La fièvre !

Découvrez comment nos émotions laissent une empreinte énergétique dans l’eau, l’air, la terre et le feu, et pourquoi le cœur est la clé de leur transformation.

Chaque émotion, chaque mot, chaque pensée laisse une trace énergétique invisible.
En apparence, l’invisible semble vide. Mais ce vide n’est pas un néant. Albert Einstein, en explorant la structure des atomes, a montré que le vide est un champ vibrant d’énergie, où chaque particule influence l’ensemble. Ainsi, même ce que nous ne voyons pas conserve la mémoire de la vie et des vibrations humaines.

Chaque être humain, par sa manière de vivre, de penser et de ressentir, diffuse une empreinte énergétique sur la Terre. Ces énergies se déposent dans le souffle du monde, portée par les éléments.

  • L’eau recueille la colère, la haine et les rancunes anciennes. Elles s’écoulent comme des torrents, se mêlant aux rivières et aux océans, pour devenir mémoire liquide. L’eau garde l’histoire des hommes, leur douleur et leur joie. Elle peut purifier et transformer ce qui alourdit l’âme en sagesse fluide.
  • Le sang versé au fil des siècles s’unit aux courants. Il imprègne les rivières, rappelant le prix des luttes et des sacrifices. Chaque goutte porte le souvenir des combats et la force vitale qui traverse les générations. C’est la mémoire profonde de l’eau.
  • L’air conserve les mots. Un cri de rage, un murmure d’amour, une parole blessante ou guérisseuse : tout se dépose dans le vent. Portés par les nuages, ces mots deviennent pluie ou silence, fécondant ou assombrissant le monde. L’air est la mémoire sonore de l’humanité, vaste bibliothèque de vibrations et d’émotions.

Aujourd’hui, cette mémoire collective se charge de nos excès :

  • Le feu, élément de transformation, s’acharne dans nos forêts, dévorant les poumons verts de la Terre.
  • L’air s’imprègne de substances toxiques qui étouffent nos respirations.
  • L’eau, autrefois pure, se trouve saturée de pollutions invisibles.
  • La terre, matrice nourricière, est chargée de poisons qui altèrent sa fertilité.

Les quatre éléments, jadis soutiens de l’équilibre, portent désormais le poids de nos déséquilibres.

Face à cette réalité, l’urgence s’impose : se recentrer dans le cœur.
C’est dans ce sanctuaire intérieur que l’homme retrouve son axe, son souffle juste, sa vérité profonde. Là s’opère la transmutation des émotions : la colère devient discernement, la peur devient amour, la haine devient compassion.

Sans ce retour vers le centre, nous continuons à déléguer nos blessures aux éléments, les surchargeant jusqu’à la rupture. Quelle empreinte énergétique souhaitez-vous léguer ?

Chaque instant offre un choix : laisser derrière soi une empreinte de douleur, ou offrir au monde des traces d’amour, de paix et de lumière.

Les éléments nous rappellent notre responsabilité : ce que nous émettons circule, se transforme et s’inscrit dans le grand livre de la Nature.

Et si nous prenions enfin conscience que nos colères, nos blessures, mais aussi nos élans de tendresse et de gratitude, voyagent au-delà de nous ? Que chaque émotion se dépose dans la mémoire de la Terre, du Ciel, des eaux et de l’air qui nourrissent la vie ?

🌺 C’est dans l’espace sacré du cœur que réside la clé. Là où l’homme cesse de combattre et commence à créer. Là où l’empreinte énergétique devient semence d’un monde renouvelé.

J’ai demandé à la lune

La Lune rythme nos nuits et nos vies depuis toujours. Fidèle compagne de la Terre, elle trace dans le ciel un cycle de 28 jours, semblable au cycle des femmes, que les Amérindiens appellent joliment les lunes. À chaque phase, son éclat et son énergie influencent les marées, la croissance des plantes, nos humeurs… et même nos légendes.

1. nouvelle Lune ou lune noire :

invisible dans le ciel, elle symbolise le commencement et le renouveau. C’est le moment idéal pour semer et planter les graines qui demandent du temps pour croître. L’énergie de la Terre est tournée vers l’intérieur, favorisant la germination.

> Astuce beauté : profitez de cette phase pour vos épilations : les poils repousseront plus lentement.

2. premier Quartier :

un croissant lumineux apparaît, signe de croissance. C’est une période propice aux plantations aériennes : légumes-feuilles, herbes aromatiques, fleurs. Les plantes bénéficient d’une montée de sève qui stimule leur vigueur.

3. pleine Lune : elle brille de toute sa rondeur et déploie une énergie maximale. Les récoltes et la cueillette de plantes médicinales sont à privilégier : elles sont alors plus riches en principes actifs. C’est aussi le moment où la fertilité est la plus forte : les maternités constatent une augmentation des naissances ces nuits-là.

-> Astuce capillaire : A vos ciseaux, c’est le moment de couper vos cheveux pour stimuler leur repousse et leur vitalité.

4. Dernier Quartier : la Lune décroît et invite au repos. C’est le temps de désherber, tailler et préparer la terre. Tout ce qui doit être éliminé se fait plus facilement : les racines arrachées reprennent moins. Une phase parfaite pour alléger et purifier.

Le mot lunatique vient de cette puissance discrète de la Lune sur notre humeur : exaltation, mélancolie ou irritabilité semblent parfois suivre ses phases. Les nuits de pleine lune, les maternités observent qu’il y a plus de naissance, les urgences rapportent plus d’agressions, d’infractions et même de meurtres, comme si les instincts s’aiguisaient sous son éclat.

La Lune soulève aussi les océans : ses cycles commandent les marées, rappelant qu’elle agit sur tout ce qui vit, y compris nous.

Vue depuis la Terre, la Lune semble tracer une boucle infinie, un mouvement semblable à un huit allongé. Elle revient toujours à son point de départ, comme une danseuse inlassable qui répète son pas pour rythmer nos nuits. Ce mouvement, que l’on appelle analemme, relie le ciel à notre regard, comme un fil invisible qui nous relie à elle.

Observez la bien c’est une farceuse. Voici un moyen mnémotechnique pour savoir l’identifier : lorsque son croissant forme un C, la lune est décroissante et qu’elle dessine un D elle est croissante !

Mais la Lune n’inspire pas que les jardiniers ou les poètes. Dans les veillées d’antan, on racontait qu’à la lueur de la pleine lune, certains hommes se transformaient en bêtes sauvages : les loups-garous. Victimes d’une malédiction, ils perdaient leur forme humaine et laissaient surgir leurs instincts les plus sombres, rôdant dans les villages à la recherche de proies. Cette légende, née de la peur et du mystère, illustre bien le pouvoir de la Lune : elle éclaire nos ombres intérieures autant que nos élans de vie.

🌺 La Lune est une fidèle compagne, à la fois douce et redoutable mais aussi une confidente. Elle nous invite à respecter les cycles naturels, à semer, récolter, purifier, mais aussi à écouter nos émotions et nos instincts.

Eros de la Luna

Chez certaines communautés amérindiennes ou dans les cercles de femmes contemporains — existait (ou renaît) l’idée d’une tente rouge ou moon lodge où les femmes se retrouvaient les soirs de pleine lune
Cette tente était un espace sacré, retiré du quotidien, où les femmes pouvaient se reposer, partager et se reconnecter à leur féminité.
Certains disent que, dans le temps, les femmes remarquèrent qu’elles finissaient toutes leur cycle menstruel — leur “lune” — cette nuit-là, comme si la pleine lune synchronisait les cycles féminins.

 « Quand nous nous guérissons nous-mêmes, les autres sont guéris.
Quand nous nourrissons nos rêves, nous donnons naissance aux rêves de l’humanité.
Quand nous marchons comme des aspects aimants de la Terre-Mère, nous devenons les mères fertiles et porteuses de vie de la Force Créatrice.
Quand nous honorons nos corps, notre santé et nos besoins émotionnels, nous ouvrons l’espace pour que nos rêves prennent forme. »

Jamie Sams

La tente rouge permettait (et permet encore dans les cercles modernes) de créer un lien de sororité fort. En partageant confidences, rires, larmes, chacune tissait des liens avec les autres, développant l’empathie et la compréhension mutuelle.

Quand les femmes étaient en relation intime les unes avec les autres, avec leurs émotions, cela se répercutait dans la tribu ou la communauté : moins de tensions, une meilleure entente, et plus de soutien concret pour chacun.
La tente rouge aidait à prévenir les conflits en offrant une soupape d’expression collective. Les femmes ménopausées, les anciennes y étaient conviées apportant une touche de sagesse par leurs expériences.

Dans ce lieu de confiance, chaque femme pouvait “déposer” ses fardeaux — peines, culpabilités, pensées lourdes — sans jugement ni interruption. Le simple fait de parler, d’être entendue, avait un effet libérateur.

Ce lieu devenait aussi un sanctuaire de calme, une pause dans le quotidien. La tente rouge invitait au silence, à l’écoute du corps et des messages de l’utérus, au repos.

Une des traditions intrigantes raconte que, au fil du temps, les femmes ayant assisté à ces rassemblements de pleine lune se sont aperçues que beaucoup terminaient leur cycle menstruel ce soir-là. Ce serait comme si la pleine lune synchronisait les cycles féminins, ou que les femmes se regrouperaient inconsciemment à ce moment précis.

Cette synchronicité symbolique invite chaque femme à un moment d’hommage à son utérus, de réconciliation avec son cycle, de reconnexion à sa nature cyclique.

Renforcement du lien féminin

La tente renforce l’entraide, la solidarité entre femmes, l’appartenance à une lignée de sagesse féminine (ancêtres, aînées, jeunes).

Apaisement des tensions communautaires

Les femmes, ayant pu exprimer leurs émotions, retournent dans la communauté avec un cœur plus léger — ce qui réduit les conflits et renforce la cohésion tribale.

Soutien psychologique et émotionnel

C’est un espace thérapeutique non formel : confidences, écouté, partage, réassurance mutuelle et non-jugement.

Reconnexion au corps et au cycle

La tente rouge incite à honorer le corps, à écouter ses besoins, à reconnaître le cycle menstruel comme une source de puissance.

  • Cérémonies au clair de lune ou à la pleine lune
  • Cercle de parole : chaque femme s’exprime à son rythme
  • Rituel d’hommage au sang menstruel ou au cycle
  • Méditations guidées, chants, danses
  • Échanges de plantes médicinales, tisanes
  • Écriture, journal intime partagée
  • Moments de silence, rituels de soin corporel
  • Il est difficile de prouver que toutes les cultures amérindiennes pratiquaient précisément la “tente de pleine lune” telle qu’on l’imagine aujourd’hui — les traditions varient énormément selon les tribus.
  • Le concept de “synchronisation menstruelle” (que les femmes vivant ensemble synchronisent leur cycle) est  parfois controversé dans les études biomédicales.

🌺 La tente rouge incarne un espace sacré où les femmes honorent leur corps, leur cycle, leurs émotions. Au cœur de la pleine lune, ce lieu de pause, partage et régénération nourrit l’harmonie intérieure et communautaire.

Chic planète dansons dessus

🌺 Vous trouverez ici un texte inspirant, écrit par Jamie Sams : « La guérison de notre système immunitaire ». 

« Pour soigner les systèmes immunitaires de la Terre Mère, nous devons faire un effort concerté : nous devons nettoyer la pollution et les déchets toxiques déversés sur notre planète. Pour soigner les systèmes immunitaires du règne animal, il nous faut arrêter de mettre des poisons dans ce qu’ils vont manger ou de leur faire absorber des substances qui ne sont pas naturelles. Mais soigner le système de défense de l’homme demande un peu plus d’implication parce que nous possédons différentes sortes de systèmes immunitaires.

          La force du système immunitaire physique dépend de ce que nous consommons en matière d’air, eau, autres liquides, médicaments et nourritures. Les nettoyages peuvent se faire si nous y sommes personnellement déterminés. Du fait de l’apparition de plusieurs maladies nouvelles, la décision de prendre soin de notre santé nous demande aussi de veiller à leur prévention, d’avoir la volonté d’éviter les risques connus.

          Le système immunitaire de nos émotions est différent. Nous ne sommes pas immunisés contre les comportements abusifs, ni contre les attaques émotionnelles ou verbales. Être constamment l’objet de cet horrible comportement affecte l’ensemble du système immunitaire des individus. Lorsque les gens croient qu’ils n’ont aucune issue, cet illusoire manque de choix vient mettre la volonté (le corps émotionnel) en situation de déni. Les maladies mentales ou physiques vont apparaître quand le système émotionnel n’en peut plus des sentiments refoulés et du refus du libre arbitre.

          Avez-vous mis votre santé en danger en reniant vos propres sentiments ou votre droit à faire le choix de ce dont vous voulez faire l’expérience, ou de ce que vous voulez réellement consommer ?

          Note guérisseuse : digérer les toxines émotionnelles peut être cause d’une indigestion chronique de l’esprit, et entraîner un manque d’immunité qui se traduit par un sentiment d’impuissance et de désespoir. »

Extrait de  » Au cœur de la sagesse amérindienne « . 

Bulle de savon

Amoureuse des mots, je me suis laissée emporter par une bulle de curiosité : le Savon !

Ce mot roule sous la langue, léger comme de la mousse sous l’effet de la salive. Mais pourquoi l’appelons-nous ainsi ? D’où vient ce compagnon de nos gestes quotidiens et ancestraux ?

Les premiers savons connus apparaissent chez les Babyloniens, vers 2800 avant J.-C. : un mélange de graisses et de cendres utilisé pour nettoyer les textiles.

Les Égyptiens reprennent la recette vers 1500 avant J.-C. et l’améliorent en y ajoutant des sels alcalins pour un usage thérapeutique et hygiénique.

Chez les Gaulois, le savon s’appelait sapo, une pâte de suif et de cendres. Pline l’Ancien, au 1er siècle, mentionne déjà son usage cosmétique.

C’est de ce sapo latin qu’est née notre technique de saponification, encore employée aujourd’hui.

  • Savon vient directement du latin sapo.
  • Soap, en anglais, descend de l’ancien anglais sape/sepe, issu du germanique saipôn. Ce terme désignait d’abord une résine ou une substance visqueuse avant d’évoluer vers le sens de savon.

Ainsi, soap n’est pas une simple anagramme de sapo, mais un cousin étymologique issu d’une autre racine.

Petit clin aux « soaps », les célèbres feuilletons sans fin qui étaient financés par des fabricants de produits d’hygiènes avec pour cible principale un public féminin.

Le savon lave plus que la peau. Il incarne :

  • la purification,
  • la renaissance,
  • et le lien entre savoir et saveur de vivre.

« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », disait Socrate. Je me surprends à le penser en lisant les étiquettes des savons modernes. Derrière l’apparence d’innocence se cachent parfois zinc, cobalt, chrome… Et une incertitude : savons-nous vraiment ce que nous mettons sur notre peau ?

Chaque bulle de savon que nous laissons couler dans l’eau finit par rejoindre rivières, les océans et mers du monde. Les poissons, les coquillages, les coraux à venir héritent de nos choix.

De sapo à soap, de la graisse et des cendres aux savons écologiques d’aujourd’hui, le savon voyage dans le temps. Chaque bulle raconte une histoire : celle de l’eau, de la peau, et de la planète que nous transmettons aux générations futures. Se laver, c’est se purifier, faire peau neuve.

🌺 Choisir un savon pauvre en agents polluants, c’est aussi honorer la mémoire de l’eau et préserver l’avenir, afin d’éviter de « passer un savon » aux générations futures.

Ah, si j’étais riche !

Il semblerait que les Amérindiens ne connaissaient pas cette expression.
Dans leur vision du monde, ils ne parlaient pas de richesse matérielle, mais d’abondance.

Selon leur manière de voir les choses, tout le monde a droit à l’abondance à part égale. Le feu, l’eau, la terre et l’air sont disponibles en quantité suffisante dans la nature.

Il existe tant de trésors dans la vie qui n’ont pas de prix et pourtant enrichissent nos journées :

  • Le temps — attention, il ne revient jamais ;
  • La santé — chacun part avec le même capital intérieur ;
  • La famille — source de force, de racines et de repères ;
  • Les amis — des oreilles attentives qui savent alléger nos cœurs ;
  • L’amour de soi et l’amour des autres ;
  • Les dons et les talents — qui s’épanouissent avec un fidèle allié : le temps ;
  • Les cinq sens — qui nous éveillent et nous émerveillent à chaque instant ;
  • Le hasard — qui parfois dépose des solutions sur un plateau ;
  • Les rêves — qui peuvent se réaliser ou rester des étoiles dans le ciel ;
  • Le sommeil — un repos de qualité qui éclaire la journée suivante ;
  • Un chant sous la douche — un concert intime et libérateur ;
  • Une danse, seule ou partagée — pour célébrer le mouvement de la vie ;
  • Les sourires — que l’on peut offrir sans compter ;
  • Les rires — contagieux et guérisseurs ;
  • Les rayons du soleil — source de chaleur et de vitamine D ;
  • Le vent — qui balaie naturellement les poussières et rafraîchit l’air ;
  • Les animaux, les plantes, les arbres — la beauté de la nature qui nous entoure sans rien attendre ;
  • Les arcs-en-ciel — promesses de lumière après la pluie ;
  • Le bruit des vagues — qui apaise l’âme ;
  • Le crépitement d’un feu — qui réunit et réchauffe les cœurs ;
  • Le parfum d’une fleur — cadeau discret de la terre ;
  • Le ciel étoilé — spectacle infini offert à tous ;
  • Un mot doux ou une attention — qui change le cours d’une journée ;
  • L’optimisme qui modifie la façon de voir les choses.

🌺 Pour attirer l’abondance dans leur vie, les Amérindiens cultivaient trois piliers : la Terre, la gratitude et des valeurs. Ils savaient que ce que l’on remercie grandit dans le respect, que ce que l’on partage se multiplie, et que la véritable richesse ne résume à la présence de chiffres sur un compte bancaire, mais en qualité de présence, en amour et en lien avec la nature.