Ouvre moi la porte

Texte intégral : Aiyana Catori

Un soir, alors qu’il s’apprêtait à saluer, dans la gratitude, le soleil couchant, un chef de village amérindien reçut la visite de sa petite-fille, alors âgée de huit ans. C’était un soir de pleine lune et les femmes de la tribu s’étaient toutes retirées pour un moment de partage, dans la quiétude, au sein d’une lodge de pleine lune.

La petite fille entra, la mine préoccupée, dans le wigwam (habitation des Amérindiens semi-nomades) de son grand-père. Sans même parler, le grand-père sentit le tourment de l’enfant dans son dos. D’un regard de compassion, il lui demanda de s’asseoir à même le sol. La petite fille s’exécuta dans le silence.
L’enfant observa avec intérêt la fumée qui émanait du breuvage médicinal de son grand-père.

Après quelques instants, lorsque l’enfant fut revenue du pays des rêves, le grand-père posa ses mots dans ce havre de paix où rien ne semblait pouvoir troubler l’harmonie :

— Que se passe-t-il, Winona ?

Winona baissant les yeux sur le sol terreux et répondit les bras croisés :
— Avant qu’elle ne parte pour la lodge de pleine lune, j’ai croisé Magena. Elle m’a dit avec un petit sourire que je parlais trop et que je n’étais pas une petite fille sage.

Le grand-père but son breuvage médicinal à petites gorgées avant de répondre sur un ton cajoleur :

— Cela me rappelle une histoire. Un pan de mon histoire que j’ai vécu, alors que je m’apprêtais à devenir chef de village. Souhaites-tu que je te la raconte ?

Un sourire, venu du fond du cœur, se dessina sur les lèvres de Winona lorsqu’elle répondit :
— Oui.

Le grand-père porta son regard un instant vers le sommet du wigwam, comme pour observer le ciel, puis il se mit à narrer :

« Je suis le fils d’un chef de village. Ma destinée était de devenir chef de village. Alors que je m’inquiétais de l’importance de cette responsabilité, de la possibilité de m’engager un jour sur un chemin tortueux, je demandai à mon père : « Qu’est-ce que la sagesse ? »

Mon père ne répondit pas à ma question. Dès le lendemain, il organisa un conseil de village, qu’il nomma pour la première fois un conseil de sagesse. À midi, ce jour-là, tous les hommes du village s’installèrent en cercle autour de mon père et de moi. J’observais en silence les plumes des guerriers, lorsque mon père posa la question du jour : « Qu’est-ce que la sagesse ? »

Chacun leur tour, les hommes firent circuler le bâton de parole et s’exprimèrent ainsi, en laissant des pauses entre chaque phrase et en écoutant le silence. Le sujet fut considéré avec beaucoup de sérieux. Le conseil a duré quatre jours. Voici les réponses qu’ils apportèrent.

— La sagesse est inatteignable.
— C’est savoir que c’est une possibilité parmi tant d’autres.
— C’est savoir qu’il existe plusieurs chemins pour y parvenir.
— C’est la qualité des chemins empruntés qui déterminera l’arrivée.
— C’est se taire même lorsque l’on sait.
— C’est savoir que cela ne sera pas facile tous les jours, et tenter l’aventure.
— C’est admettre qu’il existe plusieurs vérités.
— C’est rester humble quoi qu’il arrive.
— C’est trouver les réponses dans la nature.
— C’est descendre dans son cœur.
— C’est savoir que les choses ne plairont pas à tout le monde, et décider tout de même pour maintenir la paix.

Au fil de ces mots, j’observai que quelques hommes se désengagèrent du cercle, mais l’harmonie continuait de circuler.

— C’est trouver les réponses dans le ciel, dit un homme avec une belle plume blanche plantée à l’arrière de son crâne.
— C’est trouver les réponses en toutes choses.
— C’est trouver la réponse en soi.
— C’est se relever après un échec.
— C’est respecter les valeurs de chacun.
— C’est écouter le silence.
— C’est écouter le point de vue sacré de chacun.
— C’est écouter ses propres paroles pour savoir les remettre en question.
— C’est l’infiniment petit dans l’infiniment grand.
— C’est traverser son ombre.
— C’est affronter sa colère.
— C’est la force de l’âge.
— C’est parler pour dire l’essentiel.
— Cela ne s’explique pas, cela se vit pas à pas.
— C’est l’équilibre entre l’ombre et la lumière.
— C’est savoir que le présent est un cadeau.
— C’est observer le vivant.
— C’est aimer sans s’oublier.
— C’est savoir que l’on ne sait rien.
— C’est préférer se taire plutôt que de convaincre.
— C’est voir l’extraordinaire dans l’ordinaire.
— C’est admettre que sans les éléments de la nature et le vivant, nous ne serions rien.
— C’est marcher dans la vérité.
— C’est marcher sur un chemin de beauté.
— C’est vivre dans la gratitude de son simple souffle.
— Il est inutile d’en parler, elle s’acquiert avec l’âge.
— C’est tirer des enseignements des leçons de vie.
— C’est savoir que les épreuves font partie du chemin.

J’ai très certainement oublié la moitié des réponses, le temps passe si vite, mon enfant. »

Il prit alors le temps d’observer Winona, ses tresses noires, ses joues rouges, sa petite bouche d’enfant, ses grands yeux marron. Déjà, son visage aux contours délicats se transformait, accueillant à nouveau la joie et l’innocence de son âge.

Les yeux de Winona croisèrent le regard attendri de son grand-père et elle dit :
— Rien ne sert d’y penser. Après tout, peut-être que je suis trop jeune pour cela. Ce n’est pas facile mais je pense qu’un jour je vais tout de même essayer.

Puis, tel un jaguar bondissant sur ses pattes, elle sourit et sortit en chantonnant un chant amérindien.

Le grand père remercia le soleil pour cette belle journée qui s’en allait déjà et la nuit qui arrivait.

Texte intégral : Aiyana Catori

Citron gingembre

Il y a des matins avec, des matins sans, et des lendemains de fête.
Et puis il y a ces moments où notre corps semble solliciter plus d’énergie qu’à son habitude.

Pour nous donner un petit coup de boost énergétique, j’appelle mon cher et tendre ami le gingembre dans l’assiette.
Une racine faible en calories et à haut potentiel.
Une épice qui nous soutient lorsque nous sommes à plat.

Le gingembre (Zingiber officinale, de la famille des Zingiberaceae) est une plante tropicale.
La partie utilisée est le rhizome.

Sa saveur est surprenante et vive : citronnée, poivrée.
En bouche, il réchauffe les papilles.

Les avis sont tranchés à son égard : on l’aime ou on ne l’aime pas du tout !
Il est donc préférable de l’éloigner de la bouche et des mains des enfants.

Frais ou séché, il sait comment épicer les plats.

En cuisine, frais ou sec,  avec parcimonie, il relève :
– les plats de légumes,
– les soupes,
– les marinades,
– les desserts épicés notamment dans le pain d’épices.

En boisson, il soutient :
– la digestion,
– la vitalité,
– la sensation de chaleur intérieure.

En usage traditionnel, il est associé :
– au feu digestif (il soulage en cas de nausées),
– à la circulation,
– à l’élan vital.

Néanmoins, prudence comme toujours en cas de traitement médical ou de grossesse en cours. D’autant que si vous avez un traitement en cours, il a tendance à décupler l’efficacité de certains médicaments. Ce qui peut s’avérer dangereux pour votre santé.

Une petite quantité suffit : le gingembre enseigne la juste mesure.
Son renom va sans dire. Il fait partie de la pharmacopée (liste A) ainsi que de la pharmacopée européenne.
La légende lui prête également des vertus aphrodisiaques.

Dans la Chine ancienne, le gingembre figurait déjà dans les écrits médicaux.
Il était considéré comme un soutien du souffle vital, le Qi.

Dans l’Inde védique, en sanskrit śṛṅgavera signifie « en forme de corne ».
Il portait aussi le nom de vishvabhesaj, « le remède universel ».
Tel un porte-bonheur, il était offert aux voyageurs avant de longs périples.

Chez les Grecs et les Romains, le gingembre arrivait par les routes commerciales d’Orient.
Il était servi confit après les banquets afin d’apaiser l’estomac et de clarifier l’esprit.

De tout temps, son prix est resté abordable, ce qui l’a rendu accessible au plus grand nombre.

Une boisson simple, une routine qui s’adapte au gré des saisons.

Ingrédients 

• 1 cuillère à café de dés de gingembre frais ou un sachet de tisane
(ou 1 à 2 morceaux de gingembre déshydraté, idéal pour une préparation à froid)
• 3 à 4 rondelles de citron
• 500 ml d’eau
• 1 cuillère à café de miel.

Préparation 

• Porter l’eau à ébullition.
• Ajouter le gingembre et le citron.
• Laisser infuser 10 minutes.
• Filtrer si nécessaire.
• Ajouter le miel lorsque la boisson est tiède.

Deux façons de la savourer 

Chaude, en tisane
→ idéale pour soutenir la digestion et réchauffer le corps.

Froide, en carafe l’été
→ rafraîchissante, avec la possibilité d’ajouter quelques feuilles de menthe fraîche.

À boire dans la journée.

Ingrédients 

  • 250 g de gingembre frais
  • 500 ml d’eau
  • 250 g de sucre (blanc ou blond, selon votre goût pour une meilleure conservation)
  • (facultatif) un peu de sucre pour l’enrobage final

Préparation 

  1. Éplucher le gingembre à l’aide d’une petite cuillère.
  2. Couper le en fines tranches ou en petits dés réguliers.
  3. Déposer les petits morceaux dans une casserole, couvre d’eau froide.
  4. Porter à ébullition, puis laisser frémir 10 minutes.
  5. Égoutter.
    → Cette étape permet d’adoucir la saveur.
  6. Remettre le gingembre dans la casserole avec 500 ml d’eau propre et le sucre.
  7. Porter à frémissement doux et laisse cuire 45 minutes à 1 heure, jusqu’à ce que le gingembre devienne translucide et que le sirop épaississe.
  8. Égoutter les morceaux en conservant le sirop (délicieux dans une tisane).
  9. Laisser refroidir et sécher les morceaux sur une grille.
  10. (Facultatif) Rouler le gingembre dans un peu de sucre pour une texture plus gourmande.

Conservation 

Cette préparation se conserve plusieurs semaines maximum un mois :

  • Dans un bocal en verre hermétique, à l’abri de l’humidité.
  • Inscrire la date du jour sur une étiquette.
  • Attention : ne pas consommer s’il dégage une odeur fermentée, des traces de moisissures ou s’il est anormalement collant.

À déguster tel quel, dans les desserts, ou comme petite douceur après un repas.

S’il vous reste un morceau. Il est possible de le cultiver chez soi, dans l’amour et la bonne humeur. Mais avant cela il y a quelques précautions à prendre.

  • Prendre un gingembre frais, bio, non traité.
  • Il doit être ferme, avec des petits bourgeons (appelés « yeux »).

Étape 1 – La préparation aux petits oignons

  • Couper un morceau comportant au moins un œil.
  • Le laisser sécher à l’air libre 24 heures pour cicatriser la coupe.

Étape 2 – La mise en pot

  • Choisir un pot large et peu profond, avec un trou de drainage.
  • Le remplir d’un terreau léger, riche, bien drainé.
  • Déposer le morceau de gingembre horizontalement, yeux vers le haut.
  • Recouvrir légèrement de terre (2 à 3 cm).

Étape 3 – L’arrosage

  • Arroser modérément : la terre reste humide, jamais détrempée.
  • Placer le pot dans un endroit lumineux et chaud, sans soleil direct.

Patience ça pousse, les premières pousses apparaissent après 2 à 4 semaines.

❀ Le gingembre rappelle que le feu juste, en toute chose, éclaire sans brûler.

Je veux

Nouvel An : une année qui vient de naître…

Pour ce nouvel an qui vient de commencer, je souhaitais vous mettre au parfum de mes vœux à votre égard.
Je vous les adresse comme une fragrance délicate, pensée avec soin, à respirer lentement, jour après jour, au fil de cette nouvelle année.

La note de tête, première impression du parfum, ouvre les sens et invite à la présence à soi.

Les premières effluves à cultiver :
• Veiller à bien remplir votre carafe d’amour d’eau fraîche pour vous
• Pour mieux donner de l’amour autour de vous
• Prendre soin de votre corps, votre terre intérieure
• Lever les yeux vers un grand ciel, propice au soleil
• Savourer de grands bols d’air sous les arbres, en restant connecté au vivant

Je vous souhaite de vous engager envers vous-même, en prenant soin de votre santé et de votre alimentation.

La note de cœur est le centre du parfum floral, celle qui dure et accompagne.

Ce qui nourrit le bien-être intérieur :
• Cultiver votre jardin intérieur, en restant attentif aux intentions que vous plantez
• Défricher régulièrement vos soucis et y semer de belles pensées positives
• Attiser le feu du fruit de vos passions
• Lire des livres inspirants
• Écouter de belles musiques
• Prendre soin du muguet de mai, symbole de l’amour d’un travail bien fait et porte-bonheur

Tous mes vœux de bonheur.

Mais au fond, peut-être n’est-elle pas la plus vibrante ?
Celle qui, finalement :
• restera dans notre esprit sur le long terme
• nous révélera à une meilleure version de nous-mêmes, jusque-là restée secrète
• sera la délivrance inespérée qui permet de voir le bon fond des choses, de conserver l’essentiel et de voir le verre à moitié plein

Surtout, ne prenez ici que le meilleur pour vous.

Voici quelques petites pousses de fleurs à cultiver avec attention :
• des belles pensées à bien arroser,
• des trèfles à quatre feuilles pour l’abondance,
• de la lavande pour apaiser votre mental et garder l’esprit clair,
• de la camomille pour cultiver la bienveillance,
• de la passiflore pour nourrir la sagesse et la confiance,
• des bleuets pour cultiver la paix.

Que tous vos besoins fondamentaux soient comblés.

Les notes musicales, sept notes à votre portée, peuvent vous transporter comme l’effluve de l’herbe fraîche et des herbes à essence.

Parce qu’une nouvelle année a besoin de rythme, de souffle et de mouvement.
Cette année, je souhaite que vous écoutiez les notes de votre corps et de votre voix intérieure : pour vivre en harmonie
Faites ce qui vous convient le mieux, ce que vous aimez.

Je vous souhaite que les écrits que je vous partagerai cette année contribuent à vous ouvrir des nouvelles voies.

Bonne année à vous !

Que les parfums des fleurs et de la nature éclairent votre chemin.

J’ai des doutes

La vie n’est pas un fleuve tranquille.
Les vents tournent, nous bousculent, nous tourmentent et ne manquent pas de nous déstabiliser. Les doutes pointent alors, immanquablement, le bout de leur nez.

Mais il existe deux repères solides une fois qu’ils sont établis : nos règles de vie et nos valeurs.

Éloignons-nous des bancs d’école, de notre éducation et de nos loyautés invisibles.
Il existe des règles imposées, des règles que l’on s’impose. Mais parce que la vie est faite de choix, il existe aussi nos propres règles, celles que nous pouvons choisir, dans la bienveillance envers soi et envers autrui.

Il existe une myriade de bonnes raisons :

• Être en phase avec son âme et sa conscience
• Améliorer son bien-être
• Accroître le respect de soi et des autres
• Mieux gérer son temps et son énergie
• Améliorer ses relations
• Assumer sa part de responsabilité
• Protéger son jardin secret.

Dans ce contexte, toute raison est valable, pourvu qu’elle soit juste pour soi.
Et surtout, veillons à établir ces règles dans la liberté intérieure, avec l’intention de faciliter, voire de simplifier, notre vie.

Loin de l’ego et du narcissisme, une valeur est ce qui guide nos choix personnels.
C’est ce que je suis lorsque je m’endors le soir, au terme de la journée.
C’est ce qui resurgit lorsque le doute s’installe.

Elle peut présenter des similitudes avec une idée morale, mais il est plus juste de la considérer comme un fil conducteur.

Une valeur est un axe intérieur, un repère silencieux qui influence :

• la manière d’aimer
• de dire non
• de rester
• de partir
• de se taire
• de transmettre.

Une valeur n’est en aucun cas un sacrifice.

Allez-y par étapes, une chose à la fois :

• Faire la liste de ce qui convient de conserver
• Écrire ce dont il est nécessaire de se séparer.

Et lorsque nous nous sentons prêts, après avoir observé l’ensemble des axes de notre vie, nous passons à l’action.

Les mots et les pensées s’envolent. Il est donc précieux de les ancrer par écrit.
Veillez à utiliser des phrases affirmatives et formulées de manière positive.

Évitez les tournures négatives, notamment le fameux « ne pas » : le cerveau a tendance à les traiter moins efficacement et à focaliser sur le mot-clé plutôt que sur la négation.

Exemples :
• « Ne pas oublier » → préférer « penser à »
• « Ne pas éviter » → préférer « affronter ».

Dans tous les cas, choisir des phrases affirmatives, courtes, ancrées dans le présent.

Chacun les partagera à sa manière : seul, en famille, dans son cercle d’amis.
Selon les situations et votre personnalité, vous pourrez les transposer afin de les relire régulièrement :

• Sous forme de poème, avec ses propres mots
• De manière structurée, comme un article de journal daté
• Dans un cadre, avec ou sans illustration
• Rien que pour soi, dans un bullet journal ou un journal intime
• Sous forme d’engagement :
« Moi, Aiyana Catori, je m’engage à… »
• Par le biais d’un rituel en nature (voir plus bas)
• Ou simplement dans son cœur.

Le meilleur moyen d’aiguiser notre créativité reste de nous connecter à notre cœur.

Une fois nos valeurs et nos règles de vie posées — reflet de notre psyché — le chemin devient plus limpide.
Grâce à nos engagements personnels, nous cultivons :

• l’alignement
• la vérité intérieure
• la gratitude
• la responsabilité.

Et déjà, de belles synchronicités se présentent sur notre chemin.
Incarner ses valeurs devient alors inspirant pour les autres.

Une autre manière de choisir et d’incarner ses règles et ses valeurs.

Il est possible de débuter ce rituel en nature par une courte marche, en marchant lentement, en prenant le temps d’observer le vivant. Puis, le moment venu :

• S’installer dans un espace où l’on se sent en sécurité et où personne ne pourra interrompre ce rendez-vous avec son être
• Observer la nature en se connectant à ses sens
• Fermer les yeux et respirer, inspirer par le nez, expirer par la bouche, sans forcer
• Formuler cette intention :
« Je prends ce temps pour écouter ce qui, en moi, cherche à s’aligner. »
• Prendre quelques minutes de silence.

Puis relire ses règles de vie et ses valeurs actuelles (si elles existent).

• Observer ce qui se manifeste dans le corps (détente, résistances, chaleur, inconfort…), dans l’accueil.

Sur une feuille :

À gauche
Écrire ce dont il est préférable de se détacher :
• règles devenues trop étroites
• valeurs héritées mais non choisies
• engagements qui ne te ressemblent plus.

À droite
Écrire ce qu’il est préférable de nourrir :
• une valeur essentielle
• une règle simple
• une intention claire.

Formuler ensuite un engagement, par exemple :
• « Je m’engage à respecter mon rythme. »
• « Je choisis la clarté dans mes relations. »
• « Je protège ce qui est précieux pour moi. »

Puis, le temps venu, remercier intérieurement pour ce moment de vie dans la nature.

❀ Une fois cette étape franchie, parce que tout est mouvement, changement et adaptation, il est naturel de réinterroger ses règles de vie et ses valeurs lorsque le moment s’y prête. Pourquoi pas à la fin de chaque année, lors de l’heure du bilan annuel ? Ou encore à l’occasion d’un anniversaire ou d’un changement de saison !

Tu es de ma famille

Les repas et les célébrations en famille sont des moments de partage où chacun anticipe, vit plus ou moins bien selon son histoire personnelle. Nous y allons d’aplomb ou avec des pieds de plomb.

Les fêtes de famille invitent des myriades d’émotions en chacun et suscitent des réactions différentes.

Pour l’un, il s’agit de moments de vie où l’inconscient et les blessures de l’âme se manifestent à l’imprévu. Et pile, comme un cheveu dans la soupe, une contrariété, une colère se révèle à notre insu. Il suffit d’un rien : une personne trop enjouée à notre goût, une incompréhension, un regard qui en dit long, un parfum, une tenue qui indispose, un mot de trop qui résonne et nous renvoie à notre situation personnelle, à notre enfance.

Et soudain, l’entrée a un goût amer, le plat perd en saveur, le ragoût paraît réchauffé, le sujet tombe à plat, la moutarde nous monte au nez. Quant au dessert, il paraît de mauvais goût, jusqu’à nous renvoyer à notre désert de Gobi.

Et bien au contraire, pour d’autres, les événements familiaux sont des souvenirs en devenir, des cadeaux de la vie où les papilles se régalent. Nous trépignons sur notre chaise, les yeux luisants, dans l’attente que le petit dernier de la famille finisse sa sieste, de voir arriver le gâteau, le cadeau, la belle surprise. Un repas où chaque bouchée compte. Hum… que ces mets sont délicieux : « merci la vie ! »

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une famille.
Mais tout le monde a la possibilité de tisser des liens d’amitié et de partage avec autrui.
Soyez assurés que vous faites partie de ma famille.

Un objet qui s’apparente, à première vue, à une structure lambda composée d’une planche positionnée sur quatre pieds avec bien souvent quatre angles droits et quelques petites vis.

Mais c’est un endroit stratégique de la maison.

La table représente l’un des endroits privilégiés des familles. Un espace censé unir et réunir tous les membres du cercle familial, voire des communautés.

Il est donc préférable d’arrondir les angles en évitant les sujets de discorde, en invitant la compassion, l’oubli conscient, voire le pardon, au risque sinon de courir à l’indigestion

Connaissez-vous l’origine de l’expression faire table rase ?
À moins que vous ne préfériez mettre de l’eau dans votre vin

Les tables rondes favorisent l’harmonie autour de la table. Un temps de pause, un moment de ressourcement.

Dépourvues d’angles droits, elles permettent à l’énergie de circuler librement à l’infini et permettent à toute l’assemblée de se voir (sans angle mort). Et chacun y trouve sa place sans mettre une personne à part.

Avant de dresser la table, il peut être pertinent d’aérer quelques minutes la pièce avec l’intention d’inviter l’harmonie et la joie dans le foyer.
Ses préparatifs sont importants. C’est un « outil » énergétique pour prendre soin, un meuble à chérir. Il est donc préférable qu’elle soit :

• bien propre
• désencombrée
• avec ou sans nappe, mais la nappe n’est-elle pas le symbole de la robe de la table que l’on « dress* » ?
• avec de la belle vaisselle ou le service familial transmis par une grand-mère de l’arbre généalogique
(un lien visible qui nous relie à l’invisible)
• avec une ou plusieurs bougies allumées pour inviter la lumière
• avec des fleurs naturelles, des pommes de pin, etc., symboles de beauté naturelle et du vivant
• avec une carafe d’eau, symbole de l’amour à partager ensemble
• avec la possibilité d’inscrire le prénom de chacun sur un papier : une marque d’affection touchante qui s’adresse au cœur de chacun pour dire « tu es le bienvenu ! »
• avec des attentions particulières pour mettre les enfants et les animaux en sécurité (attention aux cacahuètes, baies toxiques, petits objets, etc.), ainsi que pour les personnes sujettes aux allergies, suivant un régime ou concernées par des addictions
• avec ou sans musique douce.

La musique est plus qu’un détail. Elle marque le tempo et fait toute la différence dans l’ambiance, mais elle parle à chacun selon sa génération. Y compris, et surtout, pour les personnes souffrant de migraines, de vertiges, d’acouphènes, de surdité ou d’autres pathologies, qui seront fortement impactées par cette attention.Elle agit également auprès des aînés, soudain plus souriants, plus bavards, plus présents.

J’ai failli oublier : avec ou sans sel ?
Dans tous les cas, loin de la tatie inquisitrice, de surcroît superstitieuse… On ne sait jamais, si la salière venait à se renverser, cela pourrait porter malheur !
Plus sérieusement, lors des préparatifs, les personnes suivant un régime pauvre en sel apprécieront que le repas ne soit pas salé.

Chaque famille a son histoire et ses secrets.
Tels des rituels, il existe des éléments essentiels à transmettre aux générations à venir :

• la légende familiale
• la chanson culte
• les valeurs implicites
• les talents de nos ancêtres
• la recette de la confiture de notre mère, elle-même transmise par l’une de ses arrière-grands-mères qu’elle n’a pourtant jamais connue.

Les enfants, à table !

Sur la chaîne météo du jour : il va pleuvoir toute la semaine.
Je zappe.

Sur la chaîne des informations : veuillez m’excuser, je viens de lâcher, à mon insu, quelques jurons.
Je zappe.

Ah non… qui a caché la télécommande ?
Que disions-nous déjà ?

Les petits farceurs, ils viennent de me rendre ma télécommande. Je les aime beaucoup.

C’est justement l’heure de ma série préférée.
Enfin, le héros embrasse l’héroïne.

Ah, voilà le petit dernier de la famille qui se réveille ! Il est merveilleux, il balbutie déjà des « areu » !

Mon intuition me souffle de vous laisser découvrir ou redécouvrir ce conte (également disponible en version audio), à votre rythme et au gré de votre envie, sans vous révéler aucun indice à son sujet.

Ainsi, vous pourrez le vivre pleinement et laisser émerger les messages qui vous sont destinés.
Mais peut-être ne fait-il pas partie de votre festin…

Comment souhaitez-vous terminer le repas ?

• par un jeu récréatif
• un karaoké
• un conte sans en expliquer les mystères
• un atelier manuel où chacun invitera sa créativité
• un visionnage des albums photos de famille.

Et si tout le monde est en capacité, rien de tel qu’une balade digestive dans la nature en famille.

❀ Partager un repas lors d’un événement familial, c’est offrir un temps suspendu où le lien reprend sa place, où la mémoire circule et où la famille, sous toutes ses formes, se retrouve autour de l’essentiel. Un moment de vie où les sourires sont des cerises sur le gâteau, avec ou sans crème chantilly !

Proverbe africain — « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. »

* qui signifie robe en anglais.

Qui a peur du grand méchant loup ?

La peur, une émotion qui nous met dans tous nos états et nous malmène dans les méandres de la nuit.
Le loup, hors ou dans la forêt, fait trembler les enfants.
Le méchant loup, un vrai cauchemar à lui tout seul. Un archétype bien présent dans les contes et légendes.

C’était par un rude hiver, l’air était glacial. Grizzly restait pétrifié des nuits entières aux confins d’une grotte.
C’était un ours fort, solitaire, introverti, incompris de tous et parfois même en marge avec lui-même. Alors, souvent, il grommelait, il geignait et hurlait parfois même. Toujours en secret, de peur de déranger, de peur de se faire entendre.

Les jours et les nuits passèrent. Tous identiques. Le temps semblait ralentir et le froid devenait de plus en plus mordant.
Par une nuit de froid extrême, une nuit d’hibernation pourtant, Grizzly se réveilla soudain en sursaut, affolé.

Ce n’était qu’un courant d’air. Il ne faisait que passer, comme beaucoup de choses dans la vie.

Malgré tout, il resta un instant éveillé, à tenter de dompter l’esprit malin qui s’agitait dans sa tête et l’empêchait de se rendormir. Alors, il s’assit, observant le brouillard dans la noirceur de la nuit. À l’heure où tous les autres ours hibernaient, il resta de longues heures tétanisé à écouter le brouhaha de son mental s’agiter. Son estomac vint à se manifester et des borborygmes résonnèrent dans le vide, faisant écho jusque dans les fissures de la pierre, effritée par endroits.

Les sens annihilés, il finit par se recoucher à même le sol et par se rendormir dans le chahut de ses tourments.

Et un jour, au crépuscule, à la veille du printemps, Grizzly se sentit attiré par les premières lueurs du soleil à l’Est. Il sentit un étrange frisson parcourir l’entièreté de son corps. Il s’étira, de peur de se froisser un de ses muscles encore engourdis, et sortit le bout de son museau pour humer l’air. Il avança d’un pas et, déjà lassé et effrayé, il retourna au fond de la grotte.

Le lendemain matin, attiré par la beauté d’un cri strident d’un aigle dans le ciel bleu, il fit un pas de plus et sortit. Il continua à avancer hors de la grotte à pas de loup, un tantinet anxieux. Il regarda le grand oiseau qui déployait ses ailes et s’élevait en direction du soleil au zénith. Mais il était déjà trop tard, l’oiseau était déjà hors de portée.

Il fit demi-tour pour rejoindre sa grotte, mais il fut surpris par un loup, qui lui sembla féroce. Ancré sur ses quatre pattes musclées, les yeux brillants, la fourrure impeccable, il se tenait face à Grizzly. Que faisait-il là ? Les loups ne sont pas censés sortir au grand jour. Il sembla alors à Grizzly qu’il voulait le mettre en joue.

Grizzly ferma les yeux un instant. Son rythme cardiaque s’accéléra, son pouls s’affola, l’air vint à manquer et il s’asphyxia. Comment pourrait-il retourner dans la grotte froide qui, soudain, semblait bien chaleureuse ?

Le loup sentit la peur qui s’empara de Grizzly. De ses crocs acérés, il mordit Grizzly sur le côté droit de son flanc, le côté où il était le plus habile. Bien que Grizzly fût résistant, une nouvelle fois, il tenta de fuir. Mais le loup rusé avait déjà un coup d’avance et le rattrapa par la peau du dos pour le plaquer au sol.

Désespéré, Grizzly poussa un hurlement puissant, à mi-chemin entre la plainte et l’apitoiement sur soi, et ne bougea pas d’un poil.

À sa grande surprise, il vit le loup reculer.
Mais très vite, le loup revint à la charge. Soudain envahi par une force mystérieuse, Grizzly leva ses pattes avant et montra, menaçant, ses griffes robustes comme une mise en garde. Le loup recula d’un pas et, sans réfléchir, il revint à la charge.

Le combat reprit de plus belle.

Un nouveau cri strident résonna à l’ouest dans le ciel. Grizzly rouvrit les yeux avec douceur.
Alors que Grizzly était aux pays de ses songes, le loup avait passé son chemin. À pas de géant, il courut à l’intérieur de son refuge, mais Grizzly fut contraint de faire un grand écart. Le loup venait de prendre possession de la grotte.

Effrayé, Grizzly choisit la fuite, mais l’aigle se tenait à l’entrée et l’empêchait de sortir du lieu. Le loup fit un pas et lui planta les yeux dans les siens. Grizzly recula d’un pas et se redressa sur ses pattes arrières. Une goutte d’eau perla du front de Grizzly. À cette hauteur, le loup lui parut plus petit, ce qui eut pour effet de ralentir le rythme de son cœur qui, jusqu’ici, semblait s’être perdu quelque part dans un recoin de la grotte.

À cette distance, il vit pour la première fois la couleur de la fourrure du loup. Et il découvrit un loup blanc à l’allure majestueuse. Cela eut pour effet de l’attendrir. Et toujours dans le silence, après un long moment de contemplation, Grizzly descendit dans son cœur. La grotte sembla se réchauffer et tous ses membres se détendirent. C’est alors qu’en observant le sol, Grizzly vit le fil rouge qui le liait au loup et soudain, le loup lui sembla presque vulnérable.

L’aigle, derrière Grizzly, dit à son attention d’une voix sereine :
— Il est l’heure. Que choisis-tu : laisser partir ta douleur pour créer ta réalité ou continuer à vivre dans ton monde imaginaire ?

Grizzly hésita quelques minutes. Le loup lui paraissait si doux à présent. Il soupira longuement et, l’instant d’après, il croqua le fil rouge à pleines dents. Le loup, un tantinet triste, se leva et quitta la grotte. Un grand courant d’air s’engouffra dans la grotte, mais le loup ne cilla pas et avança d’un pas déterminé.

Lorsque le loup fut sorti, le soleil illumina toute la grotte. Avant de reprendre son envol vers le nord, la direction de l’étoile polaire, l’aigle se retourna et dit :
— Cher Grizzly, prends bien soin des fleurs et des abeilles pour être certain de toujours avoir du miel.

🌺 Texte écrit par Aiyana Catori

 Chante

Les nombreux bienfaits du chant et des chansons

Les nombreux bienfaits du chant et des chansons que nous pouvons interpréter sous la douche, dans la voiture, à vélo, en chorale, en famille tous en chœur.
Chanter, bien plus que des mots qui résonnent dans l’air et contre les murs : une ouverture du cœur, un baromètre des émotions.

Il existe 7 chakras (en partant du bas vers le haut, à partir du bas du buste : le chakra racine, le chakra sacré, le chakra du plexus solaire, le chakra du cœur, le chakra de la gorge, le chakra du troisième œil et le chakra coronal).

Et en parallèle, il existe 7 notes de musique
(en partant du bas vers le haut sur une portée musicale : do, ré, mi, fa, sol, la, si).

Vous l’aurez compris : chaque note résonne dans tous vos chakras.

Et pour aller plus loin dans cette réflexion, comme le corps est constitué en majorité d’eau, qui circule dans tout le corps et dans toutes les cellules, chanter est donc bon pour le corps.

Mais peut-être est-il préférable d’éviter d’abuser du « do » lorsque nous en avons plein le dos

Enfin… Presque !
À condition de bien choisir la chanson en fonction de l’humeur et du besoin émotionnel du moment.

Fredonnez une chanson triste toute la journée peut se transformer en bataille navale : la pluie devient torrentiel, le temps interminable et le moral est en berne. Vous êtes touché-coulé !

Platon disait :

« La musique adoucit les mœurs. »

Et parfois, elle alourdit une atmosphère d’un lieu, irrite jusqu’à devenir insupportable à la limite de l’agressivité.

Comme chaque note, chaque instrument musical, chaque mot sont des vibrations, ils influencent notre humeur du moment.

Ainsi, pour doper le moral, entamer les tâches ménagère, etc., il est préférable de choisir une chanson joyeuse, dynamique et entraînante.

Et vous, êtes-vous de ceux qui lâchent prise et se laissent transporter par la musique ?

Oui, les chansons parlent au cœur.

Chanter mobilise une respiration ample, engagée dans le ventre et la cage thoracique.

Cette respiration soutient plusieurs fonctions essentielles :

• Activation du diaphragme
• Apaisement du rythme cardiaque
• Soutien du système nerveux
• Détente des tensions musculaires.

Le souffle chanté favorise une présence corporelle stable. Il invite le corps à quitter les états de tension pour retrouver un rythme plus apaisé.

Cet exercice vibratoire est un outil puissant pour libérer le chakra de la gorge et apprendre à poser sa voix.

C’est aussi apprendre à se détacher du regard des autres et surtout à limoger notre petite voix intérieure : le jugement.

La voix nous met sur le chemin de l’équilibre intérieur et améliore la concentration.

Aucun niveau minimum n’est requis, et nous pouvons chanter presque partout.
Pratiqué seul, il n’a pas de prix.

Voici quelques idées pour vous exercer lorsque cela vous chante :

• Reprendre les notes de musique en crescendo et/ou en decrescendo

• Chanter votre chanson préférée

• Soutenir une voyelle ou décliner toutes les voyelles

• Répéter un mantra : OM (en insistant sur le O et faisant vibrer le son M dans la bouche entre les oreilles).

Cela peut aussi devenir une excellente pratique pour les enfants comme pour les adultes : mettre en musique des informations difficiles à mémoriser.

C’est également un excellent moyen de développer la mémoire.

Il semble difficile d’affirmer avec certitude qui a inventé le karaoké.
Les sources se contredisent à ce sujet.
Toujours est-il que cette activité récréative est apparue au Japon, avant de se diffuser largement à travers le monde.

Les enfants raffolent de cette activité. Elle permet, sans en avoir l’air, de fluidifier la lecture, d’améliorer la reconnaissance des mots et d’accompagner la rapidité de lecture en douceur, dans le plaisir et le jeu.

Chanter en lisant devient alors un apprentissage ludique sans en avoir l’air, loin de toute contrainte scolaire.

Un pied de nez sympathique à la Fourmi ! (du poème de Jean De La Fontaine).
Il n’est pas nécessaire de choisir entre le chant et la danse.

Il est tout à fait possible de danser tout en chantant.
C’est un exercice plus exigeant, certes, mais accessible avec un peu de pratique, de persévérance et surtout en respectant son propre rythme.

Cette double mobilisation du corps et de la voix développe la coordination, l’ancrage corporel et la présence à soi, tout en cultivant la joie du mouvement.

Les paroles gravées dans la musique marquent notre esprit.
Les mots deviennent une prière, des vers dans l’air qui montent vers le ciel.

Alors, nous chantons pour :

• Fêter un (nouveau) départ
• Tourner une page
• Bénir l’arrivée d’un enfant

Bercer un bébé
• Honorer une personne
• Unir un couple
• Un anniversaire
• Dire au revoir à un être cher
• Soutenir une bonne cause

Apaiser l’âme
• Reprendre espoir
• Se souvenir
• Appeler la paix dans le monde

Chanter nous unit, nous réunit, et toutes les occasions sont bonnes.

🌺 Chanter, c’est aussi prêter une oreille attentive aux refrains. Une invitation à changer de chanson dans notre être lorsque le disque est rayé.

C’est aussi, se centrer dans le cœur pour ne pas se laisser endormir par les douces berceuses des maîtres chanteurs.

La tisane

La tisane de nos grand-mères. Une boisson humble qui traverse les siècles.

Des remèdes, des habitudes qui se transmettent de génération en génération, des rituels ancestraux, une composition florale séchée qui bout dans les fourneaux. Une partition sensorielle mêlée au chant de l’eau qui frémit dans la bouilloire ou la casserole, et à la douce fragrance des plantes chauffées, exaltant nos narines comme une approbation à prendre soin de soi et de la maison.

Une pause pour soi, un instant de bien-être, prendre soin de soi. Un acte à apprécier dans la certitude d’accueillir ses vertus.

L’astuce consiste à se rappeler l’alchimie avec l’eau, qui n’agira pas de la même façon selon la température. Nous pourrions comparer cela, dans un autre registre, aux vertus de la douche chaude et de la douche froide chez l’homme.

La tisane (infusion) : la préparation à base de plantes séchées reste froide. Il suffit d’ajouter de l’eau chaude (environ 80 °C) et de patienter entre deux et quinze minutes avant de boire la solution aqueuse.

La décoction : la préparation de plantes est recouverte d’eau froide, puis portée à ébullition pendant quinze à trente minutes (lisez bien les instructions indiquées sur l’emballage).

La macération : tout reste à température ambiante et l’on laisse macérer pendant trente minutes à quatre heures (en fonction de la plante).

Le tour est joué, vous voilà dans le grand bain ! Assurez-vous de respecter le bon dosage. De manière générale, chaque préparation est à boire dans la journée.

Il est préférable de choisir un produit de qualité car, comme pour les épices, il arrive que de la poussière — une matière gratuite qui s’immisce dans les matières broyées — y soit ajoutée, histoire d’alourdir la balance en votre défaveur.

Les plantes ne sont pas des médicaments à proprement dit, mais elles contiennent des principes actifs, accumulés grâce au phénomène de photosynthèse — l’alchimie de l’eau, du soleil, de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Elles possèdent des vertus médicinales reconnues.

Votre médecin traitant et votre pharmacien sauront vous conseiller au mieux, surtout si vous suivez un traitement.

L’erreur serait de chercher un effet immédiat. La réponse est dans le remède : laisser infuser, laisser le temps au temps.

Votre corps sait. A force d’usage, une plante peut ne plus convenir, une autre attirera votre attention. Certaines plantes accompagnent pour une saison, d’autres pour un moment de vie. Être à l’écoute de ses envies devient alors une boussole intérieure.

🌙 Tisanes de réconfort pour la nuit

• Le tilleul (Tilia cordata, Tilliaceae), allié précieux en cas de tension ou de fièvre, favorisant la sudation.

• La verveine (Verbena officinalis, Verbenaceae), parfois appréciée lors de la ménopause, après avis médical.

🌿 Tisanes ayurvédiques

• L’ashwagandha, appelé également ginseng indien, réputé pour soutenir la résistance au stress et la concentration.

🍃 Tisanes pour la digestion

• Le fenouil (Foeniculum vulgare, Apiaceae)

• Le romarin (Rosmarinus officinalis, Lamiaceae)

• La camomille (Chamaemelum nobile, Astereacea)

• La menthe poivrée (Mentha xpiperita, Lamiaceae)

À noter : le fenouil peut être remplacé par l’aneth dans l’alimentation, et le romarin peut agrémenter les plats avec parcimonie.

🌱 Tisanes favorisant le transit intestinal

• La guimauve (Althaea officinalis, Malvaceae), également utilisée en gargarisme pour les maux de gorge légers.

• La mauve sauvage (Malva sylvestris, Malvaceae), connue également pour ses usages contre la toux.

• Choisir sa tasse ou mug et sa tisane préférés

• Accueillir le silence

• Écouter le chant de l’eau lorsqu’elle chauffe et pénètre dans la plante

• Laisser infuser, le temps d’attente faisant partie intégrante du soin

• Boire en conscience

• Remercier la plante et l’eau.

Après cette parenthèse, le cours de la vie reprend, comme un retour au flux naturel des choses.

🌺 S’hydrater, prendre soin de soi tout en prenant soin de la nature. Planter des fleurs et des arbres pour les générations à venir.

Le tilleul (Tilia cordata), avec ses feuilles en forme de cœur, sa douce odeur des soirs d’été et son nectar offert aux abeilles, incarne cette alliance discrète entre l’humain et le vivant.

🌺 Une tisane n’est jamais seulement une simple boisson. C’est un geste issue de sagesse ancienne. C’est aussi la mémoire de la terre cultivée, de l’eau et un acte de générosité de la nature qui s’imprègnent dans chaque fleur.

Un dialogue subtil entre la terre, l’eau et le cœur.

« Les plantes sont les avocats silencieux de la durabilité plaidant pour la vie future. » Jean Jacques Rousseau

On dort les uns contre les autres

Les informations ci-dessous m’ont été inspirées à partir de la chanson ci-dessus, un extrait du spectacle de Starmania composé par Michel Berger et du conte de « La petite fille aux allumettes » écrit par Hans Christian Andersen. Des paroles et un texte qui invitent à mettre en lumière le sentiment de solitude, les rapports sociaux biaisés mais aussi des invitations à plonger dans nos parts d’ombre.

La boîte d’allumette : notre flamme intérieure

Dans l’histoire, chaque allumette craquée sur le grattoir de la boîte apporte une émotion vive. La petite fille passe à cet instant du désespoir à l’espoir, son cœur se réchauffe malgré la froideur de la nuit.

Telle une boîte de pandore qui stocke les épreuves que la vie sème sur le chemin. À cet endroit, l’allumette devient le symbole du feu intérieur des enfants et de chaque être.

La violence sur les enfants

La petite fille aux allumettes à froid mais n’ose pas rentrer chez elle car elle n’a pas vendu les allumettes. L’enfant est dans la crainte que son père la batte.

La maltraitance corporelle et verbale exercée sur les enfants et leurs exploitations sont pointés du doigt en filagramme.

Comme un appel au secours silencieux pour les enfants qui ne peuvent pas s’exprimer et se défendre.

Sans relation, sans attention, sans amour, l’âme se refroidit, se meurt à petit feu.

Pour tenter de survivre, l’âme se débat et reproduit ce qu’elle a connu : la violence sur elle-même mais aussi sur les autres ou se laisse aller à la dérive.

Les plus démunis

Il y a des femmes, des hommes et parfois même des enfants avec leurs parents sans toit (ce qui résonne phonétiquement « sans toi »).

Jadis, nous les qualifions de vagabonds, de mendiants. Aujourd’hui, trois lettres de l’alphabet semblent les qualifier SDF pour exprimer le fait qu’ils sont Sans Domicile Fixe, sans abri. Un peu comme l’étiquette d’une marque de vêtements dont personne ne souhaiterait se vêtir.

Pourtant, ces personnes sont issues d’un chemin périlleux semé d’embûches, d’abandon et de rejet de la part de leurs pairs ou d’un choix conscient de tourner le dos aux leurs. L’arrivée dans une voie sans issue.

Des personnes fragilisaient par la faim, le froid et la violence des rues.

• Lui offrir une boisson chaude ou de l’eau
• Lui donner une couverture
• Lui proposer un sandwich, des fruits, etc
• Composer le 115 si nécessaire (7j/7 — 24h/24) pour les personnes sans logement
• Ecouter votre cœur et faire preuve de discernement pour vous sauver lorsque vous êtes en danger du fait du comportement inadapté ou violent d’une personne

• Composer le 119 pour l’enfance maltraité (7j/7 — 24h/24)

Il arrive parfois qu’une personne refuse votre don sous prétexte qu’il ne s’agit pas d’argent. La vie est faite de choix et c’est leur choix.

Que cela ne vous décourage pas pour la prochaine fois car votre action pourrait bien sauver une vie et/ou rallumer une petite allumette.

Le foyer familial

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une famille. Et dans le lot d’histoires des familles qui se créent, se séparent, se recomposent, chacun n’a pas la chance d’avoir une famille aimante et solidaire où chacun se serre les coudes comme on dit.

La petite dame au regard presque absent ou le monsieur bossu avec son déambulateur à roulettes mettent tous leurs efforts pour continuer à vivre dans leur maison qui est parfois froide du fait du coût trop élevé des charges. Et peut-être luttent-ils ou lutteront ils un jour pour ne pas vivre leurs derniers instants de vie dans un Établissement d’hébergement spécialisés pour les Personnes Agées.

La chaleur d’un foyer (familial), le lieu de tous leurs repères avec des objets qui renvoient aux souvenirs et à la sécurité.

À noter, qu’un foyer de cheminée est l’endroit préféré des flammes qui dansent l’hiver. Un endroit stratégique de la maison où il fait bon se réchauffer et qui réunit tout le monde y compris les animaux de compagnie.

Comment soutenir sans en avoir l’air ?

L’air de rien, cela signifie accorder une petite attention par le biais :

• d’un sourire ou d’un regard
• d’un bonjour.

L’attention sincère se vit en offrant :

• une présence en regardant vraiment la personne au cours d’une conversation
• de l’écoute à l’autre sans juger ou sans donner son avis systématiquement.

Une grande attention se vit par le partage sans attente :

• d’un petit cadeau : une petite bougie à un voisin esseulé par exemple,
• d’un café à un collègue en retrait des groupes, etc.

Ces gestes et actions infimes qui paraissent parfois bien anodins ont le pouvoir de raviver la joie et de réchauffer le cœur des personnes que vous croisez sur votre chemin.

Comment choisissez-vous de vous impliquer dans vos relations avec les autres à la hauteur de votre possible ?

La Saint-Sylvestre

L’histoire de la petite fille aux allumettes se déroule dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Tard dans la nuit noire où des flocons blancs de neige viennent éclairer le ciel.

Aujourd’hui, le réveillon du st Sylvestre et un moment privilégié de l’année où les gens se réunissent en famille ou entre amis pour faire la fête.

La veille du Nouvel An marque le passage de la dernière nuit de l’année vers l’année nouvelle. La nuit où la Terre termine une rotation complète autour du soleil : une étoile lumineuse qui dégage une chaleur assimilable à la métaphore d’une boule de feu. Mais aussi, la fin d’un cycle, la veille d’un jour symbolique qui annonce un nouveau cycle. Un nouveau départ où le calendrier repart à zéro, avec ou sans les résolutions de la nouvelle année.

🌺 Dans chaque cœur, une flamme danse et chante l’étincelle de la vie. La manière dont chacun l’entretien peut éteindre ou attiser le feu de l’amour.

Nous ne pouvons changer le passé et les évènements du jour mais nos décisions et actes du présent transforment et créent le futur.

Proverbe japonais : « Un mot d’affection peut réchauffer trois mois d’hiver. »

La sagesse

Il paraît que la sagesse vient avec l’âge. Loin d’être innée, il n’estpas toujours simple et facile d’y parvenir. Il sera nécessaire de déverrouiller bien des portes et de faire preuve d’engagement personnel, de discipline pour acquérir ce qui peut s’apparenter à une philosophie de vie. C’est pourquoi, je vous présente ici les accords toltèques.

Il s’agit d’hommes et de femmes de connaissances ancestrales qui vivaient au Sud du Mexique, il y a fort, fort longtemps.
À cette époque, les naguals, c’est-à-dire les maîtres spirituels, et leurs élèves se rencontraient à Teotihuacan.

Au fil du temps, les Toltèques ont été contraints de protéger leurs cultures et leurs savoirs qui, semble-t-il, étaient transmis de génération en génération de manière oralisée.
À ce jour, leurs enseignements survivent par les biais des « accords Toltèques ».

Chaque mot est porteur d’une vibration. Chaque parole est l’issue d’une pensée et génère une réaction :
• au niveau de votre mental. Les mots positifs attirent le positif et vice-versa
• mais aussi sur le mental d’autrui. En parlant, nous pouvons blesser les gens (consciemment ou inconsciemment) et nous pouvons les inquiéter à propos de leur état de santé, de l’avenir, etc.

Dans la sagesse toltèque, la parole est créatrice. Les paroles peuvent être porteuses de médecine ou porteuse de poison.

Prendre le temps d’écouter vos paroles et celles des autres vous en dira plus sur le monde intérieur de chacun.

Pour illustrer cet accord, je vous donne un exemple de situation malencontreuse qui s’est déroulée il y a quelques jours. Une amie arrivait chez moi, impatiente, j’allais l’accueillir dans la rue où des ouvriers terminaient leur journée de travail et rangeaient leur outillage sur la voie publique.
Après m’avoir saluée, l’élagueur jetait de temps en temps des regards dans ma direction.
À un moment donné, je m’amusais d’une pitrerie que mon amie m’adressait tout en se rapprochant de moi. Quelques instants plus tard, ce fut la boulette.
L’ouvrier n’avait pas vu mon amie et en avait fait une affaire personnelle : mon rire l’avait offusqué. Il me mitrailla du regard !

Un exemple qui prouve que notre conditionnement nous détourne de la vérité.

Chaque personne ou situation que nous rencontrons dans nos interactions est le miroir de l’univers de l’autre avec ses hauts et ses bas.
Ce que nous nommons lunatique ou indifférence est le reflet du monde intérieur de l’autre.

Les toltèques appelaient cela la mitoté ou le brouhaha mental. Il s’agit des bavardages incessants du mental qui nous amènent sur des chemins de traverse et nous poussent à effectuer de nombreuses suppositions.

À terme, cela peut éroder les relations et nous blesser.

Chaque jour est différent. Alors l’essentiel est de :

• gérer les situations le mieux que possible en restant engagé et en lâchant prise sur le résultat,
• faire en fonction de son énergie corporelle et mentale du moment, en restant impliqué et bienveillant avec soi,
• ne pas se juger. Il y a des jours avec et des jours sans.

C’est la régularité des efforts et la bienveillance qui mènent à l’aboutissement des situations et des projets. Chaque pas compte pour cheminer vers la paix intérieure.

Non seulement il ancre les quatre premiers accords, mais il permet d’approcher le moyen de trouver sa place juste.

Volontairement, je n’en dis pas plus à ce sujet pour laisser la place primordiale du libre arbitre et vous inviter à écouter votre intuition et votre curiosité.

🌺 Pour aller plus loin sur ce sujet, il existe des livres qui ont été écrits par Don Miguel Ruiz : Les quatre accords Toltèques, Le cinquième accord Toltèque (ce dernier a fait l’objet d’un livre séparé).
Et pour poursuivre, si vous aimez lire et que les deux premiers livres ci-dessus vous ont plu, je ne peux que vous conseiller de lire La maîtrise de l’amour : apprendre l’art des relations, toujours du même auteur.

Quoi qu’il arrive au cours de votre journée, c’est à vous de jouer !