Le rock à 4 temps

Le chiffre 4 est sacré chez les Amérindiens.
Il représente les quatre temps de la vie, reliés aux quatre saisons : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.
Ces cycles s’inscrivent dans la roue médecine, ce grand cercle symbolique où tout est mouvement.

Comme la roue tourne, chaque être humain est amené, dans le meilleur des cas, à vivre pleinement ces quatre périodes de l’existence.
Les Amérindiens aiment aussi l’image de danser la vie — un pas après l’autre, au rythme de cette mélodie universelle.

Les premiers pas dans la vie.
Les fondations de toute une existence, là où la petite fille et le petit garçon naissent et se connectent à leurs sens.
Innocent, l’enfant offre un amour inconditionnel.
Il se déploie dans une confiance illimitée envers les parents ou le cadre éducatif des premiers apprentissages. Ainsi s’ancrent les premiers repères.

Une période parfois éprouvante — pour l’enfant comme pour les parents.
L’adolescent se cherche, expérimente et remet en question le monde dans sa quête d’identité.
Son corps se transforme, ses émotions tourbillonnent.
La peur, parfois, rattrape l’enfant qu’il était.
Il n’ose pas poser la question secrète qu’il nourrit depuis tant d’années : «  Comment fait-on pour devenir un adulte ? »

Avec, en arrière-plan, le poids des responsabilités et des obligations qu’il perçoit avec bien des difficultés.

C’est le temps du déséquilibre, celui où le pas de danse hésite, trébuche parfois… Avant de reprendre la danse.

Être parent est un choix conscient, un cadeau de la vie.
Ici, la roue a tourné : l’enfant d’hier devient le guide à son tour et il élève ses enfants avec les repères reçus.

C’est le temps de la construction, où l’on bâtit un foyer, une carrière, un destin.
Les passions se mêlent à la responsabilité, la tendresse aux exigences.
Et dans ce mélange, se dessine une mélodie de vie, tantôt douce, tantôt vive jusqu’à s’étourdir.

Le corps se fait plus lent, les cheveux blanchissent, les printemps passés laissent place à d’autres floraisons.
C’est l’âge de la sagesse, celui où chaque jour compte un peu plus que les autres.

Le grand-père ou la grand-mère a dit adieu à des êtres chers, conscient de la fragilité de la vie et de la beauté du moment présent.
Le cœur s’apaise, c’est l’heure de la gratitude : remercier chaque respiration, chaque inspiration, chaque souffle qui passe.

Il ou elle a commis des erreurs, bien sûr.
Mais désormais, l’essentiel réside dans la transmission — offrir ce qui a été appris, pour que les générations futures marchent et dansent à leur tour.
Et lorsque l’heure vient, le relais est transmis aux enfants des nouvelles générations.

 

🌸 Ainsi va la vie. Un éternel recommencement

Chaque époque de l’existence porte sa cadence, ses bons et mauvais tours. Chaque saison de la vie offre sa propre tonalité. Alors, musique !