
Bienvenue dans le conte du « Petit Chaperon Rouge » de Charles Perrault.
Une histoire qui voyage dans la nuit des temps. Il va de soi qu’il existe une myriade de messages qui font écho en chacun. Chacun reçoit les informations qui lui sont destinées. Il est exprimé ici quelques pistes concernant cette histoire d’une petite fille et d’une mère-grand, qui parle à l’âme de chaque enfant et à l’âme de chaque adulte, lequel n’est autre qu’un enfant qui a grandi.
Qu’est-ce qu’un chaperon ?
Le mot chaperon vient de l’ancien français chaperon, signifiant un petit capuchon ou un couvre-chef.
Il protégeait la tête du froid, tout comme la sagesse protège l’esprit des illusions.
Le chaperon, c’est un symbole de protection, de transmission et de filiation.
Chaque fil de ce tissu rouge semble murmurer :
« Prends soin de toi, souviens-toi de ce que je t’ai transmis. »
️ Le rouge, tout un symbole
Le rouge… couleur de la vie, du sang, de la passion, mais aussi du danger.
C’est la couleur des interdits, celle du panneau rouge signalant les sens interdits,
des chemins qu’on dit ne pas emprunter.
Mais c’est aussi le feu du cœur, le courage d’oser grandir et le passage initiatique vers l’autonomie.
Et vous, que vous inspire le rouge ?
La sagesse de nos grand-mères
Dans ce conte, la grand-mère n’est pas seulement une vieille femme malade au fond d’un lit.
Elle incarne l’archétype de la Femme Sage : celle qui a vécu, traversé les tempêtes, survécu aux loups de la vie.
Elle représente la mémoire du clan, le lien invisible entre les générations.
Elle sait que les interdits éveillent la curiosité.
Elle sait que les enfants doivent parfois se tromper pour apprendre.
Mais elle sème dans leur cœur des graines de prudence, dans l’espoir qu’elles germeront le moment venu.
Le sentier et le loup : la leçon du conte
Le Petit Chaperon rouge, c’est avant tout l’histoire d’une initiation.
Celle d’une enfant qui quitte le cocon maternel pour découvrir le monde et ses dangers.
Le loup, lui, symbolise l’instinct, la tentation, la part sauvage que chacun porte en soi.
💬 Ce conte nous rappelle :
• Que la naïveté n’est pas une faute, mais une étape de l’apprentissage.
• Que la prudence n’est pas la peur, mais la conscience éveillée.
• Que l’amour d’une grand-mère — ou d’une mémoire ancienne — continue de veiller, même au cœur des forêts sombres.
Les conseils bienveillants de la grand-mère
Voici un extrait du conte :
« Mon enfant, écoute la forêt avant de t’y aventurer.
Chaque bruit te parlera, chaque silence t’avertira.
Si le loup croise ton chemin, regarde-le dans les yeux.
Ne fuis pas : comprends ce qu’il vient t’apprendre. »
Quatre phrases puissantes, qui donnent matière à méditer.
Une lecture à deux voix
Cette histoire n’a pas d’âge.
Elle parle à l’enfant qui découvre le monde et à l’adulte qui s’en souvient.
Peut-être aurez-vous envie de le (re)lire à vos enfants, en y conviant votre enfant intérieur.
Laissez les symboles vous murmurer ce que les mots ne disent pas.
Ce conte touche tout le monde car il dévoile à demi-mot que l’amour véritable — celui des aïeules, des parents, des protecteurs — qui ne meurt jamais.
🌺 Et si, à travers ce conte, vous réappreniez à écouter la voix de vos ancêtres, celle qui veille, protège et éclaire vos pas ?