Citron gingembre

Il y a des matins avec, des matins sans, et des lendemains de fête.
Et puis il y a ces moments où notre corps semble solliciter plus d’énergie qu’à son habitude.

Pour nous donner un petit coup de boost énergétique, j’appelle mon cher et tendre ami le gingembre dans l’assiette.
Une racine faible en calories et à haut potentiel.
Une épice qui nous soutient lorsque nous sommes à plat.

Le gingembre (Zingiber officinale, de la famille des Zingiberaceae) est une plante tropicale.
La partie utilisée est le rhizome.

Sa saveur est surprenante et vive : citronnée, poivrée.
En bouche, il réchauffe les papilles.

Les avis sont tranchés à son égard : on l’aime ou on ne l’aime pas du tout !
Il est donc préférable de l’éloigner de la bouche et des mains des enfants.

Frais ou séché, il sait comment épicer les plats.

En cuisine, frais ou sec,  avec parcimonie, il relève :
– les plats de légumes,
– les soupes,
– les marinades,
– les desserts épicés notamment dans le pain d’épices.

En boisson, il soutient :
– la digestion,
– la vitalité,
– la sensation de chaleur intérieure.

En usage traditionnel, il est associé :
– au feu digestif (il soulage en cas de nausées),
– à la circulation,
– à l’élan vital.

Néanmoins, prudence comme toujours en cas de traitement médical ou de grossesse en cours. D’autant que si vous avez un traitement en cours, il a tendance à décupler l’efficacité de certains médicaments. Ce qui peut s’avérer dangereux pour votre santé.

Une petite quantité suffit : le gingembre enseigne la juste mesure.
Son renom va sans dire. Il fait partie de la pharmacopée (liste A) ainsi que de la pharmacopée européenne.
La légende lui prête également des vertus aphrodisiaques.

Dans la Chine ancienne, le gingembre figurait déjà dans les écrits médicaux.
Il était considéré comme un soutien du souffle vital, le Qi.

Dans l’Inde védique, en sanskrit śṛṅgavera signifie « en forme de corne ».
Il portait aussi le nom de vishvabhesaj, « le remède universel ».
Tel un porte-bonheur, il était offert aux voyageurs avant de longs périples.

Chez les Grecs et les Romains, le gingembre arrivait par les routes commerciales d’Orient.
Il était servi confit après les banquets afin d’apaiser l’estomac et de clarifier l’esprit.

De tout temps, son prix est resté abordable, ce qui l’a rendu accessible au plus grand nombre.

Une boisson simple, une routine qui s’adapte au gré des saisons.

Ingrédients 

• 1 cuillère à café de dés de gingembre frais ou un sachet de tisane
(ou 1 à 2 morceaux de gingembre déshydraté, idéal pour une préparation à froid)
• 3 à 4 rondelles de citron
• 500 ml d’eau
• 1 cuillère à café de miel.

Préparation 

• Porter l’eau à ébullition.
• Ajouter le gingembre et le citron.
• Laisser infuser 10 minutes.
• Filtrer si nécessaire.
• Ajouter le miel lorsque la boisson est tiède.

Deux façons de la savourer 

Chaude, en tisane
→ idéale pour soutenir la digestion et réchauffer le corps.

Froide, en carafe l’été
→ rafraîchissante, avec la possibilité d’ajouter quelques feuilles de menthe fraîche.

À boire dans la journée.

Ingrédients 

  • 250 g de gingembre frais
  • 500 ml d’eau
  • 250 g de sucre (blanc ou blond, selon votre goût pour une meilleure conservation)
  • (facultatif) un peu de sucre pour l’enrobage final

Préparation 

  1. Éplucher le gingembre à l’aide d’une petite cuillère.
  2. Couper le en fines tranches ou en petits dés réguliers.
  3. Déposer les petits morceaux dans une casserole, couvre d’eau froide.
  4. Porter à ébullition, puis laisser frémir 10 minutes.
  5. Égoutter.
    → Cette étape permet d’adoucir la saveur.
  6. Remettre le gingembre dans la casserole avec 500 ml d’eau propre et le sucre.
  7. Porter à frémissement doux et laisse cuire 45 minutes à 1 heure, jusqu’à ce que le gingembre devienne translucide et que le sirop épaississe.
  8. Égoutter les morceaux en conservant le sirop (délicieux dans une tisane).
  9. Laisser refroidir et sécher les morceaux sur une grille.
  10. (Facultatif) Rouler le gingembre dans un peu de sucre pour une texture plus gourmande.

Conservation 

Cette préparation se conserve plusieurs semaines maximum un mois :

  • Dans un bocal en verre hermétique, à l’abri de l’humidité.
  • Inscrire la date du jour sur une étiquette.
  • Attention : ne pas consommer s’il dégage une odeur fermentée, des traces de moisissures ou s’il est anormalement collant.

À déguster tel quel, dans les desserts, ou comme petite douceur après un repas.

S’il vous reste un morceau. Il est possible de le cultiver chez soi, dans l’amour et la bonne humeur. Mais avant cela il y a quelques précautions à prendre.

  • Prendre un gingembre frais, bio, non traité.
  • Il doit être ferme, avec des petits bourgeons (appelés « yeux »).

Étape 1 – La préparation aux petits oignons

  • Couper un morceau comportant au moins un œil.
  • Le laisser sécher à l’air libre 24 heures pour cicatriser la coupe.

Étape 2 – La mise en pot

  • Choisir un pot large et peu profond, avec un trou de drainage.
  • Le remplir d’un terreau léger, riche, bien drainé.
  • Déposer le morceau de gingembre horizontalement, yeux vers le haut.
  • Recouvrir légèrement de terre (2 à 3 cm).

Étape 3 – L’arrosage

  • Arroser modérément : la terre reste humide, jamais détrempée.
  • Placer le pot dans un endroit lumineux et chaud, sans soleil direct.

Patience ça pousse, les premières pousses apparaissent après 2 à 4 semaines.

❀ Le gingembre rappelle que le feu juste, en toute chose, éclaire sans brûler.