par le biais d’une boîte électrique capable d’allumer ou d’éteindre la lumière

Excusez-moi… Jacques a dit : éteins la musique ! Je ne m’entendais plus penser. Je continue :

• internet
• l’intelligence artificielle
• les réseaux sociaux.

Je ne sais pas vous, mais parfois il m’est difficile de me déconnecter dans cet univers.

Allô, l’univers, il y a quelqu’un ? Allô ! Allô !

Bon, finalement, je vais tenter de me reconnecter à mon cœur. J’obtiendrai peut-être une réponse.

Tout le monde s’accorde à dire que chaque pensée est un bruit émis dans notre mental. Elles ont même le pouvoir de colorer la vie en rose ou de la ternir en noir, jusqu’au désespoir.

Il y a quelques années déjà, France Gall portait sa voix pour chanter : « Débranche tout ! »
Quant à Eckhart Tolle, il prônait les bienfaits de l’instant présent.

Toujours selon Eckhart Tolle, lorsque nous sommes plongés dans des pensées qui concernent :

• le passé : les mauvais souvenirs et expériences, nos blessures physiques et émotionnelles qui ont façonné notre vie jusqu’à aujourd’hui
• le futur : empreint de nos appréhensions, de nos joies et de nos espérances

Nous ne sommes pas dans l’instant présent, et donc déconnectés de notre être profond.

L’un des secrets serait de se déconnecter de son ego, entre autres, et de pratiquer le détachement des pensées.

Alors que, pour Albert Einstein, la notion du temps est relative, pour Eckhart Tolle, le temps n’existe pas : tout est un éternel présent (le passé est terminé donc il n’existe plus et le futur n’est pas encore là, donc il n’existe pas. Donc tout se passe toujours dans l’ici et maintenant : une véritable présence à soi à chaque instant).

Amusons-nous à réattribuer les rôles de chacun dans une conversation imaginaire et anachronique, lors d’un repas entre René Descartes, Eckhart Tolle et John Hammond (le créateur de Jurassic Park).

L’hôte dirait à ses invités :
— J’ai dépensé sans compter.

Le premier invité répondrait poliment :
— Je pense que c’est un excellent repas.

Et le second invité répondrait vraisemblablement :
— Je savoure le présent de ce repas.

Pour conclure, je vous laisse à présent réfléchir à celui qui pourrait affirmer :

« Soyons assurés que toute chose commence, ici et maintenant, par une simple pensée, qui génère une idée… Et façonne toute une vie. »

❀ Sénèque disait : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas les faire, c’est parce que nous n’osons pas les faire qu’elles sont difficiles. »

❀ Penser ou vivre ? Penser et vivre ? Ou ne plus avoir à y penser pour mieux le vivre ? Et se rapprocher de son âme en conscience.

Maya

Je vous emmène, le temps d’un instant, pour une promenade dans les pâturages, dans un petit coin de nature où il fleure bon… la nature.
Prêts pour l’aventure ? Veillez à ne pas vous disperser pour tenter de percer le mystère de la pollinisation.

Chaque plante est vouée à grandir. Mais, dans leur réalité biologique, il semblerait qu’elles aient deux objectifs essentiels : vivre et perpétuer la vie.
Leur reproduction passe majoritairement par la pollinisation.

Il existe des plantes hermaphrodites qui possèdent les organes reproducteurs et les gamètes nécessaires pour s’autopolliniser.
C’est le cas notamment de certaines plantes issues de la famille des Poacées (le blé, par exemple), des Fabacées (le soja, par exemple) et de quelques espèces dont les organes reproducteurs sont très rapprochés.

Les autres plantes auront recours à la pollinisation croisée.

La pollinisation entre en jeu chez les plantes à pied mâle et pied femelle, mais aussi chez les plantes unisexuées, pour lesquelles les choses se compliquent un peu.

Certaines plantes présentent :
• leurs organes reproducteurs mâles, appelés étamines, mûrs avant les organes reproducteurs femelles appelés pistils ;
• leurs organes reproducteurs femelles prêts avant les organes reproducteurs mâles ;
• un « obstacle » entre leurs organes reproducteurs, nécessitant une intervention mécanique, souvent assurée par un insecte, qui déclenche l’expulsion du pollen contenu dans l’organe mâle ;
• un obstacle génétique générant une auto-incompatibilité. C’est le cas du pommier, du poirier et du cerisier, par exemple. Il est alors nécessaire de planter à proximité une autre variété compatible, dite pollinisatrice.

Et comme la nature est bien faite, chacune développe les forces nécessaires pour être fécondée et trouver les alliés pollinisateurs indispensables : le vent, les insectes, les animaux, etc.

L’abeille, mais aussi les mouches, les moucherons et les papillons.
L’abeille plonge au cœur des fleurs mellifères pour s’abreuver du nectar, qui n’est autre qu’un liquide sucré présent sur les étamines et le pistil.

Le pollen contenu dans les fleurs est riche en protéines, un élément capital pour la survie de la reine, des abeilles de la ruche et pour la fabrication du miel.
Cette visite de l’abeille féconde la fleur, ou bien les résidus de pollen serviront à féconder une autre plante.

Pour développer la patience, je vous conseille « d’adopter » une orchidée.
Voici son secret : elle patiente jusqu’à ce qu’un moucheron vienne la féconder.
Mince… le moucheron y était presque, il vient d’être tué par une tapette à mouches !

Les oiseaux, dont les colibris, volent de branches en branches pour y trouver des cachettes et s’y nourrir.
Les oiseaux pollinisent les plantes lorsqu’ils se nourrissent de nectar, de fruits ou de graines.

En se posant sur une fleur pour atteindre le nectar, leur bec, leur tête ou leur plumage entrent en contact avec les étamines, les organes mâles de la plante. Le pollen s’y accroche.

Lorsque l’oiseau visite ensuite une autre fleur de la même espèce, une partie de ce pollen est déposée sur le pistil, l’organe femelle.
Cette rencontre permet la fécondation et déclenche la formation des graines et des fruits.

Le vent, allié des plantes anémophiles

Le vent dissémine le pollen chez les plantes anémophiles.
C’est le cas du noisetier, dont les chatons mâles libèrent une pluie jaune, évoquant le soufre, destinée à féconder les fleurs femelles.

Ce mode de reproduction est commun à l’ensemble de la famille des Bétulacées, notamment chez le bouleau et l’aulne.

De même, le grain pollinique est véhiculé par le vent chez de nombreuses Poacées, comme le maïs, le blé ou l’avoine.

L’eau, messagère discrète de la fécondation

Et que deviendraient les nénuphars et certaines Renonculacées sans l’élément eau ?

Voici quelques inspirations pédagogiques pour nos chérubins :

– Dessins animés et séries éducatives

Maya l’abeille – Le grand classique : la vie des insectes, la coopération, la pollinisation en filigrane
Apis (Le secret des abeilles) – Sensibilisation au rôle des abeilles et à leur disparition
Minuscule – Insectes, fleurs et écosystèmes, sans paroles mais très parlant
Bee Movie – Vision fantaisiste introduisant la notion de pollinisation
Les aventures de Bernard et Bianca – Épisodes à thématique environnementale
L’arbre à miel – Courts métrages éducatifs

– Livres jeunesse sur la pollinisation

Albums illustrés (3–7 ans)
L’abeille et le papillon – Gallimard Jeunesse
La petite abeille qui cherchait une fleur
Le voyage de l’abeille
Butine

Documentaires jeunesse (6–10 ans)
Les abeilles – Mes p’tits docs (Milan)
Pourquoi les abeilles butinent ?
La grande aventure des pollinisateurs
Abeilles, papillons et autres pollinisateurs

🌺 Et bientôt viendra le temps, pour elles, de la dispersion.
Le vent emportera avec lui les graines à maturité, spores, pappus, etc., au pied de la plante ou loin dans les airs.
L’eau éveillera la plante dans la terre en devenir, et le soleil apportera le feu nécessaire pour bien grandir.

🌺 Ainsi va la vie.
Et soyez assurés que, lorsque l’on se plante… On pousse !

Lien : Vive le vent

Je ne reconnais plus personne en Harley Davidson

Ce qui éclot aujourd’hui n’est pas forcément ce qui naîtra demain.

Dans un monde où tout change, s’accélère voire dégénère, il est important de garder à l’esprit que rien n’est certain, rien « né figé. »

Les choses naissent et évoluent, le temps change et les éléments s’acclimatent, se métamorphosent, transmutent. Ainsi va le cours des choses.

Au commencement de toute vie, il y a un germe, une cellule vivante, une impulsion.

Dans la nature, une graine dort, minuscule, silencieuse, mais déjà pleine d’intentions.

Premier acte : le cotylédon éclot — une petite feuille sort de terre, le limbe commence à circuler et la feuille s’élance vers la lumière.
• Puis la jeune pousse se hisse, fragile mais intrépide.
• Bientôt, l’arbre se forme, grandit : branches, feuilles, écorce — il devient refuge d’oiseaux, cachette de petits animaux, source d’ombre et promesse d’abondance.
• Puis vient le fruit : un aliment pour l’homme, les animaux, les insectes.

Cette graine, née d’un amour subtil entre la terre et le soleil, finit par nourrir, soigner, donner.
Bien des arbres perdent leurs feuilles en hiver : est-ce une offrande, un engrais naturel rendu à la terre ?

Et parmi ces plantes, il en est qui recèlent des secrets puissants :
une plante médicinale, par ses principes actifs, peut être transformée en médicament —
un remède qui sauve une vie, apaise une douleur, redonne ou maintient l’équilibre.

L’eau, qui recouvre environ 70 % de la Terre, ne se fixe jamais de manière définitive et évolue.

Sous l’effet du froid, l’eau devient :

Glaçon, presque impossible à maintenir. Un froid douloureux qui fige, met à l’arrêt et impose le silence. Sur le sol, il devient gel et provoque bien des chutes.
Flocon de neige, qui danse l’hiver. Il semble poétique, malléable, par ses formes géométriques éphémères. Mais attention, une nouvelle fois, à sa froideur : nous pourrions bien tomber de haut.

Et lorsque la chaleur revient :

• Tout fond sous les rayons du soleil, un peu comme chaque parent lorsqu’il voit son enfant pour la première fois.
• Tous aux abris, voilà la pluie. Les larmes du ciel qui nourrissent, rafraîchissent, lavent et font pousser bien des arbres.
• Chaleur, chaleur, voici la vapeur. L’eau qui se condense et monte de manière invisible, mais pourtant sous nos yeux, vers le ciel, par le biais de nuages qui ne font que passer.

L’eau change, évolue, se meurt et revient sur Terre.

Quelle couleur donneriez-vous à l’amour ?

• Au début : l’amour est souvent tout rose, comme la jolie fleur qui en est le symbole.
• S’il est blessé, nié, trahi, il peut devenir rancœur ; il se transforme en colère, rouge est sa couleur.
• Dans la tristesse, le temps ralentit et la météo de notre cœur, parfois aigri, devient grise comme un ciel bas et le moral dans les chaussettes.
• Et un jour prochain, le cœur se panse et notre ciel redevient bleu.

L’amour peut briser le cœur et nous faire casser des vases.
Mais l’erreur n’est-elle pas de vivre une vie sans amour ?

Tout ce qui est vivant donne, se transforme et se transforme encore.

Imaginons une prairie :

  1. L’herbe vert tendre pousse sous le soleil
  2. Une vache la broute — elle transforme, dans son corps, l’herbe en lait
  3. Ce lait nourrit un veau, apporte force et chaleur
  4. Les déjections de la vache retournent à la terre — matière riche, vivante
  5. Bientôt, ce qui était résidu devient compost — un terreau fertile qui nourrit de nouvelles graines
  6. Ainsi, l’herbe, le lait, les fleurs, les animaux entrent dans un cycle où rien ne se perd, tout se transforme.

C’est l’essence du recyclage :
ce qui fut vivant devient sol, puis vie à nouveau.
Et cela peut aussi s’appliquer aux objets usagés qui peuvent être réparés ou transformés pour dispenser un nouvel usage.

La peur est une vibration profonde et difficile qui attire l’attention :

• Elle peut immobiliser
• Inciter à la panique
• Engendrer la prise de mauvaises décisions
• Séparer.

Mais une fois regardée, comprise, transformée, la peur ouvre vers de nouvelles solutions :

✔ clarté
✔ prudence constructive et apprentissage
✔ force de solution
✔ amour.

La peur révèle. Elle révèle les failles et nous met face au pied du mur.

Dans les contes, la nature profonde des choses se révèle à travers des transformations éclatantes :

Shrek et sa compagne — au-delà des apparences se révèle une tendresse sincère.
Cendrillon — de haillons en robe de lumière, du rejet au triomphe, elle devient une femme magnifique.
Le crapaud qui devient prince — la beauté cachée révélée.
La Belle et la Bête — l’homme bestial se mue en prince charmant lorsque l’amour lui ouvre le cœur.

La beauté n’est pas qu’un joli visage.
Elle vient souvent du cœur, après avoir plongé dans un puits.
Connaissez-vous le puits enchanté de Grimm ?

Bien des formes de vie passent par des étapes :

  1. Graine / germe / œuf : la naissance et le potentiel des choses
  2. Croissance : l’enfance, les périodes apprentissages, les mises en mouvement et les adaptations
  3. Pleine maturité : les prises de conscience, la prise en main des choses
  4. Dissolution / transformation : les remises en question, les ajustements et la libération
  5. Envol : les choses sont acquises et de nouveaux horizons attendent.

Tout peut commencer par la chute d’une poire tombée au sol trop vite, trop mûre.
Un papillon de nuit discret, qui passait par là, y pond sur la peau.
Au fil du temps, l’œuf se développe en larve, la larve en chrysalide, et la chrysalide en papillon.

Si l’herbe venait à disparaître,
si le lait ne nourrissait plus,
si les fleurs se fanaient,
que deviendrait le vivant ?

Rien ne vit isolément :
chaque tige, chaque goutte d’eau, chaque araignée, chaque souffle d’amour participe à la grande toile de la vie.

Comme le dit un vieux proverbe amérindien :

« Quand l’homme aura coupé le dernier arbre, quand il aura empoisonné le dernier ruisseau, quand il aura pêché le dernier poisson, il se rendra compte que l’argent ne se mange pas. »

❀ Un proverbe qui invite à méditer sous un arbre pour que, un jour, les enfants des générations futures puissent continuer à savourer les fruits et, à leur tour, semer de petites graines.

Apprendre à aimer

Des rencontres numériques à l’amour durable

À l’heure où les couples se font et se défont comme des petites marionnettes sur les réseaux sociaux, il n’est pas toujours facile de déceler le vrai du faux.
Un anglicisme a d’ailleurs fait surface dans notre vocabulaire : le ghosting.
Une pratique qui consiste à cesser de communiquer, sans raison apparente, du jour au lendemain.

Derrière les écrans, les profils s’effacent parfois aussi vite qu’ils apparaissent.
Pourtant, au milieu de ces échanges furtifs, certains cherchent encore plus qu’une présence virtuelle : un lien réel, incarné, capable de traverser le temps.

Il était une fois une princesse, prisonnière dans son donjon.
La vie lui semblait fade et misérable.

Alors, elle chanta en préparant une eau de rose, du haut de son donjon :
Un jour, mon prince viendra.

Elle chanta, chanta jusqu’au bout de la nuit, et un jour…

Je vous laisse le libre arbitre de terminer cette histoire.
Soyez attentif à son issue, qui vous parlera de votre vision des choses.
Et peut-être vous prendrez-vous au jeu et retrouverez-vous votre âme d’enfant.

Le lion survit ce soir

N’en déplaise aux défaitistes, il y a des couples qui durent au fil des ans.
Des amours véritables qui ne s’étiolent pas, des couples amoureux, presque comme au premier jour.

Les chanceux !
Ils ne connaissent pas la crise… ou plutôt, ils ont appris à naviguer au gré des vents et des marées.

C’est sûr, ils ont un secret.
Mais quel est leur secret ?

Il y a quelque temps, un homme s’est penché sur cette question et s’est longuement interrogé sur le sujet : Gary Chapman.
À cette occasion, il a écrit un best-seller :
Au cœur des 5 langages de l’amour. Le secret des couples qui durent.

Un livre pertinent, où il évoque les différents langages de l’amour à développer pour préserver l’harmonie du couple.

Vous y apprendrez, entre autres, qu’il est inutile de couvrir de cadeaux une personne qui n’y est pas réceptive.
Parfois, le simple fait d’aider — ce que l’auteur nomme les services rendus — rééquilibre le couple et change la vision des choses.

Les couples solides ne cherchent pas à se compléter.
Ils apprennent à se respecter entiers.

Quand chacun garde ses hobbies, son identité profonde et ses valeurs, alors ensemble, ils forment une troisième entité :
1 + 1 devient 3.

Un matin ordinaire, dans une cuisine encore silencieuse, l’un prépare le café pendant que l’autre ouvre la fenêtre.
Un regard échangé.
Pas de discours.
Juste une présence partagée, simple dans l’alchimie des âmes.

Quand chacun reste soi, l’amour est de mise.
Chacun apprécie l’autre pour ce qu’il est, avec ses qualités et ses défauts.

Dans les épreuves et les nouvelles aventures, l’autre soutient, encourage et accompagne à sa manière.

Qui n’a jamais rêvé d’un ciel sans pluie ni nuages ?

C’est un peu cela dans la météo des couples, et les désaccords permettent d’ajuster les choses.

Chacun les vit à sa manière, selon son humeur du jour et sa sensibilité du moment.

Mais, au final, le soleil revient au beau fixe.

Après la phase de la lune de miel et des étoiles plein les yeux, la lune évolue dans leur ciel :

• La première phase : l’amour fou.
• La deuxième phase : chacun se dévoile et les habitudes s’installent.
• La troisième phase : les crises apparaissent parfois. Les repères changent, des malentendus apparaissent. Après les mises au point nécessaires, chacun réajuste sa voile.
La quatrième phase : le vent glisse sur la voile et le couple avance au gré des élans du cœur. A ce stade, chacun se connait presque par cœur.


Le plus important reste que chacun demeure en phase avec l’autre, et authentique.

Les couples qui durent n’ont pas tout compris.
Ils ont juste appris à revenir à leur essentiel.

Cela consiste majoritairement à revenir :
• au respect
• à l’écoute
• à la tendresse
• à la gratitude

Ils savent que l’amour n’est pas un état figé, mais un mouvement perpétuel.
Un souffle commun qui se cultive.

Le journal de Bridget Jones — Helen Fielding
Mange, prie, aime — Elizabeth Gilbert
Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus — John Gray
Nos étoiles contraires — John Green
Ensemble, c’est tout — Anna Gavalda

Sans oublier les films bollywood, avec ou sans Shahrukh Khan.
Dépaysement, chants et danses assurés.

❀ Aimer dans la durée, c’est accepter que l’amour évolue, s’assagisse, s’approfondisse.
C’est marcher pas à pas, sur un chemin parfois sinueux, côte à côte, en choisissant chaque jour de revenir à l’essentiel.

❀ Aimer, jusqu’à l’impossible ? Est-possible ?

L’île aux mimosas

Le mimosa : l’arbre qui invite le soleil à la maison

Alors que l’hiver est encore au rendez-vous, il s’invite à notre table tel de petits soleils.
Comme une promesse du retour prochain du printemps.
Son jaune doré réchauffe le cœur, la maison et l’âme.

Le mimosa, de son nom botanique Acacia dealbata, appartient à la grande famille des Fabacées.
Originaire d’Australie, il s’est adapté aux terres méditerranéennes, un climat qui lui convient.

Sa signature végétale :
• Il peut atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur
• Des feuilles fines, découpées, presque plumeuses
• Une floraison hivernale, entre janvier et mars
• Une inflorescence en glomérules : de petites sphères duveteuses composées de dizaines de minuscules fleurs

Ce que nous appelons « fleur de mimosa » est en réalité un pompon de fleurs.

Le mimosa est un arbre de paradoxes.
• Il fleurit quand tout dort
• Il illumine quand le ciel est bas
• Il est délicat et résistant

Dans le langage des fleurs, le mimosa symbolise :
• La sensibilité
• La tendresse
• La sécurité affective

Une ancienne légende raconte que le mimosa serait né d’une larme de soleil tombée sur la terre pour consoler les humains lors des jours froids.

En Italie, il est offert le 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes, comme symbole de force douce et de dignité lumineuse.

Imbolc est une fête celtique célébrée autour du 1er–2 février, exactement à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps.
C’est une fête du presque rien et du déjà-là.

• La sève recommence à monter
• La lumière gagne quelques minutes
• Les brebis donnent leur premier lait
(Imbolc vient de i mbolg, « dans le ventre »)

Imbolc honore le moment où la vie se prépare dans l’invisible et l’hiver.

Botaniquement, le mimosa fleurit au même moment qu’Imbolc.
Symboliquement, il en est une incarnation parfaite.

• Il éclaire l’hiver
• Il annonce le printemps sans l’imposer
• Il porte le soleil avant l’heure

Ses fleurs rondes ressemblent à des étincelles végétales.
Chaque pompon jaune agit comme un petit feu doux.

Dans l’esprit d’Imbolc, le mimosa n’est pas une fleur décorative.
Il est un signe : la lumière est revenue, même si le froid persiste.

Mettre du mimosa sur sa table, ce n’est pas décorer.
C’est inviter le soleil à s’asseoir avec nous.

• Il réchauffe l’atmosphère
• Il apporte l’énergie joyeuse et vivante de la nature

Un simple bouquet de mimosa transforme :
• Un petit-déjeuner d’hiver en promesse de printemps
• Un repas ordinaire en instant précieux
• Une table silencieuse en lieu vibrant, en installant un brin de mimosa pour marquer la place de chacun lors d’un repas en famille ou entre amis

Peut-être faites-vous parti de ceux qui le préfèrent en pot, avec ses racines, afin de prolonger sa floraison et d’apprécier le voir grandir.

Offrir du mimosa, c’est dire sans mots :
• Je pense à toi
• Je te souhaite de la lumière
• Tu as une place particulière dans ma vie

S’offrir du mimosa est tout aussi précieux.
C’est une attention pour soi et pour la famille.
(Même si cette plante n’est pas considérée comme hautement toxique, il convient de rester vigilant avec les enfants et les animaux et de l’installer hors de leur portée.)

Sa présence, pour quelques jours, rassérène le foyer.

Le mimosa se prête merveilleusement aux activités créatives.

Quelques idées simples et joyeuses :
• Créer une couronne solaire avec des branches souples
• Compléter ou créer un herbier d’hiver ou toutes saisons confondues
• Le dessiner ou le peindre, seul(e) ou en famille
• Fabriquer une carte avec des empreintes de fleurs séchées
• Décorer un pot en verre avec quelques brins et une bougie
• L’observer en silence et se laisser inspirer

Ces gestes invitent à ralentir, à sentir, à observer comme un retour à l’innocence de l’enfance.

Mini conte écrit par Aiyana Catori

Il était une fois un arbre sur une île qui n’aimait pas le noir.
Chaque hiver était pour lui une source de désespoir.

Alors, pour se donner du courage, il pensait très fort au soleil.
Il en vint même à répéter pour s’endormir le soir :
Soleil, soleil, soleil.

Une nuit où le vent était un peu plus froid qu’à son habitude,
exaspéré par son attitude,
l’arbre cria sur un ton malheureux :

« Ô soleil mystérieux, comment fais-tu pour rendre les gens heureux ? »

À ces mots, le soleil sursauta et réfléchit pendant la nuit.
L’arbre eut les branches lourdes toute la nuit.

À son réveil, l’arbre vit des milliers de pompons jaunes suspendus à ses branches.

Le soleil généreux dit à l’intention de ses branches :
« Abracadabra, à compter d’aujourd’hui, tu t’appelles mimosa.
Et chaque année, chacun de tes petits soleils reviendra, mimosa,
pour te réchauffer et réchauffer le cœur des hommes et des oiseaux. »

Ainsi attendri par la beauté du mimosa, le chant des oiseaux
réveilla en douceur les fleurs du printemps.
Et en tout temps, chacun se rappellera que tout arrive au bon moment.

Et encore aujourd’hui, quand le mimosa fleurit,
les oiseaux partent en repérage d’un endroit pour un nouveau nid.

Création Aiyana Catori