J’ai demandé à la lune

La Lune rythme nos nuits et nos vies depuis toujours. Fidèle compagne de la Terre, elle trace dans le ciel un cycle de 28 jours, semblable au cycle des femmes, que les Amérindiens appellent joliment les lunes. À chaque phase, son éclat et son énergie influencent les marées, la croissance des plantes, nos humeurs… et même nos légendes.

1. nouvelle Lune ou lune noire :

invisible dans le ciel, elle symbolise le commencement et le renouveau. C’est le moment idéal pour semer et planter les graines qui demandent du temps pour croître. L’énergie de la Terre est tournée vers l’intérieur, favorisant la germination.

> Astuce beauté : profitez de cette phase pour vos épilations : les poils repousseront plus lentement.

2. premier Quartier :

un croissant lumineux apparaît, signe de croissance. C’est une période propice aux plantations aériennes : légumes-feuilles, herbes aromatiques, fleurs. Les plantes bénéficient d’une montée de sève qui stimule leur vigueur.

3. pleine Lune : elle brille de toute sa rondeur et déploie une énergie maximale. Les récoltes et la cueillette de plantes médicinales sont à privilégier : elles sont alors plus riches en principes actifs. C’est aussi le moment où la fertilité est la plus forte : les maternités constatent une augmentation des naissances ces nuits-là.

-> Astuce capillaire : A vos ciseaux, c’est le moment de couper vos cheveux pour stimuler leur repousse et leur vitalité.

4. Dernier Quartier : la Lune décroît et invite au repos. C’est le temps de désherber, tailler et préparer la terre. Tout ce qui doit être éliminé se fait plus facilement : les racines arrachées reprennent moins. Une phase parfaite pour alléger et purifier.

Le mot lunatique vient de cette puissance discrète de la Lune sur notre humeur : exaltation, mélancolie ou irritabilité semblent parfois suivre ses phases. Les nuits de pleine lune, les maternités observent qu’il y a plus de naissance, les urgences rapportent plus d’agressions, d’infractions et même de meurtres, comme si les instincts s’aiguisaient sous son éclat.

La Lune soulève aussi les océans : ses cycles commandent les marées, rappelant qu’elle agit sur tout ce qui vit, y compris nous.

Vue depuis la Terre, la Lune semble tracer une boucle infinie, un mouvement semblable à un huit allongé. Elle revient toujours à son point de départ, comme une danseuse inlassable qui répète son pas pour rythmer nos nuits. Ce mouvement, que l’on appelle analemme, relie le ciel à notre regard, comme un fil invisible qui nous relie à elle.

Observez la bien c’est une farceuse. Voici un moyen mnémotechnique pour savoir l’identifier : lorsque son croissant forme un C, la lune est décroissante et qu’elle dessine un D elle est croissante !

Mais la Lune n’inspire pas que les jardiniers ou les poètes. Dans les veillées d’antan, on racontait qu’à la lueur de la pleine lune, certains hommes se transformaient en bêtes sauvages : les loups-garous. Victimes d’une malédiction, ils perdaient leur forme humaine et laissaient surgir leurs instincts les plus sombres, rôdant dans les villages à la recherche de proies. Cette légende, née de la peur et du mystère, illustre bien le pouvoir de la Lune : elle éclaire nos ombres intérieures autant que nos élans de vie.

🌺 La Lune est une fidèle compagne, à la fois douce et redoutable mais aussi une confidente. Elle nous invite à respecter les cycles naturels, à semer, récolter, purifier, mais aussi à écouter nos émotions et nos instincts.

Il faudrait qu’on nous change les piles !

Vous aussi, vous avez parfois cette sensation d’être à plat ?

Comme si un voyant sur le tableau de bord de notre véhicule corporel s’allumait pour nous inviter à vérifier notre niveau de pression.

La bonne nouvelle est qu’il existe bien des façons de recharger ses batteries. Et ça, c’est entre nos mains — et facilement accessible à force de volonté.

La vitalité dépend d’abord de ce que l’on met dans notre assiette.
• Les fruits et légumes sont des alliés, des sources de vitamines et colorent les assiettes.
• Les aliments pauvres en pesticides nourrissent le corps sans l’encrasser.
• L’eau est notre première source d’énergie : chaque gorgée nous recharge subtilement.

Aérer chaque jour votre chambre pour purifier l’air.

Créer une décoration épurée dans la chambre, ne serait-ce que pour éviter de vous cogner le petit orteil, sur le chemin qui mène au lit.

Et si, le soir, vous éteigniez la lumière pour n’allumer que quelques bougies ?
Le jeu d’ombres et de lueurs crée un cocon qui apaise le mental et détend le corps.

En prenant une douche chaque matin avec l’intension de purifier son énergie.

Le massage a ce pouvoir de remettre le corps en marche.
Et si personne n’est disponible, vos propres mains peuvent faire des merveilles :
• Un automassage des pieds avec une huile essentielle (lavande, eucalyptus, menthe poivrée…). Allez, un massage et au lit. Renseignez-vous bien avant sur leurs vertus, car certaines peuvent être hépatotoxiques, neurotoxiques, etc. Dans ce cas, il est important de la diluer dans une huile végétale en amont pour éviter de vous brûler la peau. Votre pharmacien saura vous conseiller.
• Un massage du cuir chevelu pour faire circuler les idées et l’énergie.
Astuce : l’huile de ricin est un allié pour favoriser la pousse des cheveux et leur éclat.

Comme le chantait Johnny : « Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir. »
Alors on attrape une tapette à idées sombres et on les chasse sans pitié ! Allez dehors…

Et pour chasser les idées noires, vous pouvez :
• Écouter une chanson douce aux paroles positives, qui parle à l’âme.
• Méditer (dans le silence, avec une chanson douce, avec ou sans mudra…).
• Nourrir des pensées lumineuses, comme des rayons de soleil dans la tête.
• Regarder le verre à moitié plein (adieu le verre à moitié vide).

Voici quelques astuces pour passer une nuit paisible :
• Éloigner les écrans et le téléphone avant le coucher. • Se doucher suffisamment tôt (car la douche chasse les mauvaises énergies mais elle la relance également).
• Faire de votre chambre un cocon douillet et épuré (éloigner les tic-tacs, le Wi-Fi).
• Dans la journée, réduire les boissons excitantes telles que le café, le thé, etc.
• Boire une tisane tranquillisante (à base de verveine, tilleul, camomille) suffisamment tôt pour ne pas devoir vous lever la nuit.
• Lire quelques pages d’un livre inspirant avant de fermer les yeux.

Et si nécessaire, une sieste de 20 à 30 minutes maximum est réparatrice.

En s’exposant à la lumière du soleil, riche en vitamine D.
La sylvothérapie — ou bain de forêt — porte bien son nom : elle nous lave l’esprit.

La marche : comme le dit un proverbe,
« Si ça ne va pas, marche. Si ça va, marche encore. La marche est le remède à tout. »
Marchez lentement, sentez la terre sous vos pas, prenez le temps de ralentir le rythme.

• Le chant libère ce qu’on n’ose pas dire.
• La danse et la course à pied évacuent les toxines.
• Après la piscine, tout baigne — une fois l’odeur du chlore rincée de la peau !

Écrire, c’est déposer.
Un journal intime devient un miroir sincère de l’âme, un lieu pour faire le point, se comprendre et s’alléger.

Un rendez-vous essentiel, doux et profondément vital : celui de votre bien-être. Alors, avant de chercher de l’aide extérieure, il peut être intéressant de revisiter vos habitudes de vie. Sont-elles bonnes pour vous ?

Grandeur nature

La nature n’est pas seulement un décor. Elle respire, s’anime, se déploie sous mille formes et invite à l’humilité. Elle s’adresse à qui prend le temps de la percevoir. Dans la texture d’un fruit, dans l’odeur d’une fleur ou dans le bruissement d’une rivière, elle révèle un langage silencieux qui touche le cœur et réveille les sens.

Dans la douceur d’un sous-bois, chaque détail devient un murmure. Une feuille glisse sur le sol comme un souffle léger, une branche d’arbre craque sur votre chemin, le parfum du muguet enivre avec délectation, une mousse tendre tapisse le pied d’un arbre comme une invitation à ne pas perdre le nord. La délicatesse de la peau d’un fruit rappelle la fragilité des instants précieux. La rugosité d’un galet dans la main ou l’acidité d’une pomme croquée rappellent la vigueur de ce qui nous entoure.

Ces chuchotements invitent à ralentir, à percevoir la finesse des choses, à se laisser envelopper par la délicatesse de la nature. Recevez-vous ses messages ?

Il existe aussi des instants où tout jaillit en abondance. Les coquelicots colorent la terre d’un rouge éclatant, les épis de blé se balancent, les champs de maïs s’étendent à perte de vue. Le goût sucré d’une fraise mûre éclot sur la langue. Le chèvrefeuille du soir libère un parfum qui emplit l’espace. Le tilleul s’offre à l’homme pour devenir tisane.

Une noisette craque sous la dent, un lac reflète le feu doré du couchant, un ciel étoilé s’ouvre comme un manteau lumineux. Ces explosions offrent la joie simple de se sentir entouré par la beauté. Recevez-vous ses cadeaux ?

Parfois, elle se fait plus intense jusqu’à gronder. Le vent s’engouffre en bourrasque dans les volets et gémit en pliant les branches des arbres, l’eau bondit en cascade contre la pierre et se déchaîne jusqu’à provoquer une inondation, l’orage éclate avec force dans le ciel. Ou bien au contraire, l’eau vient à manquer, provoquant sécheresse et un affaiblissement de la végétation et de son écosystème.

Ces éclats expriment la puissance, une énergie brute qui traverse l’air et se grave dans la mémoire. La nature, dans ses élans, raconte la force qui la porte. Qui fait la pluie et le beau temps ?

Chaque sens devient une clé pour approcher ce langage discret.

  • La vue découvre les lignes, les formes et les couleurs qui se tissent.
  • L’ouïe capte les bruissements, les chants et les grondements.
  • Le toucher ressent la rugosité, la douceur, la rondeur des éléments.
  • L’odorat se laisse surprendre par le pétrichor, un parfum floral, l’humus.
  • Le goût révèle la richesse des fruits, des herbes, des récoltes de saison.

Dans ces sensations, la nature s’exprime et offre une expérience intime, différente pour chacun.

Qu’elle chuchote, qu’elle crie ou qu’elle explose, la nature compose une symphonie à ciel ouvert. Ses parfums, ses couleurs, ses mélodies et ses textures deviennent un conte sans mots, compréhensible par celui qui s’en rapproche.

Par la rugosité ou la douceur de l’écorce d’un arbre, dans le parfum d’une rose ou le frémissement des feuilles, se cache cette grandeur discrète qui relie à la beauté de l’instant présent.

Eros de la Luna

Chez certaines communautés amérindiennes ou dans les cercles de femmes contemporains — existait (ou renaît) l’idée d’une tente rouge ou moon lodge où les femmes se retrouvaient les soirs de pleine lune
Cette tente était un espace sacré, retiré du quotidien, où les femmes pouvaient se reposer, partager et se reconnecter à leur féminité.
Certains disent que, dans le temps, les femmes remarquèrent qu’elles finissaient toutes leur cycle menstruel — leur “lune” — cette nuit-là, comme si la pleine lune synchronisait les cycles féminins.

 « Quand nous nous guérissons nous-mêmes, les autres sont guéris.
Quand nous nourrissons nos rêves, nous donnons naissance aux rêves de l’humanité.
Quand nous marchons comme des aspects aimants de la Terre-Mère, nous devenons les mères fertiles et porteuses de vie de la Force Créatrice.
Quand nous honorons nos corps, notre santé et nos besoins émotionnels, nous ouvrons l’espace pour que nos rêves prennent forme. »

Jamie Sams

La tente rouge permettait (et permet encore dans les cercles modernes) de créer un lien de sororité fort. En partageant confidences, rires, larmes, chacune tissait des liens avec les autres, développant l’empathie et la compréhension mutuelle.

Quand les femmes étaient en relation intime les unes avec les autres, avec leurs émotions, cela se répercutait dans la tribu ou la communauté : moins de tensions, une meilleure entente, et plus de soutien concret pour chacun.
La tente rouge aidait à prévenir les conflits en offrant une soupape d’expression collective. Les femmes ménopausées, les anciennes y étaient conviées apportant une touche de sagesse par leurs expériences.

Dans ce lieu de confiance, chaque femme pouvait “déposer” ses fardeaux — peines, culpabilités, pensées lourdes — sans jugement ni interruption. Le simple fait de parler, d’être entendue, avait un effet libérateur.

Ce lieu devenait aussi un sanctuaire de calme, une pause dans le quotidien. La tente rouge invitait au silence, à l’écoute du corps et des messages de l’utérus, au repos.

Une des traditions intrigantes raconte que, au fil du temps, les femmes ayant assisté à ces rassemblements de pleine lune se sont aperçues que beaucoup terminaient leur cycle menstruel ce soir-là. Ce serait comme si la pleine lune synchronisait les cycles féminins, ou que les femmes se regrouperaient inconsciemment à ce moment précis.

Cette synchronicité symbolique invite chaque femme à un moment d’hommage à son utérus, de réconciliation avec son cycle, de reconnexion à sa nature cyclique.

Renforcement du lien féminin

La tente renforce l’entraide, la solidarité entre femmes, l’appartenance à une lignée de sagesse féminine (ancêtres, aînées, jeunes).

Apaisement des tensions communautaires

Les femmes, ayant pu exprimer leurs émotions, retournent dans la communauté avec un cœur plus léger — ce qui réduit les conflits et renforce la cohésion tribale.

Soutien psychologique et émotionnel

C’est un espace thérapeutique non formel : confidences, écouté, partage, réassurance mutuelle et non-jugement.

Reconnexion au corps et au cycle

La tente rouge incite à honorer le corps, à écouter ses besoins, à reconnaître le cycle menstruel comme une source de puissance.

  • Cérémonies au clair de lune ou à la pleine lune
  • Cercle de parole : chaque femme s’exprime à son rythme
  • Rituel d’hommage au sang menstruel ou au cycle
  • Méditations guidées, chants, danses
  • Échanges de plantes médicinales, tisanes
  • Écriture, journal intime partagée
  • Moments de silence, rituels de soin corporel
  • Il est difficile de prouver que toutes les cultures amérindiennes pratiquaient précisément la “tente de pleine lune” telle qu’on l’imagine aujourd’hui — les traditions varient énormément selon les tribus.
  • Le concept de “synchronisation menstruelle” (que les femmes vivant ensemble synchronisent leur cycle) est  parfois controversé dans les études biomédicales.

🌺 La tente rouge incarne un espace sacré où les femmes honorent leur corps, leur cycle, leurs émotions. Au cœur de la pleine lune, ce lieu de pause, partage et régénération nourrit l’harmonie intérieure et communautaire.

Donnez-lui la passion

Il en existe plusieurs variétés, chacune portant sa propre signature de beauté.
Certaines sont pollinisées par les insectes, tel le papillon qui dépose sa vie naissante sur la corolle, tandis que d’autres le sont par les zoogamètes :

  • Le colibri transporte le pollen avec la délicatesse d’un souffle.
  • Les chauves-souris, dans le silence de la nuit, perpétuent le mystère de la floraison.

La plus connue demeure Passiflora incarnata, joyau de la famille des passifloracées.

Plante grimpante et solaire, la passiflore s’acclimate volontiers à un endroit baigné de lumière, adossée à :

  • une palissade,
  • un treillis,
  • un grillage,
  • ou un mur.

Elle parsème alors le paysage de ses volutes colorées, comme une note de gaieté au détour d’une allée.

  • Généreuse, elle fleurit dès la première année.
  • Résistante, elle supporte les froids jusqu’à -10°C.
  • Par sa force tranquille, elle s’épanouit bien enracinée dans la terre.

La Passiflore est réputée pour ses vertus apaisantes :

  • Elle calme les tourments intérieurs.
  • Elle favorise un sommeil réparateur et la détente du système nerveux.
  • On la dit sédative, bienveillante, presque maternelle.

👉 Comme toujours, avant toute utilisation, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien.

La nature offre ses remèdes à qui sait l’écouter, mais elle invite aussi au respect et au discernement.

La première variété de passiflore, originaire du sud-est des États-Unis, fascina les conquistadors espagnols. En découvrant sa morphologie singulière, ils y virent une représentation de la Passion du Christ :

  • La couronne de filaments : la couronne d’épines.
  • Les trois styles du pistil : les clous.
  • L’ovaire : la forme du marteau.
  • Les vrilles : le fouet.
  • Les cinq étamines : les cinq plaies.
  • Les pétales et sépales : les apôtres.

Pour ma part, je préfère laisser à chacun son libre arbitre et vous inviter à explorer cette symbolique fascinante si le sujet vous passionne déjà.

⚠️ Le fruit de la passion qu’elle offre n’est pas toujours comestible selon les variétés : Prudence !

J’y vois, encore une fois, un message de la nature :

  • Une invitation à réfléchir avant de croquer la vie à pleines dents.
  • La possibilité d’effectuer ses choix en conscience, plutôt que de se précipiter.
  • Et vous, quel message vous délivre-t-elle ? (Voir aussi l’article Grandeur Nature).

🌺 La passiflore, par sa beauté complexe et sa sagesse discrète, nous murmure que la passion véritable n’est pas toujours brûlante. Elle peut aussi être douce, patiente, enracinée dans la tendresse, pour grandir et s’épanouir jour après jour.

Donnez-moi

Avez-vous déjà eu l’impression de donner sans compter, d’offrir votre temps, votre écoute, votre énergie… et de finir épuisé(e) ?

Cette impression de toujours être “la bonne poire”, celle ou celui qu’on sollicite parce qu’on sait qu’il dira oui, qu’il fera de son mieux, qu’il sera présent.

Donner, c’est noble. Mais donner sans mesure, sans se nourrir soi-même, c’est se vider à petit feu.

J’aime assez l’image de l’hôtesse de l’air qui rappelle les consignes de sécurité, avant le décollage de l’avion. La consigne est formelle et invite chacun à mettre son masque à oxygène avant d’aider les autres.
Et dans ce cas de figure, tout le monde est d’accord pour affirmer que c’est une question de survie et non de l’égoïsme.

Avant de donner, commencez par veiller à vous oxygéner dans l’amour. Prenez soin de votre corps, de votre cœur, de votre paix intérieure. Car une âme qui étouffe ne peut pas abreuver les autres.

Quand on donne trop, on finit souvent par ressentir de la frustration, voire un sentiment d’injustice.
“ Je me fais toujours avoir ”, dit-on avec amertume.
Et si, plutôt que de vous en vouloir ou d’en vouloir aux autres, vous en profitiez pour poser des galons solides ?

Apprenez à cheminer vers vous, à observer ce que les autres réveillent en vous.
Ce que vous n’aimez pas chez eux a probablement quelque chose à vous révéler.
Et si c’était une invitation à la réconciliation intérieure ?

Devenez votre meilleur allié, celui qui reconnaît ses besoins, ses valeurs, ses limites, et ses qualités. Soyez pour vous-même ce que vous attendez d’un ami fidèle.

Pas tout à fait.
Donner, c’est un élan du cœur. Recevoir, c’est une ouverture à l’inconnu.
Le juste équilibre se trouve dans le fait de donner sans attente et de recevoir sans calcul.

Donner, ce n’est pas un contrat. Ce n’est pas parce que vous tendez la main que l’autre vous doit quelque chose. Alors l’équilibre entre donner et recevoir se met en place et la vie vous renvoie la pareille de manière surprenante.

🌺 Alors, prêt(e), pour l’aventure ?

Chic planète dansons dessus

🌺 Vous trouverez ici un texte inspirant, écrit par Jamie Sams : « La guérison de notre système immunitaire ». 

« Pour soigner les systèmes immunitaires de la Terre Mère, nous devons faire un effort concerté : nous devons nettoyer la pollution et les déchets toxiques déversés sur notre planète. Pour soigner les systèmes immunitaires du règne animal, il nous faut arrêter de mettre des poisons dans ce qu’ils vont manger ou de leur faire absorber des substances qui ne sont pas naturelles. Mais soigner le système de défense de l’homme demande un peu plus d’implication parce que nous possédons différentes sortes de systèmes immunitaires.

          La force du système immunitaire physique dépend de ce que nous consommons en matière d’air, eau, autres liquides, médicaments et nourritures. Les nettoyages peuvent se faire si nous y sommes personnellement déterminés. Du fait de l’apparition de plusieurs maladies nouvelles, la décision de prendre soin de notre santé nous demande aussi de veiller à leur prévention, d’avoir la volonté d’éviter les risques connus.

          Le système immunitaire de nos émotions est différent. Nous ne sommes pas immunisés contre les comportements abusifs, ni contre les attaques émotionnelles ou verbales. Être constamment l’objet de cet horrible comportement affecte l’ensemble du système immunitaire des individus. Lorsque les gens croient qu’ils n’ont aucune issue, cet illusoire manque de choix vient mettre la volonté (le corps émotionnel) en situation de déni. Les maladies mentales ou physiques vont apparaître quand le système émotionnel n’en peut plus des sentiments refoulés et du refus du libre arbitre.

          Avez-vous mis votre santé en danger en reniant vos propres sentiments ou votre droit à faire le choix de ce dont vous voulez faire l’expérience, ou de ce que vous voulez réellement consommer ?

          Note guérisseuse : digérer les toxines émotionnelles peut être cause d’une indigestion chronique de l’esprit, et entraîner un manque d’immunité qui se traduit par un sentiment d’impuissance et de désespoir. »

Extrait de  » Au cœur de la sagesse amérindienne « . 

Bulle de savon

Amoureuse des mots, je me suis laissée emporter par une bulle de curiosité : le Savon !

Ce mot roule sous la langue, léger comme de la mousse sous l’effet de la salive. Mais pourquoi l’appelons-nous ainsi ? D’où vient ce compagnon de nos gestes quotidiens et ancestraux ?

Les premiers savons connus apparaissent chez les Babyloniens, vers 2800 avant J.-C. : un mélange de graisses et de cendres utilisé pour nettoyer les textiles.

Les Égyptiens reprennent la recette vers 1500 avant J.-C. et l’améliorent en y ajoutant des sels alcalins pour un usage thérapeutique et hygiénique.

Chez les Gaulois, le savon s’appelait sapo, une pâte de suif et de cendres. Pline l’Ancien, au 1er siècle, mentionne déjà son usage cosmétique.

C’est de ce sapo latin qu’est née notre technique de saponification, encore employée aujourd’hui.

  • Savon vient directement du latin sapo.
  • Soap, en anglais, descend de l’ancien anglais sape/sepe, issu du germanique saipôn. Ce terme désignait d’abord une résine ou une substance visqueuse avant d’évoluer vers le sens de savon.

Ainsi, soap n’est pas une simple anagramme de sapo, mais un cousin étymologique issu d’une autre racine.

Petit clin aux « soaps », les célèbres feuilletons sans fin qui étaient financés par des fabricants de produits d’hygiènes avec pour cible principale un public féminin.

Le savon lave plus que la peau. Il incarne :

  • la purification,
  • la renaissance,
  • et le lien entre savoir et saveur de vivre.

« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », disait Socrate. Je me surprends à le penser en lisant les étiquettes des savons modernes. Derrière l’apparence d’innocence se cachent parfois zinc, cobalt, chrome… Et une incertitude : savons-nous vraiment ce que nous mettons sur notre peau ?

Chaque bulle de savon que nous laissons couler dans l’eau finit par rejoindre rivières, les océans et mers du monde. Les poissons, les coquillages, les coraux à venir héritent de nos choix.

De sapo à soap, de la graisse et des cendres aux savons écologiques d’aujourd’hui, le savon voyage dans le temps. Chaque bulle raconte une histoire : celle de l’eau, de la peau, et de la planète que nous transmettons aux générations futures. Se laver, c’est se purifier, faire peau neuve.

🌺 Choisir un savon pauvre en agents polluants, c’est aussi honorer la mémoire de l’eau et préserver l’avenir, afin d’éviter de « passer un savon » aux générations futures.

Ah, si j’étais riche !

Il semblerait que les Amérindiens ne connaissaient pas cette expression.
Dans leur vision du monde, ils ne parlaient pas de richesse matérielle, mais d’abondance.

Selon leur manière de voir les choses, tout le monde a droit à l’abondance à part égale. Le feu, l’eau, la terre et l’air sont disponibles en quantité suffisante dans la nature.

Il existe tant de trésors dans la vie qui n’ont pas de prix et pourtant enrichissent nos journées :

  • Le temps — attention, il ne revient jamais ;
  • La santé — chacun part avec le même capital intérieur ;
  • La famille — source de force, de racines et de repères ;
  • Les amis — des oreilles attentives qui savent alléger nos cœurs ;
  • L’amour de soi et l’amour des autres ;
  • Les dons et les talents — qui s’épanouissent avec un fidèle allié : le temps ;
  • Les cinq sens — qui nous éveillent et nous émerveillent à chaque instant ;
  • Le hasard — qui parfois dépose des solutions sur un plateau ;
  • Les rêves — qui peuvent se réaliser ou rester des étoiles dans le ciel ;
  • Le sommeil — un repos de qualité qui éclaire la journée suivante ;
  • Un chant sous la douche — un concert intime et libérateur ;
  • Une danse, seule ou partagée — pour célébrer le mouvement de la vie ;
  • Les sourires — que l’on peut offrir sans compter ;
  • Les rires — contagieux et guérisseurs ;
  • Les rayons du soleil — source de chaleur et de vitamine D ;
  • Le vent — qui balaie naturellement les poussières et rafraîchit l’air ;
  • Les animaux, les plantes, les arbres — la beauté de la nature qui nous entoure sans rien attendre ;
  • Les arcs-en-ciel — promesses de lumière après la pluie ;
  • Le bruit des vagues — qui apaise l’âme ;
  • Le crépitement d’un feu — qui réunit et réchauffe les cœurs ;
  • Le parfum d’une fleur — cadeau discret de la terre ;
  • Le ciel étoilé — spectacle infini offert à tous ;
  • Un mot doux ou une attention — qui change le cours d’une journée ;
  • L’optimisme qui modifie la façon de voir les choses.

🌺 Pour attirer l’abondance dans leur vie, les Amérindiens cultivaient trois piliers : la Terre, la gratitude et des valeurs. Ils savaient que ce que l’on remercie grandit dans le respect, que ce que l’on partage se multiplie, et que la véritable richesse ne résume à la présence de chiffres sur un compte bancaire, mais en qualité de présence, en amour et en lien avec la nature.

Qui suis-je ?

Je suis énergéticienne, praticienne en écorituels®, formée à l’hypnose Ericksonienne et actuellement étudiante en phytothérapie.

La sagesse amérindienne m’inspire profondément. Elle élargit mon regard sur le monde et nourrit ma philosophie de vie en m’invitant à tisser un lien plus intime avec la nature, les cycles, et le sacré du quotidien.

La musique, pour moi, est une thérapie vivante. Elle ouvre le cœur et déverrouille bien des portes. Étrangement, elle surgit parfois comme une réponse à une question, un écho à une difficulté de vie. Elle nous offre alors la possibilité de nous reconnaître à travers ses paroles. Ses mélodies résonnent dans l’être tout en respectant notre libre arbitre, comme une main tendue qui rappelle la liberté d’aimer et d’accueillir les messages subtils qu’elle transmet. Ne vous étonnez donc pas si, au fil de mes partages, vous croisez des chansons anciennes, des refrains que vos ancêtres ont fredonnés et que vos enfants ou petits-enfants entonneront peut-être un jour.

Les contes et légendes, quant à eux, sont pour moi des voyages intemporels. Ils sont des clés, des portes ouvertes vers d’autres mondes. J’aime y puiser des inspirations, dénouer leurs fils invisibles, en révéler les archétypes, et y trouver une sagesse universelle qui parle encore à nos cœurs d’aujourd’hui.

Aiyana Catori

contact@aiyanacatori.fr